Armée de terre française sur le front occidental en 1914

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L’armée de terre française sur le front occidental en 1914 est structurée en cinq armées mises à la disposition du commandant en chef, plus des grandes unités (divisions de réserve ou territoriales) servant de réserve.

Ces cinq armées se composent de 21 corps d'armée correspondant chacun à une région militaire. Un corps d'armée comprend un quartier général, deux divisions d'infanterie, une artillerie de corps, une cavalerie de corps, des formations du génie, des services de santé, vétérinaire, trésorerie, poste, prévôté. il compte 38 000 hommes, dont 30 000 combattants et 13 000 chevaux, placés sous le commandement d'un général de division (3 étoiles).

Organisation[modifier | modifier le code]

Au niveau politique un organisme interministériel est fondé en 1905, le Conseil supérieur de la guerre. Au niveau militaire, le commandement central a été renforcé en 1911. Le général Joseph Joffre est à la fois vice-président du Conseil supérieur de la guerre et chef d'état-major. Le territoire est subdivisé en régions militaires, chacune fournissant un corps d'armée. Une 21e région militaire avec pour chef-lieu Épinal, qui génère le 21e corps d'armée, est créé en 1913.

Recrutement[modifier | modifier le code]

La loi de 1905 a supprimé la majorité des différentes dispenses. La loi de 1913 (loi des trois ans) augmente la durée du service :

  • service militaire pendant trois ans (armée d'active) ;
  • réserviste pendant onze ans (armée de réserve) ;
  • territorial pendant six ans (armée territoriale) ;
  • réserviste de la territoriale pendant six ans (armée territoriale).

Total : 25 classes sous les drapeaux à la mobilisation, soit, en 1914, de la classe 1889 à la classe 1914, c'est-à-dire des gens nés entre 1869 et 1894. Les effectifs mobilisés en août 1914 sont de 3 580 000 hommes (un Français sur dix).

Article détaillé : Mobilisation française de 1914.

Le nombre d'officiers d'active est en baisse. Un cinquième des places est donné à des adjudants-chef. Pour compenser cette baisse, un effort très important a été fait en direction des officiers de complément, les officiers de réserve. Les élèves officiers de réserve ont été créés en 1905. Il manque 31 300 sous-officiers engagés.

Articulation[modifier | modifier le code]

  • Un corps d'armée (CA) : 40 000 hommes commandés par un général de division ayant rang de général de corps d'armée. Chaque corps d'armée regroupe deux divisions d'infanterie.
  • Une division d'infanterie (DI) : 16 000 hommes commandés par un général de division. Chaque division d'infanterie regroupe deux brigades d'infanterie.
  • Une brigade d'infanterie (BI) : 6 800 hommes commandés par un général de brigade. Chaque brigade d'infanterie regroupe deux régiments d'infanterie.
  • Un régiment d'infanterie (RI) : 3 400 hommes commandés par un colonel. Le régiment est l'unité morale : il possède son histoire, sa devise, son drapeau. Chaque régiment d'infanterie est composé de trois bataillons d'infanterie.
  • Un bataillon d'infanterie (btn.) : 1 100 hommes commandés par un commandant. Chaque bataillon d'infanterie est composé de quatre compagnies d'infanterie.
  • Une compagnie d'infanterie : 240 hommes commandés par un capitaine. La compagnie est l'unité de vie du soldat. Chaque compagnie d'infanterie est composée de quatre sections.
  • Une section : 60 hommes commandés par un lieutenant. Les sections sont regroupées par deux pour former un peloton. Chaque section est divisée en deux demi-sections.
  • Une demi-section : 30 hommes commandés par un sergent. Chaque demi-section est divisée en deux escouades.
  • Une escouade : 15 hommes commandés par un caporal.

Corps d'armée[modifier | modifier le code]

Le corps d'armée comprend à peu près 40 000 hommes et 120 canons de 75 mm. Il est composé de deux divisions d'infanterie d'active sauf le 6e corps d'armée qui en comprend trois. Il inclut, par ailleurs, des éléments non endivisionnés composés de :

  • deux régiments d'infanterie à deux bataillons (servant de réserve) ;
  • un régiment de cavalerie à quatre escadrons (chaque division se voit attribuer un escadron de cavalerie et deux escadrons restent à disposition du commandant du corps d'armée) ;
  • un régiment d'artillerie à quatre groupes de trois batteries, chacune ayant quatre pièces de 75 ;
  • deux compagnies de sapeurs-mineurs ;
  • une compagnie d'équipage de pont.

Il comprend, enfin, des éléments organiques qui portent le numéro du corps et qui sont composés de :

  • une section du train des équipages ;
  • une section d'état-major et du recrutement ;
  • une section de commis et d'ouvriers militaires d'administration ;
  • une section d'infirmiers militaires ;
  • une légion de gendarmerie, sauf pour le 15e et 16e corps qui en ont deux.

