Arthur (Or the Decline and Fall of the British Empire)

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Arthur (Or the Decline and Fall of the British Empire)

Album de The Kinks
Sortie 10 octobre 1969
Durée 49:18
Genre rock
Producteur Ray Davies
Label Pye (Royaume-Uni)
Reprise (États-Unis)
Sanctuary (réédition)
Critique

Albums de The Kinks

Arthur (Or the Decline and Fall of the British Empire) est le septième album studio du groupe de rock britannique The Kinks, sorti en octobre 1969. Ray Davies, le leader du groupe, a conçu cet album-concept avec le romancier Julian Mitchell ; il devait servir de bande originale à un téléfilm de Granada Television dont la production fut annulée avant d'avoir commencé. L'intrigue tournait autour d'un poseur de moquette nommé Arthur, inspiré du beau-frère de Ray Davies, Arthur Anning.

À sa sortie, l'album est unanimement salué par la critique. La presse rock américaine lui fait bel accueil, avec des articles dans les magazines underground Fusion et The Village Voice. Il fait l'objet d'une double critique par Mike Daly et Greil Marcus dans Rolling Stone, dans laquelle Daly le qualifie d'« heure de gloire des Kinks » et Marcus de « meilleur album britannique de 1969 »[4]. Au Royaume-Uni, New Musical Express offre un avis en demi-teinte, mais les critiques sont dans l'ensemble enthousiastes : Disc & Music Echo loue l'intégrité musicale de l'album, et pour Melody Maker, il s'agit de « l'heure de gloire de Ray Davies [...] superbement britannique jusqu'à l'os[5] ».

L'album ne rencontre pas un franc succès commercial, quoiqu'il marque le retour des Kinks dans les hit-parades américains[6]. Leur précédent album, The Kinks Are the Village Green Preservation Society, encensé par la critique, n'était entré dans les charts d'aucun pays à sa sortie, se vendant à moins de 25 000 exemplaires aux États-Unis[7]. 1969 voit donc le retour des Kinks dans le Billboard après deux ans d'absence : le premier single tiré de l'album, Victoria, atteint la 62e place[8]. L'album lui-même se classe 50e dans le hit-parade de Record World et 105e dans celui de Billboard, le meilleur classement des Kinks depuis 1965[8]. L'album n'entre pas dans les hit-parades britanniques, mais il annonce le succès de leur album de 1970 Lola versus Powerman and the Moneygoround, Part One et de la chanson Lola, qui se classera dans le Top 5 des deux côtés de l'Atlantique[9].

Contexte[modifier | modifier le code]

Le téléfilm[modifier | modifier le code]

Au début du mois de janvier 1969, la compagnie de production britannique Granada Television entre en contact avec Ray Davies, désirant développer un film ou un téléfilm avec lui. Davies doit collaborer avec l'écrivain Julian Mitchell sur ce programme « expérimental », la bande originale devant être assurée par les Kinks et paraître en disque[10]. Les accords sont conclus le 8 janvier, mais le projet n'est révélé à la presse que le 10 mars. La collaboration entre Davies et Mitchell se déroule sans heurt, et l'écriture du scénario se poursuit jusqu'en mai, temporairement laissée de côté lorsque le groupe se rend à Beyrouth[11]. Leslie Woodhead est engagé comme réalisateur, et le tournage doit commencer début septembre pour une diffusion à la fin du mois, mais ce projet est retardé[12]. Davies et Mitchell bouclent le scénario à la mi-septembre, et le début du tournage est alors prévu pour le 1er décembre. Le designer Roy Stonehouse est embauché et le casting complété, mais le programme est abandonné, le producteur n'ayant pu s'assurer de soutien financier. Davies et Mitchell sont furieux d'avoir travaillé une année entière pour rien, mais ils ne peuvent rien y faire ; comme l'écrit Doug Hinman, Ray Davies « vit une nouvelle fois son ample vision artistique réduite à néant par la bureaucratie et les magouilles internes[13] ».

