Artistes Dadas et personnalités liées au mouvement

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Article principal : Dada.

A[modifier | modifier le code]

  • Anastassia Akhtyrko, (Moscou, 1902 - Moscou, 1975). Peintre russe. Elève du Laboratoire de formation inférieur technico-artistique de Moscou, elle participe aux premières expériences de théâtre abstrait (1921). Adepte de la tendance constructiviste, elle rencontre Tristan Tzara à Berlin, en 1925, dont elle fait un portrait[1].
  • Pierre Albert-Birot, (Angoulême, 1876 - Paris, 1967). Écrivain, directeur de revue, dramaturge français. Cité pour être le premier directeur de revue parisien à accueillir les écrits des dadas zurichois dans sa revue SIC (Sons-Idées-Couleurs) en 1916. Précurseur de la poésie concrète et sonore, il se tourne vers le théâtre en 1919[1].
  • Dragan Aleksitch, (Bunic kod Korenice, Serbie 1901 - Belgrade, 1958). Poète serbe. Il découvre l'avant-garde artistique à Prague à l'occasion d'études slavistiques. À Belgrade, après avoir collaboré à la revue Zenit, organe du mouvement zenitiste de Ljubomir Mitzich (1921), il lance, à Zagreb, deux revues successives Dada Jazz et Dada-Tank qui ne connaîtront qu'une seule parution (1922). Il entre en contact avec Richard Huelsenbeck et Kurt Schwitters et fait paraître ses poèmes phonétiques dont Taba ciclon écrite en « langue internationale dada ». Aleksitch préconise le bruitisme, la poésie abstraite, la sculpto-peinture et toutes les formes d'art total. Fin 1922, rejoints par d'autres artistes zenitist, il organise des soirées dadas qui font scandale. De retour à Prague en 1923, il haie Raoul Hausmann et Karel Teige. Peu après, il cesse toute activité artistique : « Nous abandonnons la lutte, indomptés »[2].
  • Guillaume Apollinaire, (Rome, 1880 - Paris, 1918). Poète, essayiste, chroniqueur français. Il rencontre les futurs dadas Marcel Duchamp et Francis Picabia en 1912, qui admirent chez lui son goût pour l'audace et son « esprit nouveau ». Duchamp lui dédie le ready-made Apolinère Enameled et Picabia publie dans sa revue 391 le calligramme L'Horloge de demain. Dès sa naissance à Zurich, le groupe Dada ne cache pas son admiration, ses poèmes sont lus au cours des manifestions du Cabaret Voltaire et Tzara lui fait parvenir les premières revues dadas. Dans le contexte de la guerre, de la censure et du bourrage de crâne, Apollinaire succombe au patriotisme belliciste qui le retient d'apporter sa pleine adhésion au mouvement. À sa mort, un hommage sincère lui est rendu dans le troisième numéro de Dada[3].
  • Louis Aragon, (Paris, 1897 - 1982). Poète et romancier français.
  • Walter Conrad Arensberg, (Pittsburgh, Pennsylvanie, 1878 - Los Angeles, Californie, 1954). Poète, écrivain, critique et mécène américain. Avec son épouse Louise Stevens, ils ouvrent, en 1912, à New York, un salon qui devient le centre de l'avant-garde artistique et intellectuelle américaine. En 1913, ils organisent la première exposition d'œuvres avant-gardistes l' Armory show. Arensberg commence à collectionner les peintures les plus modernes. Il a fait don d'une grande partie de sa collection au Philadelphia museum of art qui détient la plus riche collection des œuvres de Marcel Duchamp[4].
  • Céline Arnauld, (née Carolina Goldstein. Călăraşi, Inde, 1885 - Paris, 1952). Poète et romancière française. L'une des rares femmes, avec Suzanne Duchamp à avoir participé activement au mouvement dada parisien de 1920 à 1924. Créatrice de la revue Projecteur (un seul numéro). Amie de Francis Picabia et de René Hilsum qui éditera ses œuvres jusque dans les années 1930. Elle se suicide deux mois après la mort de son mari Paul Dermée[5].
  • Jean ou Hans Arp (Strasbourg, 1886 - Bâle, 1966). Sculpteur, peintre et astrophysicien alsacien. Membre fondateur du mouvement Dada et animateur du Cabaret Voltaire à Zurich (1916). Avec Sophie Taeuber, ils réalisent plusieurs œuvres en commun. « Le retour à l'innocence que préconise dada se traduit par l'implication du hasard dans la genèse de l'œuvre d'art ou le recours à certains procédés automatiques »[6]. Il rejoint le mouvement surréaliste dès son arrivée à Paris en 1926.

