Arthur Sard

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Arthur Sard (28 juillet 1909 à New York - 31 août 1980 à Bâle) est un mathématicien américain, connu pour ses travaux en topologie différentielle et en approximation spline. Il est passé à la postérité pour le Théorème de Sard qui énonce que l'ensemble des valeurs critiques d'une fonction suffisamment régulière est de mesure nulle[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Arthur Sard a grandi à New York où il a ensuite passé la plus grande partie de son existence. Il a été formé au Friends Seminary, une école privée de Manhattan, puis s'est inscrit à l'Université Harvard, où il obtenu une licence (1931), puis une maîtrise de mathématiques (1932). Sa thèse de doctorat[2] portait sur The measure of the critical values of functions (1936[1]). Il fut ensuite du nombre des premiers professeurs du tout nouveau Queens College, où il devait enseigner de 1937 à 1970[1].

Pendant la guerre, il rejoignit l’Applied Mathematics Group de l’université Columbia (AMG-C), qui menait des recherches mathématiques, surtout dans le domaine du guidage des mitrailleuses embarquées sur les bombardiers. Saunders Mac Lane écrivit à propos des contributions de Sard : « Ses avis judicieux ont maintenu le projet AMG-C sur les bons rails[3]. »

Sard fut consacré professeur émérite du Queens College en 1970 ; il s'établit alors à La Jolla, un quartier de San Diego où il continua de travailler encore cinq années comme chercheur associé au département de mathématiques de l’Université de Californie à San Diego. En 1975, il se retira à Binningen près de Bâle et assura quelques cours dans diverses universités et instituts de recherche européens. En 1978-79, il était professeur invité de l’Université de Siegen, et en 1978 conférencier invité de l’Académie des sciences d’URSS[1].

Œuvres[modifier | modifier le code]

De 1938 à sa mort, Sard publia environ quarante articles de recherche dans des revues de renom[4]. On lui doit aussi deux monographies : Linear Approximation (1963) et, en collaboration avec Sol Weintraub, A Book of Splines (1971)[4]. Pour reprendre les mots de la Deutsche Mathematiker-Vereinigung, le « copieux ouvrage Linear Approximation constitue une contribution essentielle à la théorie de l'approximation des fonctions, des intégrales, des dérivées et des séries[5]. »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Delvos, Schempp (1982)
  2. Notes. In: Bulletin of the American Mathematical Society. 43, Nr. 5, 1937, (ISSN 1088-9485), (PDF)
  3. Texte orig. « His judicious judgments kept AMG-C on a straight course, […] »Saunders Mac Lane: Requiem for the Skillful. In: Notices of the American Mathematical Society. 44, Nr. 2, 1997, (ISSN 0002-9920), S. 207–208 (PDF; 43 kB).
  4. a, b et c News and Notices. In: The American Mathematical Monthly, vol. 88, n°1, janvier 1981, Mathematical Association of America, (ISSN 0002-9890), pp. 81–82 (online sur JSTOR)
  5. Manfred v. Golitschek, Paul Otto Runck: A. Sard, Linear Approximation. In: Jahresbericht der Deutschen Mathematiker-Vereinigung, Nr. 73, B. G. Teubner Verlag, Stuttgart 1971/72, (ISSN 0012-0456), S. 31–33 (online sur DigiZeitschriften)