Ars dictaminis

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L’ars dictaminis ou ars dictandi est, au Moyen Âge, au sein de la rhétorique, la théorie de la composition des textes en prose (à la différence de l’ars versificatoria), selon des modèles éprouvés.

Le terme ars dictaminis insiste sur la composition épistolaire (de lettre, dictamen), mais reste le plus utilisé, y compris pour désigner la rédaction d'actes diplomatiques et l’ars notariae[1]. Lié à l'émergence du droit en Italie, l’ars dictaminis fait évoluer la rhétorique vers l'apprentissage de la rédaction administrative.

Ebauché dès la fin du XIe siècle en Italie par Albéric du Mont-Cassin (Ars dictandi, Libri rhetorici), l’ars dictaminis est développé à Bologne par Adalbert de Samarie (Precepta dictaminum, vers 1115), et Bernard de Bologne.

Il est importé en France à Orléans par Bernard de Meung (Summa dictaminis) puis par Hilaire et Foulques d'Orléans[2].

Références[modifier | modifier le code]

  1. M. Camargo, Ars dictaminis, ars dictandi,Turnhout, 1991, p. 25-26
  2. Pierre Riché, Jacques Verger, Des nains sur des épaules de géants. Maîtres et élèves au Moyen Âge, Tallandier, Paris, 2006, p. 119-145

Voir aussi[modifier | modifier le code]