Arthur Hamilton-Gordon

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Arthur Hamilton-Gordon
Image illustrative de l'article Arthur Hamilton-Gordon
Fonctions
9e Lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick
26 octobre 186130 septembre 1866
(4 ans, 11 mois et 4 jours)
Monarque Victoria
Prédécesseur John Henry Thomas Manners-Sutton
Successeur Charles Hastings Doyle
Gouverneur de Trinité
7 novembre 186625 juin 1870
(3 ans, 7 mois et 18 jours)
Monarque Victoria
Prédécesseur John Henry Thomas Manners-Sutton
Successeur James Robert Longden
11e Gouverneur de Maurice
21 février 187118 août 1874
(3 ans, 5 mois et 28 jours)
Monarque Victoria
Prédécesseur Henry Barkly
Successeur Arthur Purves Phayre
2e Gouverneur de Fidji
janvier 1875janvier 1880
(5 ans)
Monarque Victoria
Prédécesseur Hercules Robinson
Successeur William Des Vœux
9e Gouverneur de Nouvelle-Zélande
29 novembre 188024 juin 1882
(1 an, 6 mois et 26 jours)
Monarque Victoria
Prédécesseur Hercules Robinson
Successeur William Jervois
Biographie
Nom de naissance Arthur Charles Hamilton-Gordon
Date de naissance 26 novembre 1829
Lieu de naissance Londres,
Drapeau de l'Angleterre Angleterre,
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Date de décès 30 janvier 1912 (à 82 ans)
Lieu de décès Londres,
Drapeau de l'Angleterre Angleterre,
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Père George Hamilton-Gordon

Arthur Charles Hamilton-Gordon (1829-1912), 1er baron Stanmore, était un administrateur colonial britannique qui fut Lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick, Gouverneur de Trinidad, de Maurice, de Fidji, de Ceylan et Gouverneur-général de Nouvelle-Zélande.

Biographie[modifier | modifier le code]

Arthur Charles Hamilton-Gordon naît à Londres le 26 novembre 1829. Il suit des études au Trinity College de Cambridge et s'oriente vers la prêtrise.

Toutefois, lorsque son père, le Comte d'Aberdeen, devient premier ministre du Royaume-Uni en 1852, Arthur devient son secrétaire particulier et se retrouve alors plongé dans la politique britannique.

Il entre lui-même au Parlement en 1854, mais perd son siège trois ans plus tard. En 1861, on lui propose le poste de lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick qu'il obtient le 26 octobre de la même année.

Une de ses réalisations principales est de réformer le système de milice qui était déficient et d'en faire une force très efficace qui put notamment lutter contre les raids fenians en 1866, avec l'appui de troupes envoyées par Charles Hastings Doyle, le Commandant de l'Amérique du Nord britannique, basé à Halifax.

Il doit aussi gérer la période pré-Confédération mais, sans être totalement contre, il est néanmoins plutôt favorable à l'union des seules Provinces maritimes. Des voies de communication étant nécessaires pour réaliser une union, quelle qu'elle soit, Gordon fait pression afin de dégager des fonds pour la réalisation d'un chemin de fer reliant les Maritimes au reste du Canada. Il obtient alors le soutien du premier ministre, Samuel Leonard Tilley, mais pas celui du procureur général, Albert James Smith. Ce dernier sort finalement vainqueur puisque la Province du Canada refuse le projet qui est alors annulé et, dans la foulée, remporte les élections en 1865 et devient premier ministre. De fortes tensions apparaissent alors entre les deux hommes et Gordon finit par l'emporter en forçant Smith à la démission l'année suivante.

Arthur Hamilton-Gordon cesse ses fonctions de lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick le 30 septembre 1866 et part gouverner Trinidad, puis l'Île Maurice, les îles Fidji et la Nouvelle-Zélande tout en étant haut commissaire et consul général du Pacifique occidental. Il termine sa carrière outre-mer comme gouverneur de Ceylan et retourne en Angleterre pour entrer à la Chambre des Lords.

En 1897, il devient président du conseil d'administration (chairman) de la Pacific Islands Company. En 1900, un agent cette société commerciale découvre la richesse en phosphates de Banaba et de Nauru. Grâce à l'appui de Lord Stanmore, la PIC obtient un monopole très avantageux du gouvernement britannique sur l'exploitation de Banaba, rattaché formellement au protectorat des îles Gilbert en septembre 1901. Son activisme auprès du Colonial Office permet de limiter tout contrôle sur la compagnie qui réalise 1,75 million de livres de profit entre 1904 et 1913 et verse des dividendes annuels compris entre 25 et 50%.

Il décède à Chelsea le 30 janvier 1912.

Liens externes[modifier | modifier le code]