B[modifier | modifier le code]

  • Johannes Baader, (Stuttgart, Allemagne, 1875 - Adeldorf, Allemagne, 1955). Écrivain allemand. Autoproclamé « Oberdada ». Il a réalisé des collages dont la majeure partie a été détruite au cours de la Seconde guerre mondiale. Raoul Hausmann : « Sans Baader, Dada n'aurait pas eu lieu à Berlin. »
  • Johannes Theodor Baargeld, (né Alfred Emanuel Ferdinand Gruenwald, Stettin, Allemagne, 1892 - Massif du Mont-Blanc, France, 1927). Journaliste et écrivain allemand. Surnommé « Zentrodada ». Il a essayé le dessin, le collage et le photomontage en autodidacte. Max Ernst : « Il y a seulement un vrai président ici sauf moi (à Cologne), c'est Baargeld. ». Il renie Dada en 1921.
  • Hugo Ball, (Pirmasens, Allemagne, 1886 - Sant'Abbondio, Suisse, 1927). Écrivain et poète allemand. L'un des fondateurs de Dada et animateur des soirées du Cabaret Voltaire à Zurich. Il doit sa renommée internationale à une photo souvent reproduite où il apparaît dans un costume rigide et argenté figurant un phallus en érection. Il rompt définitivement et sans la moindre explication avec Dada en mai 1917.
  • Erwin Blumenfeld. Surnommé « Président dada-chaplinist »[8]. Dessinateur et peintre allemand. Ami proche de Paul Citroen, il rencontre les dadas berlinois en 1917 ou 1918. Il quitte Berlin pour Amsterdam, adapte son patronyme en Jan Bloomfeld et co-dirige, avec Citroen la Centrale Dada de Hollande. « J'écrivais le jour des historiettes, la nuit, je devenais peintre du dimanche [...] Ne sachant pas dessiner, je m'en passais. Mon style : dadaïsme futuriste. » Après Dada, il devient photographe de mode[9].
  • André Breton, (Tinchebray, Orne, 1896 - Paris, 1966). Poète, écrivain, essayiste français, théoricien et animateur du surréalisme. Admirateur de Dada depuis 1918, il fallut la venue de Tristan Tzara à Paris en janvier 1920 pour qu'il l'un des organisateurs des plus actifs et inventifs des soirées Dada parisiennes. Redoutant que le nihilisme des dadaïstes ne s'apparente qu'à de l'infantilisme, il prend ses distances avec le mouvement après le Procès Barrès (mai 1921).
  • Gabrielle Buffet-Picabia, (Née Madeleine Françoise Marie Gabielle Buffet, Fontainebleau, 1881 - Paris, 1985). Musicienne et critique d'art française. Elle suit des études musicales à la Schola Cantorum avec Vincent d'Indy puis à Berlin avec Ferrucio Busoni. En 1908, elle rencontre Francis Picabia. Ils se marient l'année suivante. Elle incite Picabia à composer ses tableaux comme des morceaux de musique. Elle rencontre le compositeur italien Alberto Savinio, s'intéresse aux expériences bruitistes de Luigi Russolo et collabore aux revues Les Soirées de Paris, Camera work et Dada. Elle accompagne Picabia à Zurich où ils rencontrent Hans Arp et Tristan Tzara. Elle établit le contact entre Tzara et les dadas new-yorkais. Elle a publié un livre de souvenirs sur cette période d'avant-garde artistique Aires abstraites[10].

