Arsénopyrite

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Arsenopyrite[1]
Catégorie II : sulfures et sulfosels[2]
Arsénopyrite - Mine de Trepça Kosovo

Arsénopyrite - Mine de Trepça Kosovo
Général
Classe de Strunz
Classe de Dana
Formule brute AsFeSFeAsS
Identification
Masse formulaire[3] 162,832 ± 0,007 uma
As 46,01 %, Fe 34,3 %, S 19,69 %,
Couleur Gris acier à blanc d’étain, irisé à jaunâtre
Classe cristalline et groupe d'espace monoclinique-prismatique P 21/c
Système cristallin Monoclinique
Réseau de Bravais Primitif P
Macle pentagonale
Clivage Distinct sur {001}
Cassure Irrégulière
Habitus Massif, Prismatique strié
Échelle de Mohs de 5,50 à 6,00
Trait Noir
Éclat métallique
Propriétés optiques
Indice de réfraction 50,5 à 51,3 %
Transparence opaque
Propriétés chimiques
Densité 5,92 à 6,22
Fusibilité Facile
Solubilité Dans l'acide nitrique avec précipité de soufre
Propriétés physiques
Magnétisme au chauffage
Radioactivité aucune
Unités du SI & CNTP, sauf indication contraire.

L'arsénopyrite est une espèce minérale composée d'arsénio-sulfure de fer de formule FeAsS avec des traces de : Ag, Au, Co, Sn, Ni, Sb, Bi, Cu et Pb. Elle sert de référence à un groupe cristallochimique.

Inventeur et étymologie[modifier | modifier le code]

Décrit par Ernst Friedrich Glocker en 1847. En raison de sa composition chimique et à cause de la contraction de "Pyrite arsenicale" [4]. Il n'y a toutefois pas de topotypie pour ce minéral.

Cristallographie[modifier | modifier le code]

  • Paramètres de la maille conventionnelle : a = 5.74, b = 5.68, c = 5.79, Z = 4, bêta = 112.17°, V = 174.82, Densité(Calculée)= 6,19
  • Macles : On retrouve souvent des macles selon {012} en « croix de Saint-André » ou en étoile à six branches, associant deux ou trois cristaux à 60° l'un de l'autre. On retrouve aussi des macles sur {100}, {001} et {101}, cette dernière se faisant par pénétration ou par contact et donnant des assemblages semblables à ceux de la marcassite (en «  crête de coq »).

Cristallochimie[modifier | modifier le code]

Elle sert de référence à un groupe  : le groupe de l'arsénopyrite  : aurostibite, bambollaite, cattierite, erlichmanite, fukuchilite, geversite.


Gîtologie[modifier | modifier le code]

Il n'a pas de contexte géologique particulier (sédimentaire, volcanique, métamorphique, magmatique et hydrothermale). Au choc elle dégage une odeur alliacée typique de la présence d'arsenic. Ce minéral apparaît également dans les pegmatites, mais il y est le plus souvent remplacé par la löllingite.

Synonymie[modifier | modifier le code]

il existe de nombreux synonymes pour cette espèce[5]

Variété[modifier | modifier le code]

La danaite est une variété d’arsénopytite cobaltifère décrite par Hayes en 1833 et nommée en hommage à James Freeman Dana de Boston, d’après des échantillons de Franconia, Grafton Co., New Hampshire, USA. (Syn. Cobaltoan Arsenopyrite). Ce minéral a des occurrences nombreuses notamment au Brésil, au Chili, en Chine, en Norvège, en Suède et aux USA.

Gisements remarquables[modifier | modifier le code]

En France

  • Mine de Salsigne, Aude. Gisement sulfures massifs, où l'arsénopyrite massive est associée à la pyrrhotite, la chalcopyrite, à des sulfures bismuthifères et des sulfo-antimoniures d'argent. Ce gite a été une des sources mondiales d'arsenic, d'or et de sous-produits tels que le cuivre, le bismuth et l'argent[7].

Dans le monde

  • Mine de Panasqueira, Panasqueira, Covilhã, Castelo Branco, Portugal[8], remarquables associations avec l'apatite bleue, lavande ou verte et de grands cristaux de wolframite.
  • Stari Trg Mine, Trepča, Kosovska Mitrovica, Kosovo[9]
  • Mine de Yaogangxian, Prefecture de Chenzhou, Province du Hunan, Chine

Utilité[modifier | modifier le code]

L'arsénopyrite aurifère est exploitée pour l'or. C'est également le plus important minerai d'arsenic, celui-ci étant récupéré sous forme d'arsénolite.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. American Mineralogist, volume 046, pp. 1448(1961)
  2. La classification des minéraux choisie est celle de Strunz, à l'exception des polymorphes de la silice, qui sont classés parmi les silicates.
  3. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  4. MINER Database von Jacques Lapaire - Minéraux et étymologie
  5. « Index alphabétique de nomenclature minéralogique » BRGM
  6. Pierre Joseph Macquer - Dictionnaire de chymie: contenant la théorie et la pratique de cette science 1767 p.147
  7. Descouens, D. (1986): "Les minéraux de Salsigne (Aude)." Monde et Minéraux, (72), 20-22.
  8. Werner, A.B.T., Sinclair, W.D., and Amey, E.B. (1998): International Strategic Mineral Issues Summary Report - Tungsten. US Geological Survey Circular 930-O
  9. Gispert, P. (1995). "The "Stari Trg" mine, Trepca, Kosovo." Revista de minerales, 1(1), 2-18.