Armée de défense d'Israël

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Armée de défense d'Israël
Tsva Hagana LeIsrael
Drapeau de l'armée israélienne.
Drapeau de l'armée israélienne.
Fondation 26 mai 1948
Branches Israeli Army (Land Arm) Flag.svg Armée israélienne
Israel Air Force Flag.svg Force aérienne
Marine israélienne Marine israélienne
Quartier-général Tel Aviv, La Kirya
Commandement
Ministre de la Défense Moshe Ya'alon
Chef d'état-major Benny Gantz
Main-d'œuvre
Âges militaires 18
Disponibles au service militaire 1 499 186 hommes
1 462 063 femmes
Aptes au service militaire 1 226 903 hommes
1 192 319 femmes
Atteignant l'âge militaire chaque année 50 348  hommes
47 996 femmes
Actifs 187 000[1] (34e)
Réservistes 445 000[1]
Budgets
Budget 13,3 milliards USD[2] (2009)
Pourcentage du PNB 6,8 %
Industrie
Fournisseurs nationaux Israel Aerospace Industries
Israel Military Industries
Israel Weapon Industries
Elbit Systems
Elisra (en)
Elta (en)
Rafael Advanced Defense Systems
Soltam Systems (en)
Plasan (en)
Automotive Industries (en)
Hatehof (en)
Israel Shipyards
SimiGon (en)
BUL Transmark (en)
Aeronautics Defense Systems (en)
Ordnance Corps (en)
Meprolight (en)
Fournisseurs étrangers Drapeau des États-Unis États-Unis[3]
Drapeau de l'Allemagne Allemagne[4]
Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni[5]
Drapeau de la France France[6]
Drapeau de l'Italie Italie[7]
Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud[8][réf. insuffisante]
Drapeau de la Belgique Belgique[9][réf. insuffisante]
Drapeau de la République populaire de Chine Chine[10]
Drapeau de l'Espagne Espagne[6]
Drapeau de la République tchèque République tchèque[8]
Drapeau de la Slovaquie Slovaquie[6]
Drapeau du Canada Canada[6]
Drapeau de la Slovénie Slovénie[6]
Drapeau de la Bosnie-Herzégovine Bosnie-Herzégovine[6]
Drapeau de l'Autriche Autriche[6]
Drapeau de l'Australie Australie[6]
Roumanie Roumanie[6]
Drapeau de la Hongrie Hongrie[6]
Serbie Serbie[6]
Drapeau de l'Inde Inde
Drapeau de la Colombie Colombie[6]
Drapeau du Brésil Brésil[6]
Drapeau de la Russie Russie[réf. nécessaire]
Articles annexes
Grades Grade de l'armée israélienne
Badge de l'Armée de défense d'Israël

L'Armée de défense d'Israël (en hébreu Tsva Hagana LeIsrael[11],[12], צְבָא הַהֲגָנָה לְיִשְׂרָאֵל), nom également traduit en français par Forces de défense d'Israël, est le nom officiel de l'ensemble des forces armées de l'État d'Israël. Elle est couramment désignée par l'acronyme Tsahal (hébreu : צה"ל).

Dénomination[modifier | modifier le code]

Le gouvernement israélien a officialisé ce nom le 26 mai 1948 ; il a été choisi, parce qu'il exprime l'idée que le rôle de l'armée israélienne est la défense, et aussi en référence au fait qu'il a incorporé la Haganah — qui veut dire : « Défense » — qui fut la principale organisation militaire juive ayant existé avant la création de l'État d'Israël et sur laquelle la nouvelle armée a été basée[13].

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines de l'armée israélienne[modifier | modifier le code]

Les origines de l'armée israélienne remontent à la fondation de la Haganah dans les années 1920. Au cours de la progression du conflit entre les Arabes et les Juifs en Palestine mandataire, deux autres groupes armés moins importants se forment l'Irgoun et le Lehi qui n'alignent respectivement qu'environ 3 000 et 1 000 combattants, la Haganah comptant dans les 20 000 combattants. Le Palmah sera ultérieurement intégré. L'armée israélienne qui se forme sera donc constituée essentiellement autour de la Haganah. À partir de 1947, et au vu des perspectives de fondation d'un État, ces groupes armés sont progressivement réorganisés et professionnalisés. La 4e Ordonnance du cabinet israélien dirigé par David Ben Gourion décrète officiellement l'unification des différents groupes paramilitaires sous la bannière unique de l'Armée de défense d'Israël[14].

