Île de l'Ascension

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Île de l'Ascension
Ascension Island (en)
Carte de l'île de l'Ascension.
Carte de l'île de l'Ascension.
Géographie
Pays Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Localisation Océan Atlantique
Coordonnées 7° 56′ 00″ S 14° 22′ 00″ O / -7.9333, -14.3666 ()7° 56′ 00″ S 14° 22′ 00″ O / -7.9333, -14.3666 ()  
Superficie 91 km2
Point culminant The Peak (850 m)
Géologie Île volcanique
Administration
Territoire britannique d'outre-mer Sainte-Hélène, Ascension et Tristan da Cunha
Démographie
Population 950 hab. (2001)
Densité 10,44 hab./km2
Autres informations
Fuseau horaire UTC+0

Géolocalisation sur la carte : océan Atlantique

(Voir situation sur carte : océan Atlantique)
Île de l'Ascension
Île de l'Ascension
Îles du Royaume-Uni

L'île de l'Ascension[1] est une île de l'Atlantique-Sud, située entre l'Afrique et l'Amérique du Sud, juste sous l'équateur. Elle fait partie du territoire britannique d'outre-mer de Sainte-Hélène, Ascension et Tristan da Cunha. Son chef-lieu est Georgetown.

Histoire[modifier | modifier le code]

Cette île a été découverte en 1501 par l'explorateur portugais Joao da Nova Castelia. « Redécouverte » une seconde fois deux ans plus tard par Afonso de Albuquerque le jour de l'Ascension, il lui donna le nom de cette fête religieuse.

Occupation humaine[modifier | modifier le code]

L'île est restée inhabitée jusqu'au 22 octobre 1815, peu après que l'empereur Napoléon Ier (15 octobre 1815) fut contraint à l'exil sur Sainte-Hélène. Les Britanniques y établirent alors une petite garnison pour en revendiquer la possession contre les Français. L'île a connu le déclin au XXe siècle avec l'utilisation du canal de Panama. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis ont construit un aérodrome militaire sur l'île. En 1982, l’île d'Ascension a joué un rôle déterminant lors des opérations militaires britanniques de la guerre des Malouines (Missions « Black Buck ») ; cette île étant la seule base utilisable de l’Atlantique Sud.

Aujourd'hui, elle compte une petite communauté américaine, ainsi qu'une base SIGINT (interception des communications) dirigée par la branche civile du GCHQ britannique, la Composite Signals Organisation (CS0) [2]. Le gouvernement britannique a demandé à la Commission des limites du plateau continental une extension de ses droits souverains jusqu'à une distance de 350 milles nautiques (648 km)[3].

Environnement, écologie[modifier | modifier le code]

En 1836, Charles Darwin a visité l'île de l'Ascension et a constaté qu'il s'agissait d'une île aride, dépourvue d'eau douce et d'arbres. Il pensa que le reboisement serait le seul moyen de développer l'île. En 1843, le botaniste et explorateur Joseph Hooker visita l'île. En 1847, Hooker, avec beaucoup d'encouragements de Darwin, informa la Royal Navy qu'avec l'aide des Kew Gardens, ils devraient instaurer un plan à long terme du transport d'arbres de Londres vers l'île de l'Ascension. Ces arbres plantés ont pour but de capturer plus de pluie et d'améliorer le sol, permettant à l'île déserte de devenir un jardin. Ainsi, à partir de 1850, chaque année, les bateaux déposaient un assortiment varié de plantes provenant de jardins botaniques en Argentine, en Europe et en Afrique du Sud. À la fin des années 1870, pins de Norfolk, eucalyptus, bambous et bananiers coexistaient à profusion en une forêt tropicale luxuriante mais artificielle au plus haut point de l'île, Green Mountain.

La zone pourrait receler des réserves d'hydrocarbures.

L'île a fait l'objet d'une invasion biologique par une espèce importée de fougère[4].

Les chats harets présents sur l’île étaient une grande menace pour les oiseaux. Une campagne d’éradication a été menée avec succès par la Royal Society for the Protection of Birds, jusqu’à 2006 et beaucoup d’espèces marines sont retournées[5].

Infrastructures[modifier | modifier le code]

L'île de l'Ascension possède un aéroport (code AITA : ASI).

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) Commission nationale de toponymie, conseil national de l'information géographique, Pays indépendants et capitales du monde : Entités géopolitiques dépendantes au 01.06.2006,‎ 24 avril 2006, 10 p. (lire en ligne), p. 4
  2. Rapport IC 2000 (Interception Capabilities 2000) publié pour le Parlement européen par le Bureau d'Evaluation des Options Techniques et Scientifiques (STOA), et publié et traduit in Duncan Campbell, Surveillance électronique planétaire, Éditions Allia, Paris, 2005, p.17-24 spécifiquement sur l'UKUSA
  3. Le Monde du 12 septembre 2008
  4. Marris 2009
  5. Éradication des chats de l’île de l'Ascension

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Emma Marris, « The end of the invasion ? », Nature, no 459,‎ 21 mai 2009, p. 327-328 (DOI 10.1038/459327a)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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