Ashaninka

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Asháninka

Description de cette image, également commentée ci-après

Petite fille Asháninka dans l'Acre en 2010

Populations significatives par région
Pérou 97 477[1] (2007)
Brésil 1 201 (2012)
Population totale Asháninka et Ashéninka
Autres
Langues

asháninka, espagnol, portugais

Religions

shamanisme et/ou catholicisme

Les Asháninka ou Asháninca sont le plus grand peuple indigène d'Amazonie du Pérou, vivant également au Brésil, appartenant à la famille ethnolinguistique des Arawak sub-andins, avec les Amuesha, les Matsiguenga, les Nomatsiguenga et les Piro[2].

Dénomination[modifier | modifier le code]

Identifiés sous divers noms : Ande, Anti, Chuncho, Pilcozone, Tamba, Campari, ils sont surtout connus, par les anthropologues et les missionnaires, sous le nom de Campa, ou Kampa au Brésil, pour désigner l'Ashaninka uniquement ou l'Arawak sud-andin d'une façon générale (Sauf Piro et Amuesha)[1]. Ashenĩka désigne une autodénomination de personnes, qui peut être traduit par « mes parents », « mon peuple »[3].

Après les années 1980, le nom d'Asháninka les distingue du peuple non "civilisé", Campa. Cependant on les désigne aussi sous le nom de River Campa ou Campa-Asháninka pour les différencier des Pajonal Campa ou Campa-Ashéninka, les Ashéninka[4].
Leur langage, l'asháninka (es), fait partie des langues campa (es)[5]. Ceux qui vont à l'école apprennent l'espagnol au Pérou, et le portugais au Brésil.

Les Asháninka et Ashéninka[modifier | modifier le code]

Culturellement proche, les Asháninka sont situés près des ríos Tambo, Ene, et haut Perené, tandis que les Ashéninka sont localisés près des ríos Pichis, Gran Pajonal, et Ucayali. Ces derniers se distinguent des Asháninka par des variations dans leurs dialectes[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au début du XXe siècle, les Asháninka furent esclaves pour des exploitants de caoutchouc, des seringueiros. Ils furent par la suite repoussés vers l'intérieur de la forêt, par des exploitants forestiers. Jéromine Pasteur rencontre ce peuple en 1984, elle mène dès lors des actions pour leur venir en aide, et défendre la forêt amazonienne. À partir de 1987, nombreux ceux qui ont été victimes du Sentier lumineux.

En août 1995, le gouvernement d'Alberto Fujimori promulgue une loi qui retire la protection légale des terres asháninka, jusqu'alors reconnue par la Constitution précédente[7].

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]