C[modifier | modifier le code]

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  • Serge Charchoune, (1888-1975). Peintre et poète russe. Après avoir quitté la Russie, en 1914, pour Barcelone, où il rencontre Arthur Cravan et Francis Picabia, il s'installe à Paris en 1919. Il rencontre les dadas au lors de la matinée de la salle Gaveau (26 mai 1920) et participe à leurs manifestations dont le Procès Barrès (mai 1921) et le salon Dada de la galerie Montaigne organisé par Tristan Tzara (juin 1921). Il y expose des dessins inspirés des œuvres « mécaniques » de Picabia et compose également un poème illustré de douze dessins Foule immobile très bien accueillis par les dadas. À son tour, il crée un groupe Dada, Palata Poetov (La Chambre des Poètes) qui se réunit à partir du 7 août 1921 au café Le Caméléon, 146, boulevard du Montparnasse. Dans l'espoir d'obtenir enfin un visa, il se rend à Berlin, en mai 1922. Il y créé une revue Dada en langue russe Perevoz Dada (Le Transbordeur Dada), édite une anthologie de poésie dadaïste allemande, française et russe Dadaizm, kompilacija et collabore à diverses revues comme Merz de Kurt Schwitters.
  • Christian, (pseudonyme de Georges Herbiet, Anvers, 1895 - Paris, 1969). Libraire, poète et critique littéraire. Ami de Francis Picabia, il tient, à Saint-Raphaël (Var), de 1920 à 1923, la librairie Au bel exemplaire spécialisée dans la diffusion des œuvres et revues dadaïstes[11].
  • Hans Citroen[12], (Berlin, 1905 - Israël, 1984). Dessinateur d'origine allemande. Frère cadet de Paul Citroen. Quatre de ces œuvres sont exposées à la première Foire internationale Dada de Berlin[13].
  • Paul Citroen[12] (Berlin 1896 - Wassenaer, Pays-Bas, 1983) Dessinateur et peintre hollandais. Frère aîné d'Hans Citroen. Rencontre les Dadas berlinois en 1917 ou 1918. Codirige avec Erwin Blumenfeld la Centrale Dada de Hollande. S'éloigne de Dada en 1921 pour devenir membre du Bauhaus[13].
  • Jean Cocteau (Maisons-Laffitte 1889 - Milly-la-Forêt 1963) Poète français, graphiste, dessinateur, dramaturge et cinéaste. Il a participé à la soirée Dada dite du « Cœur à Barbe », le 6 juillet 1923.
  • John Covert, (Pittsburgh, Pennsylvanie, 1882-1960). Peintre américain. Influencé par Marcel Duchamp, il combine la peinture à des matériaux de toute sorte et son goût pour les mathématiques et la cryptographie. Ses peintures abstraites sont considérées comme les plus proches de l'esprit Dada de New York[14].
  • Arthur Cravan, (Né Fabien Avenarius Lloyd, Lausanne, 1887 - Mexique (?), 1918). Boxeur et poète. Éditeur et unique rédacteur de la revue Maintenant (1912-1915), ses excentricités et ses provocations en font un précurseur de dada. Il disparaît dans les eaux du golfe du Mexique au cours d'une sortie en bateau.
  • Jean-Joseph Crotti, (Bulle, Suisse, 1878 - Neuilly-Sur-Seine, Hauts-de-Seine, 1958). Peintre français. Il rejoint le groupe Dada parisien par l'intermédiaire de Suzanne Duchamp, peintre et sœur de Marcel Duchamp (1916). Ensemble, ils tenteront de créer un mouvement à la fois dadaïste et mystique appelé Tabu-Dada (1921)[15].

D[modifier | modifier le code]