Division[modifier | modifier le code]

La division d'infanterie comprend 18 000 hommes, 36 canons de 75 mm, 12 mitrailleuses Saint-Étienne modèle 1907 ou Hotchkiss modèle 1914. Elle est composée de deux brigades d'infanterie à deux régiments de trois bataillons chacun. Elle comprend des éléments organiques composés de :

  • un régiment d'artillerie à trois groupes de trois batteries de 75, chacune ayant quatre pièces (l'ensemble des moyens d'artillerie de la division avec ses renforts est regroupé dans une brigade d'artillerie ou artillerie divisionnaire (A.D.) commandée par un général de brigade, conseiller artillerie du général commandant la division) ;
  • un escadron de cavalerie ;
  • une compagnie du génie.

La division de réserve comprend, elle aussi, 18 000 hommes et 36 canons de 75 ou de 65 mm de montagne et 12 mitrailleuses Saint-Étienne ou Hotchkiss. Elle est composée de deux brigades de réserve à trois régiments de deux bataillons chacun. Elle comprend des éléments organiques composés de :

  • trois groupes d'artillerie ;
  • deux escadrons de cavalerie ;
  • une compagnie du génie.

Bien que les unités territoriales aient pour mission, comme leur nom l'indique, une couverture du territoire et des points sensibles, un certain nombre de régiments territoriaux sont endivisionnés, de la 81e à la 92e division territoriale pour défendre les points sensibles ou les zones délaissées par les troupes d'active. Chaque division comprend deux brigades à deux régiments de deux bataillons. Certaines d'entre elles seront employées dans le corps de bataille.

Article détaillé : Régiment d'infanterie territorial.

La division de cavalerie comprend 5 200 hommes et douze canons de 75. Elle est composée de trois brigades de cavalerie composées chacune de deux régiments. Ces trois brigades se répartissent généralement en une brigade de cuirassiers (cavalerie lourde), une brigade de dragons et une brigade de cavalerie légère. Elle comprend des éléments organiques divisionnaires composés de :

  • un groupe d'artillerie à cheval à trois batteries ;
  • un groupe d'infanterie cycliste détaché d'un bataillon de chasseur ;
  • une compagnie de génie cycliste.

Régiment[modifier | modifier le code]

Le régiment est l'unité tactique de l'infanterie française en 1914. Le régiment d'infanterie d'active est commandé par un colonel. Il est composé de trois bataillons ; sept de ces régiments affectés aux places fortes comptent cependant quatre bataillons. Les régiments standards disposent chacun au total de 3 400 hommes dont 70 officiers. Les bataillons ne sont pas nécessairement co-localisés. Ainsi, l'ensemble des régiments de la 6e division ont deux bataillons en province et un bataillon isolé cantonné à Paris avec la portion centrale.

Article détaillé : Régiment d'infanterie français.

Le bataillon d'infanterie est commandé par un chef de bataillon ou commandant. Il comprend quatre compagnies et un petit état-major composé d'un lieutenant adjoint, un médecin aide-major, quatre sous-officiers, deux caporaux, cinq hommes, un atelier téléphonique de deux postes mis en œuvre par sept hommes et une section de mitrailleuses à deux pièces. La compagnie d'infanterie est commandée par un capitaine. Elle est composée de quatre sections. Le lieutenant le plus ancien commande la 1re, le sergent-major, la 2e, l'adjudant, la 3e et la 4e est laissée à un officier, lieutenant, sous-lieutenant voire aspirant. Elle comprend en outre une section hors-rang composée d'un sergent-major, d'un sergent-fourrier, d'un caporal-fourrier et de 15 hommes de spécialités diverses. Au total, elle dispose d'un effectif théorique de 3 officiers, 12 sous-officiers, 239 militaires du rang soit 254 hommes au total. Chaque section est divisée en deux demi-sections identiques commandées chacune par un sergent et divisée en deux escouades de 13 hommes commandées chacune par un caporal (soit un total de 59 hommes). Normalement, une chambrée en caserne correspond à une demi-section soit 26 hommes par chambre, plus deux caporaux, chefs de chambre.

Les chasseurs à pied ont un statut tout à fait spécial dans l'infanterie française qui se manifeste par un uniforme entièrement bleu, des parements jonquille et argent, un insigne propre, le cor de chasse, marque de leur appartenance à l'infanterie légère et un drapeau unique pour l'ensemble du corps, détenu, tour à tour, par un des bataillons sur une base annuelle. Ils comprennent trois spécialités, chasseur à pied, chasseur alpin et chasseur cycliste. Ils sont organisés en 31 bataillons numérotés de 1 à 31 : 19 BCP (bataillons de chasseurs à pied) et 12 BCA (bataillons de chasseurs alpins). Chaque bataillon forme corps et comprend 6 compagnies. De surcroît, dix bataillons mettent à disposition un groupe de chasseurs cyclistes de 417 hommes (cadres et militaires de rang) au profit des divisions de cavalerie. À la mobilisation, sont formés 31 bataillons de chasseurs de réserve numérotés 41 à 71 (n° du bataillon d'origine + 40) qui n'ont que quatre compagnies. En outre sept bataillons de chasseurs territoriaux de 1 200 hommes sont maintenus face à l'Italie. Lorsqu'ils sont assemblés pour former l'équivalent de régiments, ils sont joints deux par deux sous forme de « demi-brigades ».