L'album[modifier | modifier le code]

Les Kinks en 1969 : Dave Davies, Ray Davies, John Dalton et Mick Avory

Le développement d’Arthur correspond à une période troublée pour les Kinks, en raison de l'échec commercial de l'album The Kinks Are the Village Green Preservation Society et du single Plastic Man, sans compter le départ du bassiste Pete Quaife[14], que les autres membres du groupe ne prennent tout d'abord pas au sérieux. Ils découvrent que Quaife a formé un nouveau groupe, Maple Oak, en lisant un article dans le New Musical Express[15]. Davies lui demande de revenir pour les sessions d’Arthur, sans succès. Il fait appel à John Dalton, qui avait déjà relayé Quaife pendant quelques mois en 1966 et devient à présent membre à part entière du groupe[16].

Le 11 avril 1969, Davies se rend aux studios United Recording de Los Angeles pour produire l'album des Turtles Turtle Soup, avec l'ingénieur du son Chuck Britz[17]. Durant son séjour, il participe aux négociations avec l'American Federation of Musicians pour mettre un terme à l'interdiction de jouer sur le sol américain qui pèse sur les Kinks depuis 1965[17]. Cette interdiction n'a jamais été expliquée par le groupe, ni par le syndicat, mais on estime généralement à l'époque qu'elle est due au comportement outrancier du groupe sur scène[18]. La fédération cède après les négociations, ouvrant au groupe l'opportunité de revenir jouer en Amérique. Une fois l'essentiel des sessions d'enregistrement pour le disque des Turtles terminées, Davies rentre en Angleterre. Le reste du groupe a entre-temps répété et joué pour le futur album, ainsi que pour un projet d'album solo de Dave Davies[10],[17]. Au retour de Ray Davies, les Kinks se réunissent dans sa demeure à Borehamwood, dans le Hertfordshire, afin de répéter pour le futur album[17].

Enregistrement[modifier | modifier le code]

Les Kinks commencent à enregistrer pour de bon le 5 mai 1969[17]. Pendant deux semaines, les sessions permettent d'élaborer peu à peu chaque titre[16]. L'enregistrement est interrompu lorsque le groupe se rend à Beyrouth, le 17 mai, pour donner trois concerts à l'hôtel Melkart ; leur retour est retardé lorsque le gouvernement annule leurs passeports, ne cédant qu'au dernier moment[19]. Les sessions pour Arthur reprennent le lendemain, et l'enregistrement est terminé à la fin du mois[19]. Le mixage commence au début du mois de juin, l'arrangeur Lew Warburton s'occupant des overdubs d'instruments à cordes[20]. Durant le reste du mois, les Kinks donnent quelques concerts en Angleterre, mais consacrent l'essentiel de leur temps à la finition de l'album solo de Dave Davies[20]. Les bandes sont finalement livrées chez Pye et Reprise Records, mais l'album ne verra jamais le jour officiellement[19].

Le 15 juin, Ray Davies commence à collaborer avec Mitchell pour l'émission de Granada[10], et une dépêche annonce la sortie de l'album Arthur pour la fin du mois de juillet[19]. Toutefois, l'aggravation des problèmes liés au téléfilm, qui distraient le groupe et l'empêchent de boucler l'album, entraînent le report de la date de sortie à une date de plus en plus lointaine[10],[19]. Début octobre, Ray Davies quitte Borehamwood pour son ancienne maison familiale, dans Fortis Green Road, à Muswell Hill, et se rend à Los Angeles pour apporter chez Reprise les bandes d’Arthur, en vue de la sortie américaine de l'album[21]. La sortie de l'album est finalement fixée au 10 octobre, et les Kinks entament la préparation d'une tournée de promotion américaine[21]. Avant le départ, Ray Davies donne également plusieurs interviews à la presse[21].

Parution[modifier | modifier le code]

Arthur (Or the Decline and Fall of the British Empire) paraît au Royaume-Uni et aux États-Unis le 10 octobre 1969, en mono et en stéréo[5]. L'album prépare le retour sur scène des Kinks aux États-Unis à la fin de l'année[18], ainsi que le succès de Lola en 1970.