  • Paul Dermée, (né Camille Janssens, Liège, Belgique, 1886 - Paris, 1951). Écrivain, poète belge, critique littéraire et directeur des revues Z, Interventions et l'Esprit nouveau. Reçoit le titre de « proconsul Dada » pour avoir pris le risque de diffuser la revue zurichoise Dada à Paris pendant la guerre. Mari de Céline Arnauld.
  • Otto Dix, (Gera, Allemagne, 1891 - Singen, Allemagne, 1969). Peintre allemand.
  • Katherine Dreier. Bien que collectionneuse de l'œuvre de Marcel Duchamp et cofondatrice avec lui du premier musée américain consacré à l'art contemporain, elle s'oppose à l'exposition de la Fontaine, œuvre emblématique du concept de ready-made.
  • Marcel Duchamp, (Blainville-Crevon, Seine-Maritime, 1887 - Neuilly-sur-Seine, Hauts-de-Seine, 1968).
  • Suzanne Duchamp, (Blainville-Crevon, Seine-Maritime, 1889 - Neuilly-sur-Seine, Hauts-de-Seine, 1963). Peintre. Sœur de Marcel Duchamp qu'elle côtoie tant en France qu'à New York. L'une des rares femmes peintres du groupe Dada parisien. En 1919, elle épouse Jean-Joseph Crotti et, ensemble, ils tenteront d'imposer un nouveau courant mêlant dadaïsme et mysticisme appelé Tabu-Dada.

E[modifier | modifier le code]

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  • Carl Einstein, (Neuwied, Allemagne, 1885 - Betharram, France, 1940). Écrivain, historien et critique d'art. Dadaïste berlinois de tendance anarchiste. Créateur, avec George Grosz, de la revue Der Blutige Ernst (Terriblement sérieux) en 1919[16].
  • Paul Éluard, (Saint-Denis, Seine-St-Denis, 1895 - Charenton-le-Pont, Val de Marne, 1952). Poète français. Il a participé à toutes les manifestations dada parisiennes.
  • Julius Evola, (Né Giulio Cesare Evola, Rome, 1888-1974). Philosophe, poète et peintre italien. Intéressé par les tendances les plus modernes de l'art, il correspond avec Tristan Tzara.

F[modifier | modifier le code]

  • Théodore Fraenkel, (1896-1964). Écrivain et médecin français. Condisciple d'André Breton au collège Chaptal à Paris. Il collabore aux revues Proverbe, Dada au grand air et Littérature ainsi qu'aux différentes manifestations dadas parisiennes entre 1920 et 1921. Discret et distant, il se tourne vers la médecine après la rupture survenue entre dadaïstes et surréalistes en 1923[17].
  • Elsa von Freytag-Loringhoven, (Née Elsa Hildegard Plötz, Swinemünde, Allemagne, 1874 -Paris, 1927). Artiste et égérie du dadaïsme de New York. Surnommée « Dada Baroness ». Elle est la créatrice de la sculpture God habituellement attribuée à Morton Schamberg et la vedette d'un film coréalisé par Marcel Duchamp et Man Ray intitulé, La Baronne rase ses poils pubiens[18].

G[modifier | modifier le code]

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  • Jefim Golyscheff, (Kherson, Ukraine, 1897 - Paris, 1970). Compositeur et peintre russe. Bien qu'il ne se trouve aucune affinité avec les dadaïstes berlinois, préfèrant les artistes expressionnistes du Novembergruppe, il est invité à jouer son Antisymphonie au cours de la soirée Dada, le 30 avril 1919. Il signe également le manifeste Qu'est-ce que veut Dada et que veut-il en Allemagne ? En 1922, il prend ses distances avec le mouvement pour se rapprocher de Walter Gropius, fondateur du Bauhaus.

H[modifier | modifier le code]

