Asasp-Arros

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Asasp-Arros
La mairie d'Asasp-Arros
La mairie d'Asasp-Arros
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Canton Oloron-Sainte-Marie-Ouest
Intercommunalité communauté de communes du Piémont Oloronais
Maire
Mandat
Bernard Mora
2014-2020
Code postal 64660
Code commune 64064
Démographie
Gentilé Asaspois
Population
municipale
496 hab. (2011)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 07′ 24″ N 0° 36′ 45″ O / 43.1233, -0.612543° 07′ 24″ Nord 0° 36′ 45″ Ouest / 43.1233, -0.6125  
Altitude Min. 243 m – Max. 1 093 m
Superficie 23,59 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.asasp-arros.fr/
Asasp-Arros, depuis la mairie.
L'église Saint-Jean-l'Évangéliste d'Asasp
Centrale hydro électrique de Asasp-Arros.
L'église Saint-Vincent-Diacre d'Arros.
La Toupiette à Arros
Monument aux morts à Arros
Gave d'Aspe à Asasp

Asasp-Arros est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Asaspois[1],[2].

Géographie[edit | edit source]

Situation[edit | edit source]

Bordée par le gave d'Aspe et le Lourdios, la commune fait partie du piémont oloronais. Elle se trouve sur l'ancienne royale route qui mène à Canfranc (Espagne), construite sous Louis XIV[3].

Accès[edit | edit source]

Asasp-Arros est desservie par la route nationale 134, entre Pau et le col du Somport et par la route départementale 918, qui mène à Argelès-Gazost.

Hydrographie[edit | edit source]

Située dans le bassin versant de l'Adour, la commune est traversée[4] par le gave d'Aspe (qui alimente le gave d'Oloron) et par ses affluents, le gave de Lourdios, les ruisseaux le Barescou, Toupiette, de Labatnère, de Cournalès, l'Arrectou, les arrècs de Bugalas, de Lassalle et des Abérats.
Un autre affluent du gave d'Oloron, le ruisseau la Mielle (qui prend sa source sur la commune) et ses tributaires, le ruisseau de Sarraude et les arrècs de Cazaux et de Termy, coulent également sur le territoire de la commune.

Lieux-dits et hameaux[edit | edit source]

Communes limitrophes[edit | edit source]

Toponymie[edit | edit source]

Le toponyme Asasp apparaît sous les formes Asap (1364[6], fors de Béarn[7]), Azasp (1375[6], contrats de Luntz[8]), Asasp (vers 1630[9], d'après Pierre de Marca, Histoire de Béarn) et Asasp sur la carte de Cassini (fin XVIIIe siècle[9]).

Michel Grosclaude[9] indique qu’Asasp est apparenté au basque as/aitz (« pointe rocheuse ») et aspi (« derrière »), soit « sous la pointe rocheuse ».

Le toponyme Arros est mentionné dès le XIIe siècle[6] (titres de Gabas[10]) ainsi qu’en 1220[9] (for d'Oloron[7], sur copie de 1551), 1249[9] (sentence sur le Josbaig, vidimus de 1464), 1367[9] (cartulaire d'Oloron[11]), 1380[9] (archives départementales des Pyrénées-Atlantiques) et sur la carte de Cassini (fin XVIIIe siècle[9]).

D’après Michel Grosclaude[9], Arros provient du radical basque (h)arr (« pierre ») ou d'un ancien propriétaire Arro, augmenté dans les deux cas du suffixe aquitain -ossum, soit donc « lieu de pierre » ou « domaine d’Arro ».

À partir de 1956, et jusqu'en 1971, date de sa fusion avec Asasp, Arros s'est appelée Arros-d'Oloron[3], pour se différencier d'Arros-de-Nay.

Son nom béarnais est Asasp-Arros.

Arripe est une ferme d’Asasp, déjà mentionnée en 1385[6] (censier de Béarn[12]).

Attay est une lande d’Asasp, citée par le dictionnaire de 1863[6].

Boumayou est un hameau, déjà référencé par le dictionnaire de 1863[6], tout comme les écarts d’Asasp, Castetgouly[6] et Castetmans[6].

Le dictionnaire de 1863[6] mentionne une lande du nom de Caup.

La Courtie était un écart d’Asasp cité par le dictionnaire de 1863[6].

Croues, autre lande d’Asasp, apparaît dans le terrier d’Asasp[13], en 1778[6], sous la graphie Couroues.

Domec est un fief vassal de la vicomté de Béarn, cité en 1863[6] par le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque. Il apparaît sous les graphies Domec-Poe et la Domecq (respectivement 1538[6] et 1546[6], réformation de Béarn[14]).

Hourcq désignait en 1863[6] une lande d’Asasp.

Le Lagnos est un bois d’Asasp, qu’en 1538[6], la réformation de Béarn[14] notait Lo Lanhos.

Monlong est référencé en 1863[6] comme une lande d’Asasp, tout comme Tachouas.

Ségu est un mont[6] dont l’emprise s’étend sur Asasp et Issor.

Histoire[edit | edit source]

Paul Raymond[6] note qu'en 1385 Asasp comptait 17 feux et Arros 7. Toutes deux dépendaient du bailliage d'Oloron.
La commune d'Arros comptait une abbaye laïque, vassale de la vicomté de Béarn.

Le 1er janvier 1973 (arrêté préfectoral du 29 décembre 1972)[3], la commune d'Arros-d'Oloron (dénommée Arros jusqu'en 1956) est absorbée par Asasp pour former la nouvelle commune de Asasp-Arros.