Critiques[modifier | modifier le code]

L'album est encensé à sa sortie, notamment dans la presse rock américaine[22]. Il est favorablement comparé avec d'autres albums contemporains, notamment Tommy des Who, sorti plus tôt la même année. Il fait l'objet de la section principale de Rolling Stone, avec une double critique par Mike Daly et Greil Marcus. Pour Daly, Arthur est « un chef-d'œuvre à tous points de vue ; l'heure de gloire de Ray Davies, le pinacle de la carrière des Kinks[4]. Marcus loue également le disque : « moins ambitieux que Tommy, et bien plus musical [...] Arthur est assurément le meilleur album britannique de 1969. Il prouve que Pete Townshend a encore des mondes à conquérir et que les Beatles ont un sacré retard à rattraper[23] ». Dans le magazine bostonien Fusion, Sal Imam affirme que « si Tommy était le meilleur opéra-rock, alors Arthur est à coup sûr la meilleure comédie musicale-rock[22]. Dans The Village Voice, Robert Christgau donne une opinion positive sur le disque, qui présente « une musique et une production excellentes » malgré les paroles « parfois prêcheuses » de Ray Davies[3].

Le Royaume-Uni réserve un accueil moins enthousiaste à l'album, mais dans l'ensemble les critiques y sont également favorables[22]. Pour Disc & Music Echo, « Arthur fonctionne comme une bande originale complète parce qu'il est basique, simple et plaisant d'écoute, et suscite de puissantes images[5] ». Melody Maker rejoint Mike Daly en qualifiant l'album d'« heure de gloire de Ray Davies », ajoutant qu'il est « superbement britannique jusqu'à l'os[5].

Les critiques actuelles de l'album sont généralement positives. Pour Allmusic, Stephen Thomas Erlewine décrit Arthur comme « l'un des albums-concept les plus efficaces de l'histoire du rock, ainsi que l'un des meilleurs et des plus influents disques de pop britanniques de son époque[1] ». Dans Stylus, Matt Golden voit en lui « le meilleur opéra-rock de tous les temps[24] » En 1999, le magazine Switch inclut Arthur dans sa liste des « 100 meilleurs albums du XXe siècle », et en 2003, Mojo l'inclut dans sa liste des « 50 albums les plus excentriques[25].

Singles et classement[modifier | modifier le code]

En juin 1969, alors que les sessions d'enregistrement de l'album sont presque achevées, le titre Drivin’ est édité en single au Royaume-Uni, avec Mindless Child of Motherhood, une chanson de Dave Davies, en face B. Pour la première fois depuis leur percée en 1964, un single des Kinks n'entre pas dans le hit-parade britannique[26] ; Johnny Rogan note qu'« il s'agissait du premier de deux singles pilotes pour [...] Arthur, et son échec n'annonçait rien de bon[27]. Un second single, Shangri-La, paraît en septembre et échoue à son tour à entrer dans les charts. Comme son prédécesseur, l'album lui-même ne se classe pas à sa sortie, en octobre[26]

Aux États-Unis, le premier single tiré de l'album est Victoria, avec Brainwashed en face B. Il sort la même semaine que l'album et rencontre un certain succès, se classant 62e dans le Hot 100 du Billboard — la meilleure position pour le groupe depuis 1966, année où Sunny Afternoon était entrée dans le Top 20. Le succès du single outre-Atlantique entraîne sa parution au Royaume-Uni, avec Mr. Churchill Says en face B ; il s'y classe 30e[28]. L'album lui-même rencontre un succès commercial modéré aux États-Unis ; il se classe 105e, une position que les Kinks n'ont plus atteinte depuis 1965[28].

Promotion[modifier | modifier le code]

Le label américain des Kinks, Reprise Records, élabore une vaste campagne de promotion début 1969, avec notamment un pack God Save the Kinks comprenant divers objets, parmi lesquels un guide des albums du groupe, un sache d'« herbe » provenant du « village vert du pays des Davies », et un disque intitulé Then, Now and Inbetween[29]. La campagne est officiellement lancée le 3 juillet, lors d'une réunion entre Ray Davies et les directeurs de Reprise à Burbank[30]. Reprise envisage également de répandre de fausses histoires, afin de donner une allure de « hors-la-loi » aux Kinks, parmi lesquelles des accusations de possession de marijuana et fraude fiscale[23]. Cette idée, qualifiée de « folle » par Ray Davies, est finalement abandonnée, mais le dossier de presse pour la sortie d’Arthur en reprend quelques éléments[23].