Article détaillé : Chasseur à pied.

Chaque régiment d'infanterie d'active fournit à la mobilisation les cadres pour former un régiment d'infanterie de réserve qui porte son numéro augmenté de 200. Ainsi, le corps de réserve du 86e régiment d'infanterie porte le numéro 286 alors que celui du 105e porte le numéro 305. Il est généralement commandé par le lieutenant-colonel du régiment dont il dérive. Ses effectifs résultent d'un amalgame entre les personnels du régiment d'active et de personnels de réserve pour équilibrer globalement la valeur de chacune des unités. Contrairement au régiment d'active il n'est composé que de 2 bataillons à 4 compagnies. En revanche, la brigade de réserve comprend trois régiments ce qui la rend équivalente à la brigade d'active.

Article détaillé : Régiment d'infanterie français.

On distingue trois types de régiments d'artillerie, les régiments d'artillerie de campagne, les régiment d'artillerie à pied et les régiments d'artillerie lourde. Il y a, en tout, 62 régiments d'artillerie de campagne qui peuvent être soit régiments de corps d'armée (20 régiments) à 4 groupes de 3 batteries à 4 pièces chacune (48 pièces au total), soit régiments divisionnaires (42 régiments) à 3 groupes de 3 batteries à 4 pièces chacune (36 pièces au total). En outre, 10 régiments divisionnaires possèdent un quatrième groupe à cheval pour renforcer les 10 divisions de cavalerie. Les régiments d'artillerie lourde ou d'artillerie à pied ont une structure particulière à chacun propre à leur mission.

Article détaillé : Régiments d'artillerie français.

Le régiment de cavalerie lourde (cuirassiers) ou légère (dragons, hussards ou chasseur à cheval) est commandé par un colonel ou un lieutenant-colonel. Il comprend 4 escadrons chacun commandé par un capitaine et regroupé par 2 sous les ordres d'un chef d'escadrons (commandant). Chaque escadron est composé de quatre pelotons de 25 à 30 cavaliers, chacun commandé par un lieutenant, un sous-lieutenant ou un sous-officier supérieur. Le régiment peut être employé groupé dans le cadre des divisions de cavalerie ou par escadron, chacun étant détaché auprès d'une division d'infanterie.

Article détaillé : Régiment de cavalerie français.

Le régiment du génie n'est, en fait, qu'un gros corps support divisé en un nombre variable de bataillons eux-mêmes divisés en compagnies qui sont mises à la disposition des divisions et des corps d'armée. Chaque compagnie est identifié par un numéro double qui indique le numéro de son bataillon de rattachement et son ordre dans le bataillon. Deux régiments du génie sont particulièrement spécialisés, le 5e régiment du génie (Versailles) spécialisé dans les chemins de fer et le 8e régiment du génie (Mont Valérien) spécialisé dans la radio, la télégraphie et la téléphonie.

Article détaillé : Régiment du génie français.

Le train des équipages comptait au déclenchement du conflit, grâce aux réquisitions : 50 000 voitures hippomobiles, 150 000 chevaux et plus de 10 000 hommes tandis que le service automobile alignait 170 véhicules à moteur. 6 000 camions, 1 045 autobus et 2 500 voitures particulières furent réquisitionnées avec 25 000 chauffeurs et mécaniciens[1].

Déploiement[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Plan XVII.
Organisation des armées françaises au 2 août[2]
Commandants et chefs d'état-major Zones de
concentration
Composition :
corps et divisions
Effectifs Missions
1re armée
(armée de Dole)
Dubail
et Demange
autour de Remiremont et Charmes cinq corps (7e, 8e, 13e, 14e et 21e), soit 10 DI et 2 DC 266 452 h. attaquer vers Mulhouse et Sarrebourg
2e armée
(armée de Dijon)
Castelnau
et Anthoine
autour de Pont-Saint-Vincent et Neufchâteau cinq corps (9e, 15e, 16e, 18e et 20e) et le 2e GDR, soit 13 DI et 2 DC 323 445 h. attaquer vers Morhange
3e armée
(armée de Châlons)
Ruffey
et Grossetti
autour de Saint-Mihiel et Verdun trois corps (4e, 5e et 6e) et le 3e GDR, soit 10 DI et 1 DC 237 257 h. surveiller la place de Metz
4e armée (armée de Fontainebleau) Langle de Cary
et Maistre
autour de Saint-Dizier et Bar-le-Duc trois corps (12e, 17e et CAC), soit 6 DI et 1 DC 159 588 h. en réserve sur l'Argonne
5e armée
(armée de Paris)
Lanrezac
et Hély d'Oissel
d'Hirson à Dun-sur-Meuse cinq corps (1er, 2e, 3e, 10e et 11e), soit 12 DI et 1 DC 299 350 h. surveiller le massif ardennais

Type de régiments[modifier | modifier le code]

Régiments d'active : soldats nés en 1891, 1892 et 1893.

