Arthur Penrhyn Stanley

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Portrait

Arthur Penrhyn Stanley (13 décembre 1815 - 18 juillet 1881), est un homme d'Église anglais, doyen de Westminster, connu alors sous l’appellation de Dean Stanley (Doyen Stanley) ; il est aussi recteur de l'Université de St Andrews.

Biographie[modifier | modifier le code]

Arthur Penrhyn Stanley est né à Alderley Edge dans le Cheshire, où son père (Edward Stanley, futur évêque de Norwich), était pasteur.

Il fit ses études à la public school de Rugby du temps où Thomas Arnold en était le directeur. Il est considéré comme la source d'inspiration pour le personnage de George Arthur dans Tom Brown's Schooldays de Thomas Hughes. Il rejoignit ensuite, en 1834, Balliol College de l'Université d'Oxford. En 1839, il devint Fellow du University College (Oxford) et entra dans les ordres. En 1840, il voyagea en Italie et Grèce.

De retour à Oxford, il joua un rôle non négligeable dans la vie de son université, tout en commençant une carrière littéraire et en poursuivant sa carrière ecclésiastique. En 1845, il publia une Life of Arnold et en 1847 rassembla ses sermons en un volume intitulé Sermons and Essays on the Apostolic Age. Cet ouvrage assura sa réputation de prédicateur et lui permit de s'orienter vers la théologie. Dans les controverses religieuses de son temps, il se montra défenseur de la tolérance, même s'il s'opposa à la tendance High Church du Mouvement d'Oxford et de JH Newman. Il se joignit à la condamnation de ce mouvement « tractarien », surtout après le « Tract 90 » de 1841.

Il participa à la commission royale d'enquêtes sur les universités britanniques à partir de 1850 et fut un ardent défenseur de son rapport de 1852, à la rédaction duquel il participa activement. Il défendit les mesures de réforme qui y étaient proposées.

En 1851, il fut nommé chanoine de la cathédrale de Canterbury. Il publia cette année-là les Mémoires de son père. En 1852-1853, il voyagea en Égypte et Terre sainte et publia un récit de voyage sur le Sinaï et la Palestine en 1856. En 1855, il publia son Commentaire des Épitres aux Corinthiens. et son Memorials of Canterbury. En 1857, il se rendit en Russie afin de collecter suffisamment de sources pour son étude de l'Église orthodoxe.

De 1856 à 1863, Stanley fut « regius professor » d'histoire ecclésiastique à Oxford ainsi que chanoine de Christ Church. En 1862, il accompagna le Prince de Galles lors du voyage de ce dernier en Égypte. Il publia son Histoire de l'Église juive en 1863 et 1865. Il participa ensuite à la condamnation des Essays and Reviews publiés par des membres du mouvement High Church. Il participa cependant au mouvement de réforme du Livre de la prière commune qui aboutit en 1865.

En 1863, il fut nommé par la reine Victoria, doyen de Westminster. En décembre, il épousa Augusta Bruce, la sœur de Lord Elgin, alors gouverneur de l'Inde. Il s'attela à la conservation des trésors de l'abbaye de Westminster. En 1865, il publia en ce sens, Memorials of Westminster Abbey. Il continua aussi de prêcher, cette fois-ci dans l'église de l'abbaye.

Il poursuivit son activité littéraire avec un troisième volume de son Histoire de l'Église juive, un sur l’Église d'Écosse, un de Discours et sermons prononcés en Amérique et un sur les Institutions chrétiennes. Il continua son engagement dans les controverses théologiques, mais aussi pour l'amélioration de l'état moral, social et religieux des classes populaires.

En 1874, il était en Russie pour assister au mariage d'Alfred d'Édimbourg et de Saxe-Cobourg-Gotha, deuxième fils de Victoria, et de Maria Alexandrovna de Russie.

La même année, il administra la communion à Annie Besant et à la mère de celle-ci, Emily Wood, à l'article de la mort. Cet « acte de charité » comme il disait, fut cause d'un important scandale. Annie Besant venait en effet de se séparer de son mari, un pasteur anglican pour, entre autres, des raisons religieuses. Elle avait perdu la foi et refusait de recevoir la communion. Elle n'avait accepté que pour respecter la dernière volonté de sa mère. Tous les pasteurs avaient jusque là refusé. Que Stanley accepte causa donc scandale[1]

Stanley se remit difficilement du décès de son épouse en 1876. En 1878, il se rendit aux États-Unis puis en Italie du nord et à Venise. En 1881, il prononça les sermons lors des funérailles de Thomas Carlyle et Benjamin Disraeli.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Anne Taylor, Annie Besant, Oxford University Press, 1992. (ISBN 978-0192117960) p. 67.