Pochette et livret[modifier | modifier le code]

Bob Lawrie est l'auteur de la pochette d’Arthur. L'album contient un encart représentant la reine Victoria, avec les paroles au verso. Le texte du livret de l'édition britannique est rédigé par Geoffrey Cannon et Julian Mitchell ; dans l'édition américaine, un texte de John Mendelssohn remplace celui de Cannon[31].

Histoire et thèmes[modifier | modifier le code]

La trame de l'album s'inspire en partie de l'histoire de la sœur aînée des Davies, Rose, qui émigre en Australie en 1964 avec son mari, Arthur Anning[32]. Son départ bouleverse Ray Davies et lui inspire la chanson Rosie Won't You Please Come Home, parue en 1966 sur l'album Face to Face. Le personnage principal de l'album, Arthur Morgan (basé sur Arthur Anning), est un poseur de moquette qui peine à faire vivre sa famille dans l'Angleterre d'après-guerre[32],[33]. Julian Mitchell détaille le récit et les personnages dans le livret de l'album :

« Arthur Morgan [...] vit dans la banlieue de Londres, dans une maison appelée Shangri-La, avec un jardin et une voiture et une femme qui s'appelle Rose et un fils qui s'appelle Derek et qui a épousé Liz, et ils ont deux beaux enfants, Terry et Marilyn. Derek, Liz, Terry et Marilyn émigrent pour l'Australie. Arthur avait un autre fils, qui s'appelait Eddie. Il portait le nom du frère d'Arthur, tué pendant la bataille de la Somme. L'Eddie d'Arthur a été tué, lui aussi, en Corée[33]. »

Dans son autobiographie X-Ray, Ray Davies écrit qu'Arthur Anning « m'a dit [par la suite] qu'il [...] savait qu'il [l'album] était en partie inspiré par lui [...] [il] lui rappelait la maison [...] j'ai dit à Arthur que je me sentais coupable de l'avoir utilisé comme sujet d'une chanson, mais il a ignoré mes excuses et m'a dit qu'il était flatté[34]. Les chansons décrivent l'Angleterre de jadis, telle qu'Arthur l'a connue (Shangri-La, Young and Innocent Days), la mort de son frère durant la Première Guerre mondiale (Some Mother's Son) et la résolution des Britanniques pendant la Seconde (Mr. Churchill Says), la promesse d'une vie meilleure pour son fils en Australie (Australia), l'existence superficielle et vide qu'il mène dans sa maison (Shangri-La)[1],[24],[32].

Titres[modifier | modifier le code]

Toutes les chansons sont de Ray Davies, sauf indication contraire.

Face 1[modifier | modifier le code]

  1. Victoria – 3:40
  2. Yes Sir, No Sir – 3:46
  3. Some Mother's Son – 3:25
  4. Drivin' – 3:21
  5. Brainwashed – 2:34
  6. Australia – 6:46

Side 2[modifier | modifier le code]

  1. Shangri-La – 5:20
  2. Mr. Churchill Says – 4:42
  3. She's Bought A Hat Like Princess Marina – 3:07
  4. Young And Innocent Days – 3:21
  5. Nothing To Say – 3:08
  6. Arthur – 5:27

Titres bonus[modifier | modifier le code]

L'album a été réédité chez Castle en 1998, chez Sanctuary en 2004, avec dix titres bonus et chez Universal en 2011 (Deluxe Edition : 2 CD, un en mono, l'autre en stéréo, reprenant chacun l'intégralité de l'album avec des bonus):

Edition de 2004[modifier | modifier le code]

  1. Plastic Man – 3:04
  2. King Kong – 3:23
  3. Drivin' – 3:12
  4. Mindless Child of Motherhood – 3:16
  5. This Man He Weeps Tonight – 2:42
  6. Plastic Man (stéréo) – 3:02
  7. Mindless Child of Motherhood (stéréo) – 3:10
  8. This Man He Weeps Tonight (stéréo) – 2:40
  9. She's Bought a Hat Like Princess Marina (mono) – 3:07
  10. Mr. Shoemaker's Daughter – 3:06

