Arthur Bowen Davies

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Arthur B. Davies vers 1907

Arthur Bowen Davies, né le 26 septembre 1862 à Utica (État de New York) et mort le 24 octobre 1928 à Florence (Italie), est un peintre américain.

Peintre de genre, figures, nus, paysages, sujets allégoriques. illustrateur, graveur, aquarelliste. Groupe des huit, ou groupe de Ashcan School.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il commence ses études artistiques à l'Académy of Design en 1878, puis il passe 2 ans au Mexique comme dessinateur industriel,(1880-1882). À son retour, élève de l'Art Institute de Chicago avec Roy Robertson et Charles Corwin (1882-1886). Retour à New York, il travaille comme illustrateur de magazines et suit les cours de l'Art Student's League. En 1893, il fait un voyage d'études en Europe, allant au devant des Whistler, Delacroix, des préraphaélites et des peintres italiens[1].

Au début du siècle, sous l'influence de Robert Henri, des peintres se vouent à la représentation de la réalité telle qu'elle est, mais en outre ont le souci de manifester les contextes sociaux, avec une volonté de Vérisme militant, dans lesquels se situent choses et personnes des scènes qu'ils représentent. De ceux-ci, en 1907, Luks, Sloan et Glagkens, voient leurs envois à la Nationale Académy, refusés. Robert Henri, membre de l'Académy, se retire en signe de protestation. L'année suivante à ces quatre premiers se joignent en une exposition de groupe, Davies, Everett Shinn, Maurice Brazil, Prendergast et Ernest Lawson. C'est dans cet esprit de contestation qu'est organisée la célèbre exposition des quinze-cents œuvres, dont un tiers venues d'Europe[2].

Dans sa première manière, les scènes imaginaires, idylliques, peintes par Davies, reflètent une poésie proche de celle des préraphaélites anglais. Sa propree action lors de l'exposition de l'Armory Show, l'engage à participer à l'actualisation de l'Art américain. À partir de 1914, il adopte une manière cubiste, qu'il ne sait maîtriser. Vers 1918, il pratique l'aquarelle, la lithographie et la gravure. Dans les dernières années de sa vie, il collabore avec les Gobelins à des projets de tapisseries. Il a aussi l'occasion de créer la décoration du Bulding de laCour de justice de New York[3].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Breuille, Dictionnaire de la peinture Anglaise et Américaine, Paris, Éditions Larousse – (Collection: Essentiels), Paris,‎ juillet 1991, 351 p. (ISBN 978-2-03-740065-7, lien LCCN?)
  • Paul Robert, Dictionnaire universel de la peinture, vol. 2, Dictionnaire Le Robert Paris,‎ 1975, 2500 p.
  • (en) Joseph S. Czestochowski, Catalogue raisonné. Estampes de Arthur B. Davies, University of Delaware Press,‎ février 1988, 258 p. (ISBN 978-0-87413-242-7)
  • (en) Nancy R. Pollak, Détermination pour reconstruire l'histoire d'une peinture, vol. 35, Institut américain pour la conservation Artistique et Historique,‎ novembre-décembre 1996, p. 169-183

Musées[modifier | modifier le code]

Brooklyn: Hampstead Heath, Making the Talett, Enfants de l'année dernière, Enfants dansant 1902 – Chicago (Art Inst.): Maya, miroir d'illusionNew York (Mus.): Rêve, Les licornes 1906Oakland Californie: Le lac Tahoe vers 1914 - Washington DC (Corcoran Gal. Of Art): Paysage de l'Ombrie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire Bénézit, Dictionnaire des peintres,sculpteurs, dessinateurs et graveurs, vol. 4, éditions Gründ,‎ janvier 1999, 13440 p. (ISBN 2700030141), p. 293-294
  2. Breuille, Dictionnaire de la peinture Anglaise et Américaine, Paris, Éditions Larousse – (Collection: Essentiels),Paris,‎ juillet 1991, 351 p. (ISBN 978-2-03-740065-7, lien LCCN?)
  3. Paul Robert, Dictionnaire universel de la peinture, vol. 2, [[Dictionnaire Le Robert|Dictionnaires Le Robert Paris]],‎ 1975, 2500 p.

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