Arthur Haulot

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Arthur Haulot

Naissance 15 novembre 1913
Liège
Décès 24 mai 2005 (à 91 ans)
Nationalité Drapeau : Belgique Belge
Pays de résidence Belgique
Autres activités
Résistant belge durant la Seconde Guerre mondiale, passeur de mémoire.

Arthur Haulot, né le 15 novembre 1913 à Liège, et mort le 24 mai 2005 est un résistant, poète et conteur belge.

Son enfance et ses débuts littéraires[modifier | modifier le code]

Né le 15 novembre 1913 à Liège en Belgique, Arthur Haulot grandit dans un foyer peu riche mais heureux. Il est marqué très jeune par son père ébéniste, militant socialiste.

À l'âge de 16 ans, Arthur quitte l'école pour travailler à la Fabrique Nationale de Herstal puis dans une banque coopérative où le travail de comptable ne le passionne guère. Grâce à Isi Delvigne (orateur socialiste) qui remarque ses qualités littéraires dans le Journal des Petits Faucons rouges, Arthur Haulot est engagé en 1931 au journal La Wallonie où il entame sa carrière de journaliste. Quatre ans plus tard, il devient journaliste reporter à l'Institut national de radiodiffusion jusqu'en 1937, date à-partir de laquelle il devient attaché de cabinet du ministère des communications.

En 1938 il est nommé inspecteur à l'Office National des Vacances ouvrières puis il fonde le commissariat général au tourisme avec son ami Henri Janne.

La guerre éclate[modifier | modifier le code]

En mai 1940, lors de l'invasion allemande, Haulot est contraint d'entrer dans la clandestinité car il est membre du parti socialiste belge. Lors d'une opération clandestine au courant de la fin de l'année 1941, il est arrêté par la Gestapo puis emprisonné à Bruxelles à la prison de Saint-Gilles. Malheureusement, à cause d'un attentat commis au restaurant ‘’Le Cygne’’, réservé aux officiers allemands, Arthur Haulot se retrouve "incorporé" dans un groupe de 40 otages victimes de l'opération "Nuit et brouillard". Il est déporté au camp de Mauthausen où, âgé de 29 ans, il tient bon malgré les privations, les mauvais traitements et le travail exténuant. En novembre 1942, il est transféré au camp de Dachau où il organisera le Comité International clandestin. Il prend le commandement du camp lors de la Libération de celui-ci par la "Rainbow Division (en)" de l'armée américaine.

Considérant que « jamais nous ne tombons ni ne nous élevons si haut que dans des circonstances exceptionnelles » Arthur Haulot dit de sa tragique aventure : « Si je sors d'ici vivant, je ne regretterai jamais d'y être passé ».

L'après guerre[modifier | modifier le code]

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, il témoigne en 1945 de l'horreur des camps de concentration dans un livre intitulé Dachau. Afin de commenter personnellement le procès de Nuremberg il exerce à nouveau durant quelques mois son ancien métier de journaliste au journal Le Peuple.

Cet homme convaincu que le tourisme pouvait aider les peuples à mieux se connaître et à s'apprécier occupe durant 33 ans la place de commissaire général au tourisme. Il crée notamment, en 1955, la Fédération thermale de Belgique. Il est codirecteur du journal des poètes, fondateur des Biennales internationales de poésie de Liège, mais aussi du Bureau International du Tourisme Social (1963).

Afin de récompenser de telles actions, le roi Baudouin en personne le fait baron alors qu'il vient d'obtenir le titre de docteur honoris causa donné par l'université Paris 8 à une personnalité étrangère, dont l'engagement et les œuvres s'inscrivent dans l'esprit de l'université.

En 1957, parait Roux dans la lune, recueil de contes pour enfants, écrits pendant son séjour en prison de 1942 et illustré par Élisabeth Ivanovsky.

Arthur Haulot était franc-maçon, membre actif de la Loge Action et Solidarité n°1 du Grand Orient de Belgique.

Arthur Haulot nous a quittés le 24 mai 2005 laissant la Belgique orpheline d'un « résistant, poète, conteur, nouvelliste, essayiste » soucieux des relations humaines entre tous les peuples…

Les sept merveilles de Belgique[modifier | modifier le code]

Soucieux de l'image touristique de la Belgique, il eut l'idée de la notion des sept merveilles de Belgique.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]