  • Raoul Hausmann, (Vienne, 1886 - Limoges, Haute-Vienne, 1971). Plasticien et écrivain, surnommé « Der Dadasophe ». Fondateur avec Richard Huelsenbeck du groupe Dada de Berlin en 1917. Le photomontage fut son domaine d'expression par excellence.
  • John Heartfield, anglicisation volontaire de Helmut Herzfeld (Berlin, 1891 - 1968). Peintre et photographe allemand. Ami de George Grosz qui l'introduit dans le mouvement Dada en 1918. En 1920, il délaisse la peinture pour le photomontage.
  • René Hilsum. Éditeur et libraire français. En 1919, il fonde la maison d'édition Au Sans Pareil destinée à publier les écrits dadas, ouvre une librairie sous le même nom qui devient un lieu de rendez-vous quotidien des Dadas (1920) et organise la première exposition consacrée à Max Ernst (1921). Jusqu'à sa faillite en 1936, il poursuivra, sans interruption, l'édition des ouvrages dadas[19].
  • Hannah Höch, (Gotha, Allemagne, 1889 - Berlin, 1978). Plasticienne allemande surnommée « Dadasophin ». Expérimente le collage et le photomontage avec Raoul Hausmann. Seule femme à avoir participé aux manifestations Dada de Berlin.
  • Angelica Hoerle, (née Fick, Cologne, Allemagne, 1899 - Cologne, 1923). Dessinatrice allemande. Considérée de manière condescendante comme l'hôtesse du « Dadaheim ».
  • Heinrich Hoerle, (Cologne, Allemagne, 1895 - Cologne, 1936). Peintre et écrivain allemand.
  • Richard Huelsenbeck, (Frankenau, Allemagne, 1892 - Minusio, Suisse, 1974). Écrivain et poète allemand. L'un des fondateurs de Dada et animateur du Cabaret Voltaire à Zurich, et promoteur de la poésie « bruitiste » déclamée comme des injures et accompagnée de percussions. En 1918, avec Raoul Hausmann, il fonde le Club Dada de Berlin et organise la première Foire internationale Dada à Berlin, le 5 juin 1920.

J[modifier | modifier le code]

  • Marcel Janco, (Bucarest, 1895 - Tel Aviv, 1984). Peintre et architecte roumain. L'un des fondateurs de Dada et animateur du Cabaret Voltaire.
  • Paul Joostens, (Anvers, 1889-1960). Peintre et dessinateur belge. Il crée de nombreux collages et collabore à la revue Ça ira ! ouverte aux avant-garde européennes.

L[modifier | modifier le code]

  • Mina Loy, (Londres, 27 décembre 1882 — Aspen, 25 septembre 1966) poétesse anglaise.

M[modifier | modifier le code]

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  • Émile Malespine, (Nancy, Meurthe-et-Moselle, 1892 - Paris, 1953). Médecin psychiatre. En 1922, il crée la revue Manomètre ouverte à tous les courants de l'avant-garde internationale. En 1925, le ton dadaïste est abandonné pour un « suridéalisme » en opposition ouverte au surréalisme qualifié de « magasin d'accessoires qu'on déballe »[20].
  • E. L. T. Mesens, (Bruxelles, 1903-1971). Écrivain belge. Fréquente tardivement les dadas parisiens à partir de 1922 et collabore au dernier numéro de la revue de Francis Picabia 391. Se tourne ensuite vers le surréalisme.
  • Agnes Ernst Meyer, (New York, 1887 - Mount Cisco, 1970). Poète et écrivain. Amie du photographe Alfred Stieglitz, elle l'aide financièrement à ouvrir sa galerie d'art et à créer la revue 291. Même si elle n'accepte pas totalement les positions contestataires de Dada, elle fait paraître, en 1915, le poème Mental reactions dont la typographie s'inspire à la fois du futurisme et de dada, ce qui était une première du genre aux États-Unis[22].
  • László Moholy-Nagy, (1895 - Chicago, 1946). Peintre et photographe américain d'origine hongroise.

N[modifier | modifier le code]

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  • Paul Neuhuys, (Anvers, 1897-1984). Poète belge. Écrivain essentiellement francophone, il crée, au début des années 1920, avec Willy Koninck, la revue Ça ira ! ouverte aux avant-garde européennes.

P[modifier | modifier le code]

  • Clément Pansaers, (Neerwinden, Belgique, 1885 - Bruxelles, 1922). Artiste plasticien et écrivain belge.
  • Francis Picabia, (Paris, 1879-1953). Peintre et poète français. Artiste représentatif de l'avant-garde picturale avec Marcel Duchamp à partir de 1913, il rallie Dada en 1916, puis rompt avec le mouvement en juillet 1921.
  • Benjamin Péret, (Rezé, 1899 - Paris, 1959). Surtout connu comme poète surréaliste. Il a été cependant dadaïstes pendant les dernières heures de Dada. Il a fait une apparition fracassante lors du Procès Barrès, déguisé en soldat inconnu allemand.