Edition de 2011[modifier | modifier le code]

Disc 1:

  • 45 tours mono
  1. Plastic Man (mono) – 3:02
  2. This Man He Weeps Tonight (mono) – 2:40
  3. Mindless Child of Motherhood (mono) – 3:10
  4. Creeping Jean (mono) -
  5. Lincoln County (mono) -
  6. Hold My Hand (mono)-
  • enregistrements pour la BBC
  1. Victoria
  2. Mr Churchill Says
  3. Arthur

Disc 2:

  1. Plastic Man (stéréo) – 3:02
  2. This Man He Weeps Tonight (stéréo) – 2:40
  3. Drivin' (stéréo)– 3:12
  4. Mindless Child of Motherhood (stéréo) – 3:10
  5. Hold My Hand (stéréo)-
  6. Lincoln County -
  7. Mr. Shoemaker's Daughter – 3:06
  8. Mr Reporter -
  9. Shangri-La

Personnel[modifier | modifier le code]

  • Production :
    • Lew Warburton : chef d'orchestre
    • Andrew Hendriksen : ingénieur du son
    • Brian Humphries : ingénieur du son sur Drivin'
    • Bob Lawrie : illustrations
    • Austin Sneller : « testeur »

Annexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Stephen Erlewine, « Arthur > Overview », Allmusic (consulté le 13 février 2010)
  2. Ann Powers, « Arthur », Blender (consulté le 13 février 2010)
  3. a et b Robert Christgau, Consumer Guide: The Kinks. Consulté le 13 février 2010
  4. a, b et c Mike Daly & Greil Marcus, « Arthur (Or the Decline and Fall of the British Empire) », Rolling Stone,‎ 1er novembre 1969 (consulté le 13 février 2010)
  5. a, b, c et d Hinman, p. 133
  6. Miller, p. 133
  7. Miller, p. 4
  8. a et b Hinman, p. 132-135
  9. Rogan, p. 65-75
  10. a, b, c et d Hinman, p. 124
  11. Hinman, p. 29
  12. Hinman, p. 131
  13. Hinman, p. 136
  14. Hinman, p. 123
  15. Hinman, p. 127
  16. a et b Hinman, p. 126
  17. a, b, c, d et e Hinman, p. 128-129
  18. a et b Loraine Alterman, Who Let the Kinks In?, Rolling Stone, 18 décembre 1969
  19. a, b, c, d et e Hinman, p. 126-130
  20. a et b Hinman, p. 129
  21. a, b et c Hinman, p. 130-135
  22. a, b et c Hinman, p. 132-133
  23. a, b et c Hinman, p. 132
  24. a et b Matt Golden, « On Second Thought: The Kinks - Arthur (or the Decline and Fall of the British Empire) », Stylus Magazine (consulté le 13 février 2010)
  25. Acclaimed Music
  26. a et b Rogan, p. 21-22
  27. Rogan, p. 21
  28. a et b Rogan, p. 20-23
  29. Savage, p. 110
  30. Hinman, p. 130
  31. Dave Emlen, « Arthur Or The Decline And Fall Of The British Empire », Kindakinks.net consulté le = 13 février 2010
  32. a, b et c Kitts, p. 131
  33. a et b Julian Mitchell, livret de l'album Arthur, 1969
  34. Davies, p. 211

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dave Davies, Kink, Hyperion, New York, 1996 (ISBN 0786882697)
  • Ray Davies, X-Ray, Overlook Press, New York, 1995 (ISBN 0879516119)
  • Doug Hinman, The Kinks: All Day and All of the Night, Hal Leonard Corporation, Milwaukee, 2004 (ISBN 087930765X)
  • Andy Miller, The Kinks Are the Village Green Preservation Society, Continuum Internation Publishing Group, Londres, 2003 (ISBN 0826414982)
  • Thomas Kitts, Ray Davies: Not Like Everybody Else, Routledge, Londres, 2007 (ISBN 041597769X)
  • Johnny Rogan, The Complete Guide to the Music of The Kinks, Omnibus Press, Londres, 1998 (ISBN 0711963142)
  • John Savage, The Kinks, Faber & Faber, Londres, 1984 (ISBN 0571133797)