Politique et administration[edit | edit source]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Henri Navailles    
2001 2005 Vincent Poey    
2005 2014 André Minjuzan    
2014 en cours Bernard Mora    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[edit | edit source]

La commune fait partie de sept structures intercommunales[15] :

  • la communauté de communes du Piémont Oloronais ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat de la source de la Colombe ;
  • le syndicat de regroupement pédagogique des communes de Lurbe et d'Asasp-Arros ;
  • le syndicat de télévision d'Oloron-vallée d'Aspe ;
  • le syndicat intercommunal d'assainissement de la porte d'Aspe ;
  • le syndicat mixte de production d'eau potable Jean Petit.

Démographie[edit | edit source]

Paul Raymond[6] note qu'en 1385 Arros comptait 7 feux.
En 2011, la commune comptait 496 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
602 517 611 563 713 751 766 718 741
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
642 649 619 583 543 513 502 491 495
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
465 511 560 489 438 482 421 407 431
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
434 395 566 564 601 547 524 520 496
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2004[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

De 1793 à 1968, la population indiquée ne reflète que celle d'Asasp, encore séparé d’Arros-d’Oloron, dont la population durant cette même période est décrite ci-dessous[18].

Évolution de la population
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
182 157 157 179 200 204 177 193 189
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
170 210 211 215 205 201 202 140 148
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
150 148 144 116 117 107 101 108 113
1962 1968 - - - - - - -
113 106 - - - - - - -
(Sources : Cassini)

Asasp-Arros fait partie de l'aire urbaine d'Oloron-Sainte-Marie.

Économie[edit | edit source]

L'activité est principalement agricole (élevage, pâturages, polyculture). La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty. La qualité des eaux des gaves a permis le développement de la pisciculture.

Une usine hydroélectrique a été construite au confluent du gave d'Aspe et de celui du Lourdios[3].

Culture et patrimoine[edit | edit source]

Patrimoine civil[edit | edit source]

Jusqu'en 1494[3], une digue sur le gave d'Aspe reliait Lurbe à Asasp. Elle fut ensuite remplacée par un pont, faisant du village une étape importante sur une voie secondaire de la via Podiensis (ou route du Puy), l'un des chemins contemporains du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Patrimoine religieux[edit | edit source]

Les églises Saint-Jean-l'Évangéliste[19] d'Asasp et Saint-Vincent-Diacre[20] d'Arros datent toutes deux du XIXe siècle et sont répertoriées à Inventaire général du patrimoine culturel.

Les monuments historiques ont classé la clôture de chœur[21] de l'église d'Asasp et la peinture du plafond[22] de l'église d'Arros. D'autres éléments de ces églises sont également classés à titre d'objets, sans que les fiches du ministère de la Culture ne précisent le lieu exact. Ainsi, il faut mentionner trois autels retables du XVIIIe siècle[23],[24],[25] et un tableau du XVIIe siècle[26] figurant l'agonie du Christ.

Patrimoine environnemental[edit | edit source]

Un domaine boisé important[27], silloné de chemins de randonnées, s'étend sur la commune. Le pic Bellevue, également appelé pic Cambet, culmine à 681 mètres[5], la soum du Caut à 689 mètres[5], la soum de Las Osques à 691 mètres[5] et le pic Pédeher à 712 mètres[5]. Enfin, à la frontière avec Issor, la soum d’Athay se dresse à 728 mètres[5] et celle de Ségu à 768 mètres[5].

Équipements[edit | edit source]

Enseignement[edit | edit source]

La commune dispose d'une école élémentaire.

Sports[edit | edit source]

Le club de rugby (l'ASAAR) évolue dans le championnat de France de rugby à XV de 2e série.

Personnalités liées à la commune[edit | edit source]

Notes et références[edit | edit source]

Notes[edit | edit source]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[edit | edit source]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. Brigitte Jobbé-Duval, Dictionnaire des noms de lieux - Pyrénées-Atlantiques, Archives et Culture,‎ 2009 (ISBN 978-2-35077-151-9)
  3. a, b, c, d et e La page histoire du site de la commune
  4. Notice du Sandre sur Asasp-Arros
  5. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad, ae, af, ag, ah, ai, aj, ak, al, am, an, ao, ap, aq, ar, as, at, au, av, aw, ax, ay, az, ba, bb, bc, bd, be, bf, bg, bh, bi, bj, bk, bl, bm, bn et bo Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 5 avril 2012)
  6. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z et aa Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  7. a et b Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. Contrats retenus par Luntz, notaire de Béarn - Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. a, b, c, d, e, f, g, h et i Michel Grosclaude, Dictionnaire toponymique des communes, Béarn, Edicions reclams & Édition Cairn - 2006 (ISBN 2 35068 005 3)
  10. Titres de l'hôpital de Gabas - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  11. Titres publiés dans l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
  12. Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  13. Manuscrit du XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  14. a et b Manuscrit du XVIe siècle au XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  15. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 24 juin 2014)
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  18. Fiche d'Arros sur le site du projet Cassini de l'EHESS
  19. « L'église Saint-Jean-l'Évangéliste », base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. « L'église Saint-Vincent-Diacre », base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. « La clôture de chœur de l'église d'Asasp », base Palissy, ministère français de la Culture
  22. « La peinture du plafond de l'église d'Arros », base Palissy, ministère français de la Culture
  23. « Premier autel retable classé », base Palissy, ministère français de la Culture
  24. « Second autel retable classé », base Palissy, ministère français de la Culture
  25. « Troisième autel retable classé », base Palissy, ministère français de la Culture
  26. « Le tableau classé, figurant l'agonie du Christ », base Palissy, ministère français de la Culture
  27. La page environnement du site de la commune

Pour approfondir[edit | edit source]

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Article connexe[edit | edit source]

Liens externes[edit | edit source]