R[modifier | modifier le code]

  • Man Ray, (Philadelphie, Pennsylvanie, 1890 - Paris, 1976). Peintre, photographe et cinéaste américain. Animateur du mouvement Dada de New York avec Marcel Duchamp jusqu'en 1921, date à laquelle il s'installe à Paris et rencontre les surréalistes.
  • Georges Ribemont-Dessaignes, (Montpellier, Hérault, 1884 - Saint-Jeannet, Alpes-Maritimes, 1974). Poète, écrivain, dramaturge et peintre français. Participe aux manifestations dada parisiennes de 1920 à 1922.
  • Hans Richter, (Berlin, 1888 - Locarno, Suisse, 1976). Peintre et cinéaste américain. Rallie le groupe Dada de Zurich en 1916.
  • Jacques Rigaut, (1898 - Châtenay-Malabry, Yvelines, 1929). Auteurs de courts textes et d'aphorismes français. Signe le manifeste Dada soulève tout. Publie de courts textes dans Littérature et le Catalogue du Salon Dada. Participe activement aux manifestations du groupe. Avec la mort de Dada, dont il signe un faire-part de décès, en 1923, il cesse toute publication et s'éloigne des milieux d'avant-garde littéraire pour se consacrer à une existence plus mondaine. Se suicide le 5 novembre 1929[23].

S[modifier | modifier le code]

  • Erik Satie, (Honfleur, Calvados, 1866 - Paris, 1925). Pianiste et compositeur français. Peu réceptifs à toute expression musicale, les dadas parisiens comme les futurs surréalistes n'ont pas reconnu comme l'un des leurs le compositeur de Musique d'ameublement. Seul Tristan Tzara a témoigné de sa constante amitié[24].
  • Christian Schad, (Miesbach, Allemagne, 1894 - Stuttgart, 1982). Peinture et photographe allemand[25].
  • Georg Scholz, (Wolfenbüttel, Allemagne, 1890 - Waldkirch, Allemagne, 1945). Peintre allemand[28].
  • Kurt Schwitters, (Hanovre, Allemagne, 1887 - 1948). Artiste plasticien et écrivain allemand. Refusé par le groupe Dada berlinois, en 1919, il crée un mouvement à la fois parallèle et concommittant à Dada : Merz, mot qui sera la base des titres de nombres de ses œuvres.
  • Walter Serner, (Karlovy Vary, Bohême, 1889 - 1942). Écrivain germanophone. Il rencontre les Dadas de Zurich en 1916, notamment, Christian Schad qui devient son ami. À ce dernier, il suggère la technique du photogramme (photographie sans appareil) que Tristan Tzara appellera « schadographie ».
  • Philippe Soupault, (Chaville, Yvelines, 1897 - Paris, 1990). Poète et romancier français. L'arrivée à Paris de Tristan Tzara (janvier 1920) coïncide avec la première manifestation Dada dont fait partie Soupault. Un temps surnommé « Philippe Dada », il joue dans la pièce de Tzara, Vaseline symphonique. S'il refuse à André Breton son soutien au Congrès de Paris en 1922, il s'éloigne de Dada l'année suivante.
  • Alfred Stieglitz, (Hoboken, New Jersey, 1884-1946). Photographe et marchand d'art. Cité pour avoir photographié pour la postérité, l'original (perdu depuis) de la Fontaine de Marcel Duchamp, en 1917.

T[modifier | modifier le code]

  • Sophie Taeuber-Arp, (Davos, Suisse, 1889 - Zurich, 1943). Danseuse, peintre et sculpteur suisse. L'un des fondateurs de Dada et animatrice du Cabaret Voltaire à Zurich. En 1926, avec son mari Jean Arp, elle s'installe près de Paris et participe aux activités surréalistes.
  • Clara Tice, (22 mai 1888 - 2 février 1973) est une peintre, caricaturiste et poétesse américaine. Elle est célèbre, entre autres, pour sa participation figurative au mouvement Dada à qui elle donne une dimension érotique en illustrant les Fables de La Fontaine de dessins représentant des femmes nues avec les habituels animaux.
  • Tristan Tzara, (Moineşti, Roumanie, 1896 - Paris, 1963). Poète et essayiste roumain. L'un des fondateurs de Dada, « stratège et propagandiste du mouvement » selon Hugo Ball[29]. En relation épistolaire avec André Breton depuis décembre 1918, il arrive à Paris en janvier 1920 et participe aux manifestations dadas du groupe parisien. Le Procès Barrès de mai 1921 révèle ses divergences avec Breton. La représentation chahutée du Cœur à gaz de Tzara, le 6 juillet 1923, consomme la rupture avec les surréalistes et marque la fin des activités du groupe parisien.

