Artur Lundkvist

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Artur Lundkvist.

Artur Lundkvist, né le 3 mars 1906 à Oderljunga, en Scanie (Suède), mort le 11 décembre 1991 à Solna, est un homme de lettres, poète et traducteur suédois, considéré comme un des poètes « modernistes » les plus importants de la Suède.

Biographie[modifier | modifier le code]

Lundkvist, fils de paysan, commence très tôt à écrire poèmes et nouvelles. En 1926, il se rend à Stockholm, où il s'installe. Il consacre, dès lors, toute son existence à la littérature, et à partir de 1933, aux voyages à travers le monde.

Au début des années 1930, il est l'instigateur d'un manifeste qui fait beaucoup de bruit, « 5 Unga » (5 jeunes), publié avec Erik Asklund (1908-1980), Josef Kjellgren (1907-1948), Harry Martinson (1904-1978) et Gustav Sandgren (1904-1983), pour exprimer la révolte de cinq jeunes écrivains contre ce qu'ils considèrent comme une littérature bourgeoise et décadente[1].

Son œuvre est marquée par ses engagements successifs dans des mouvements littéraires, le primitivisme d'abord, puis le surréalisme, dont il est l'un des plus importants représentants suédois.

En 1936, Artur Lundkvist publie un court article de quatre pages, intitulé « Une nouvelle Anabase » (qu'il reproduira en 1939 dans le recueil Le vol d’Icare), consacré à Saint-John Perse et plus particulièrement à son poème Anabase, conçu comme une « première introduction » à l’œuvre du poète français pour le public scandinave. Dans le recueil, il publie une traduction du poème en suédois[2].

Élu à l'Académie suédoise en 1968, il y succède à Gunnar Ekelöf. Auteur d'une œuvre prolifique (une centaine d'ouvrages), Lundkvist a publié en 1966 une autobiographie intitulée Autoportrait d'un rêveur aux yeux ouverts, dans laquelle il s'entretient avec lui-même...

Il est également le traducteur de nombreux poètes, dont Pablo Neruda, Federico García Lorca et Octavio Paz.

Bibliographie en français[modifier | modifier le code]

En 1958, le poète Jean-Clarence Lambert a fait paraître une anthologie de poèmes en version bilingue, intitulée Feu contre feu. Ce petit volume a été repris en 1991 dans la collection « Orphée» », aux éditions La Différence.

En France, son livre de témoignage, Plainte pour Pablo Neruda, a été publié aux éditions Galilée en 1984.

  • Feu contre feu : poèmes (trad. Jean-Clarence Lambert). Éditions Falaize, Paris, 1958 (réédition Éditions La Différence, 1991)
  • Agadir (trad. Aasa Scherdin-Lambert). Éditions Seghers, Paris, 1963
  • Plainte pour Pablo Neruda, suivi de Belial (trad. Jacques Robnard). Éditions Galilée, Paris, 1984.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Erik Hjalmar Linder, Ny illustrerad svensk litteraturhistoria, del 5: Fem decennier av nittonhundratalet, Natur och Kultur, 1965, p. 722
  2. A. Lundkvist, « En ny Anabasis », essai et traduction, dans Ikarus’ flygt, Stockholm, Bonniers, 1939

Liens externes[modifier | modifier le code]