Régiments de réserve : soldats nés entre 1881 et 1890. Les régiments de réserve sont rattachés aux régiments d'active, dont ils reprennent la numérotation augmentée de 200. Ex : le 251e R.I. est le régiment de réserve du 51e R.I., le 317e R.I. celui du 117e R.I..

Régiments de territoriaux : formés de rappelés nés entre 1880 et 1875 (puis progressivement 1874 à 1869).

Abréviations[modifier | modifier le code]

RI : régiment d'infanterie ; RIT : régiment d'infanterie territoriale ; RIC : régiment d'infanterie coloniale ; RAP : régiment d'artillerie à pied ; RAC : régiment d'artillerie de campagne ; RA COL : régiment d'artillerie coloniale ; RAL : régiment d'artillerie lourde ; LG : légion de gendarmerie ; CR : cavalerie de remonte ; CC : chasseurs à cheval ; RT : régiment du train des équipages militaires.

Un RI est composé de trois bataillons (12 compagnies), parfois quatre, compte environ 3 400 hommes dont 120 officiers.

Un RAC compte 1400 hommes, 1000 chevaux, 36 ou 48 canons.

Noms des unités de l'armée française en 1914[modifier | modifier le code]

Chaque arme avait un nom d'unité spécifique, et la longue histoire de l'armée de terre française a vu se développer de nombreux types d'unités ayant des noms tirés parfois de leur origine géographique :

Cuirassier, Dragon, Chasseur à Cheval, Hussard, Chasseur d'Afrique, Spahi Sénégalais, Spahi Algérien, Artillerie de campagne, Train des équipages, Gendarmes à Cheval, École polytechnique, École de Saint-Cyr, Infanterie, Chasseur à pied, Chasseur alpin, Zouave, Tirailleur indigène, Troupe saharienne, Tirailleur Sénégalais, Tirailleur tonkinois, Légion étrangère, Cavalier de remonte, Infanterie coloniale, Génie, Artillerie à pied, Sapeur-pompier de Paris, Garde républicain à cheval, Garde républicain à pied.

Transports[modifier | modifier le code]

Le train des équipages comptait au déclenchement du conflit 50 000 voitures hippomobiles, 150 000 chevaux et plus de 10 000 hommes tandis que le service automobile alignait 170 véhicules à moteur. 6 000 camions, 1 045 autobus et 2 500 voitures particulières furent réquisitionnés avec 25 000 chauffeurs et mécaniciens[3].

Matériels[modifier | modifier le code]

La puissance de feu et la motorisation de l'armée française ont été démultipliées durant ce conflit[4] :

Matériels 1914 1918
Canons de 75 de campagne 3 840 5 484
Canon de 65 mm de montagne (en) 120 96
Canons lourds de campagne 308 5 000
Canons lourds grand puissance et marine - 740
Canons antiaérien 1 404
Mitrailleuses 2 000 18 000
Camions et voitures 9 000 88 000
Avions 162 3 608

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • Bibliographie fournie par l'association de recherches et d'études sur la vie des Bretons dans la Grande Guerre, président monsieur Prigent J. (association Bretagne 1914-1918).
  • Maurice Naërt, Lefranc, Gratien Laxague, Jean Courbis et J. Joubert, « Le plan XVII », dans Les armées françaises dans la Grande guerre, vol. 1, t. 1 : Les préliminaires, La bataille des frontières, Paris, Impr. nationale,‎ 1936, 602 p. (lire en ligne), p. 1 à 91.
  1. Bernard Crochet, Camions de l'extrême, Éditions de Lodi,‎ septembre 2007, 350 p. (ISBN 978-2-84690-307-3).
  2. Naërt et al. 1936, tome 1, volume 1, p. 517-585.
  3. Bernard Crochet, Camions de l'extrême, Éditions de Lodi,‎ septembre 2007, 350 p. (ISBN 978-2-84690-307-3)
  4. Jean-Philippe Liardet, « L'artillerie française durant la Grande Guerre », Champs de Bataille, no 10,‎ février-mars-avril 2006, p. 62 (ISSN 1767-8765)

Articles connexes[modifier | modifier le code]