V[modifier | modifier le code]

  • Jacques Vaché, (Lorient, 1895 - Nantes, 1919, suicidé (?)). Écrivain, dessinateur et peintre français. Même si André Breton écrit dans le Manifeste du surréalisme, en 1924 : « Jacques Vaché est surréaliste en moi », le comportement du « jeune homme roux » durant sa courte adolescence : « désertion à l'intérieur de soi », référence à Alfred Jarry, « l'Umour (sans h) », revêt toutes les caractéristiques d'un précurseur de dada.
  • Theo Van Doesburg[30], (Utrecht, Pays-Bas, 1883 - Davos, Suisse, 1931). Dessinateur, peintre et poète hollandais. Fondateur du mouvement De Stijl en 1918, il publie dans la revue du même nom un extrait du Manifeste Dada 1918 (février 1920). Il assiste aux manifestions dada parisiennes et publie les documents envoyés par les groupes berlinois et parisien. Sous le pseudonyme d'I. K. Bonset, il crée la revue dada Mecano (1922)[31].

W[modifier | modifier le code]

  • Beatrice Wood, (1893, San Francisco - 1998, Ojai (Californie)). Artiste peintre américaine et témoin actif des débuts de Dada à New York. Elle rencontre Marcel Duchamp en 1916 et lui présente un dessin qu'il fait paraître dans une revue d'avant-garde. Surnommée « Mama of Dada », elle présente deux tableaux à l'exposition de la Société des artistes indépendants (1917), dont Un peut d'eau dans du savon : un corps nu de femme, sans la tête, dans une baignoire, avec le sexe caché par un (réel) savon rouge en forme de cœur[32].

Sources bibliographique[modifier | modifier le code]

  • Laurent Le Bon (sous la direction de), Dada, catalogue de l'exposition présentée au Centre Pompidou du 5 octobre 2005 au 9 janvier 2006, Éditions du Centre Pompidou, Paris, 2005. (Le Bon)
  • Giovanni Lista, Dada libertin & libertaire, L'Insolite, Paris, 2005 (Lista)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Lista, p. 214.
  2. Lista, pages 175 avec la reproduction des couvertures des revues Dada-Tank et "Dada Jazz" et 214.
  3. Le Bon, p. 80.
  4. Lista, p. 215.
  5. Le Bon, p. 88.
  6. José Pierre, L'Univers surréaliste, Somogy, Paris, 1983, p. 301.
  7. Pierre Daix, La Vie quotidienne des surréalistes, Hachette, 1992, p. 150.
  8. Beaux Arts magazine n° 352, octobre 2013, p. 103.
  9. Le Bon, p. 76.
  10. Lista, p. 218.
  11. Le Bon, p. 216.
  12. a et b Pas de tréma sur le e
  13. a et b Le Bon, p. 76 et Lista, p. 221.
  14. Le Bon, p. 290.
  15. Le Bon, p. 921.
  16. Le Bon, p. 194.
  17. Le Bon, p. 436 & Biro, p. .
  18. Le Bon, p. 438.
  19. Voir également Personnalités liées au mouvement surréaliste.
  20. Biro, p. 258.
  21. Le Bon, p. 268.
  22. Lista, p. 239.
  23. Martin Kay, « Chronologie », in RIGAUT Jacques, Écrits, Paris, Nrf, 1970.
  24. Le Bon, p. 860.
  25. Le Bon, p. 865.
  26. Le Bon, p. 868.
  27. Le Bon, p. 873.
  28. Le Bon, p. 875.
  29. Marc Dachy, Archives dada – Chroniques, Éditions Hazan, Paris, 2005, p. 21.
  30. Classé à V dans Le Bon, p. 968.
  31. Le Bon, p. 968.
  32. Le Bon, p. 976 et 977.