Arthur Meighen

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Arthur Meighen
Image illustrative de l'article Arthur Meighen
Fonctions
9e Premier ministre du Canada
29 juin 192625 septembre 1926
Monarque George V
Gouverneur Lord Byng
Prédécesseur William Lyon Mackenzie King
Successeur William Lyon Mackenzie King
10 juillet 192029 décembre 1921
Monarque George V
Gouverneur Le duc de Devonshire
Lord Byng
Prédécesseur Robert Laird Borden
Successeur William Lyon Mackenzie King
Biographie
Date de naissance 16 juin 1874
Lieu de naissance Anderson (Ontario, Canada)
Date de décès 5 août 1960 (à 86 ans)
Lieu de décès Toronto (Ontario, Canada)
Nationalité Canadienne
Parti politique Parti conservateur
Conjoint Isabel J. Cox
Profession Professeur
Avocat
Banquier

Signature
Premiers ministres du Canada

Arthur Meighen (né le 16 juin 1874 à Anderson (Ontario) et mort le 5 août 1960 à Toronto) est un professeur, avocat, banquier et homme politique canadien. Il fut le 9e Premier ministre du Canada, du 10 juillet 1920 au 29 décembre 1921, puis occupa de nouveau cette fonction du 29 juin au 25 septembre 1926.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né de parents fermiers, il fit ses études à l'Université de Toronto, dont il sortit muni d'un B.A. en mathématiques. Il travailla ensuite comme professeur avant d'aller à Portage la Prairie, Manitoba, où il exerce à la barre. Son parcours politique débuta peu après.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Meighen fut élu député à la chambre des communes du Canada pour la première fois en 1908 dans sa circonscription de Portage sous les couleurs du parti conservateur. Il devint rapidement célèbre grâce à ses excellents discours. En 1913 il créa un mouvement pour clôturer la discussion durant le débat sur l'aide navale, permettre au gouvernement de donner un quart du budget en Angleterre aux construction des cuirassés (la décision fut plus tard révoquée par le Sénat, en 1914).

Peu après, il rejoignit le gouvernement du premier ministre Robert Laird Borden comme Solliciteur général, un poste où il resta jusqu'en 1917. En 1915 il devint également consultant privé. En 1917, il fut nommé brièvement secrétaire d'État et ministre des Mines. Quand le gouvernement de coalition se forma en 1917, Meighen fut nommé ministre de l'Intérieur et surveillant-général des Affaires indiennes. Il occupa ce poste jusqu'en 1920, recevant entre-temps (en 1919) la charge supplémentaire du ministère des Mines (qu'il connaissait déjà).

Lorsque Premier ministre Borden a démissionné en 1920, le premier choix de la coalition comme successeur a été Sir William Thomas White, le ministre des finances de 1911 à 1919. White, cependant, a diminué former un gouvernement quands demandé par le gouverneur général du Canada, le duc de Devonshire. Devonshire ensuite a demandé le deuxième choix, Meighen, de mener le gouvernement coalition. Il a accepté et, le 10 juillet, 1920, il est devenu Premier ministre.

Premier ministre[modifier | modifier le code]

Première reprise[modifier | modifier le code]

Comme Premier ministre, sa seule réussite fut de convaincre le gouvernement britannique dirigé par David Lloyd George de ne pas renouveler l'alliance avec le Japon.

Le gouvernement de coalition devint très impopulaire au cours de l'année 1921 et, lors des élections de cette année-là, la coalition fut battue par celle du parti libéral du Canada et du parti progressiste du Canada.

Première reprise de défaite par les Libéraux[modifier | modifier le code]

Meighen fut lui-même battu dans sa circonscription de Portage la Prairie. Plus tard réélu à Grenville, Ontario, il devint chef du parti conservateur du Canada et chef de l'opposition.

Deuxième reprise[modifier | modifier le code]

Lors de l'élection de 1925, le parti conservateur remporta un grand nombre de sièges sans parvenir à remporter la majorité absolue. Le Premier ministre Mackenzie King, donc, a resté en bureau pour faire un association avec le parti progressif. En 1926, un scandale au sein du ministère des coutumes sonna le glas de la coalition entre les libéraux et les progressistes. Craignant une possible défaite du gouvernement dans un vote de défiance à la chambre des communes, le premier ministre King demanda au gouverneur-général, le baron Julian Byng, de dissoudre le Parlement, ce que celui-ci refusa. King se résolut à démissionner et, le 29 juin 1926, le gouverneur-général demanda à Meighen de former un nouveau gouvernement.

La deuxième période durant laquelle Meighen fut Premier ministre fut compromise quasiment dès son entrée en fonctions. En effet, King, resté chef du parti libéral, forma une alliance avec le groupe ginger et, dès le troisième jour d'existence du gouvernement conservateur de Meighen, une motion de censure fut adoptée à la chambre des communes. Meighen suggéra alors au gouverneur-général de dissoudre le Parlement, ce à quoi Byng se résolut cette fois.

Deuxième reprise de défaite par les Libéraux[modifier | modifier le code]

Toutefois, la campagne électorale et l'élection se soldèrent par une « victoire surprise » du parti libéral qui remporta la majorité, Meighen étant lui-même à nouveau battu dans sa circonscription de Portage la Prairie. Ce nouvel échec le contraignit à démissionner, à la fois du poste de premier ministre et de celui de chef du parti conservateur, et à abandonner temporairement la vie politique.

Meighen se reconvertit un temps comme preneur ferme (?), puis vice-président et ensuite président du Fonds en fidéicommis de Toronto. En 1932 il a été nommé au Sénat, et a joint le gouvernement de premier ministre R. B. Bennett comme chef du gouvernement au sénat et ministre d'État jusqu'en 1935. De 1935 à 1942, il fut chef de l'opposition au Sénat. En 1941, il redevint chef du parti conservateur, après la défaite de Robert James Manion. Il a démissionna de son siège de sénateur en 1942, et tenta de se faire élire à la chambre des communes dans la circonscription de York-Sud (Ontario). À la surprise générale, Meighen fut battu, et se résolut a démissionner du poste de chef du Parti conservateur et à se retirer définitivement de la vie politique.

Liens externes[modifier | modifier le code]