Premier conflit avec les forces arabes[modifier | modifier le code]

Le 14 mai 1948, les États arabes voisins, qui contestent la création d'Israël, décident d'intervenir. Les armées arabes de la région entrent en guerre contre Israël. Suivant les sources[Lesquelles ?], elles comptent de 5 500 à 10 000 Égyptiens, entre 4 500 et 9 000 légionnaires transjordaniens, entre 6 000 et 7 000 Syriens, entre 4 500 et 8 000 Irakiens et 3 000 Libanais. Ils se joignent aux 12 000 irréguliers arabes palestiniens et aux 5 000 à 6 000 hommes de l'Armée de libération arabe.

Pour souligner l'importance historique de l'armée dans l'identité nationale israélienne, Alain Dieckhoff écrit : « Les circonstances hostiles qui présidèrent à la naissance d'Israël ont d'emblée donné à l'armée un poids déterminant comme garant de la survie du nouvel État. L'armée était d'ailleurs magnifiée non seulement pour son rôle de protection mais pour son action décisive – via le service militaire – dans la consolidation d'un sentiment national partagé. Israël devait être une nation en armes, et Tsahal devait être l'armée de la nation : en un certain sens, nation et armée ne faisaient plus qu'un[15]. »

Capacités militaires dans les années 2000[modifier | modifier le code]

Tsahal est équipée de matériels sophistiqués, notamment grâce à des firmes israéliennes à la pointe de la technologie comme Elbit Systems, Rafael, IAIetc.

Tsahal possède une armée de terre avec un important corps blindé, une marine de guerre, et une armée de l'air.

  • Le corps blindé est composé de près de 2 600 chars de combat[16] (sans compter le matériel de réserve). Ces chars sont des Centurions, des M60A1 et des Merkava 1, 2, 3 et 4[17].
  • L'armée de l'air est sans doute le point fort de Tsahal, elle comprend plus de 370 avions de combat modernes[16], notamment des F-16 et des F-15. L'armée de l'air comprend aussi 215 hélicoptères[16]. L'armée de l'air israélienne se démarque également sur la scène internationale grâce aux nombreux drones (avions sans pilote) d'attaque et de reconnaissance qu'Israël produit et utilise en grande quantité.
  • Tsahal compte dans ses rangs environ 161 000 soldats[16], mais peut mobiliser 425 000 réservistes[16] sous les drapeaux ; Tsahal a néanmoins un avantage conséquent grâce à sa technologie militaire. La firme israélienne « Elbit Systems » a créé le premier robot soldat. En effet, cette firme a inventé le « VIPeR » qui est transportable dans le sac à dos d'un soldat, armé d'un Uzi, télécommandé, capable de lancer des grenades, de tirer au Uzi, de monter et de descendre des escaliers et d'évoluer sur tout type de terrain.

Commandement[modifier | modifier le code]

Un soldat israélien.

Tsahal a été longtemps commandée par des généraux issus des corps « terriens » et en particulier du corps des blindés. Un aviateur, le général Dan Halutz, a succédé en août 2005 au général Moshe Yaʿalon, du corps de paracommandos, en tant que chef d'état-major de l'armée.[réf. nécessaire]

Cette nomination marque aussi la prépondérance de la réponse aérienne, dans la réflexion stratégique israélienne et constitue donc aussi un message clair à ce pays. Selon le général Ziv : « Notre doctrine a changé, nous voulons tenir le terrain par notre domination aérienne et notre capacité air-sol ».[réf. nécessaire]

Mais à la suite du conflit de l'été 2006 qui opposa Tsahal au Hezbollah, beaucoup se sont élevés contre les responsables politiques et militaires d'Israël. En particulier, les démissions du Premier ministre Ehud Olmert, du ministre de la Défense Amir Peretz et du chef d'état-major Dan Halutz ont été demandées. Le 16 janvier, Dan Halutz présentait sa démission.

Le 22 janvier, il est remplacé par le général Gabi Ashkenazi. Celui-ci avait quitté l'armée en 2005, à la suite de la nomination de Dan Halutz à ce poste qu'il convoitait. Il avait alors été nommé directeur général du ministère de la Défense, poste qu'il occupait jusqu'à cette nouvelle nomination. Elle marque le retour d'un militaire d'infanterie à ce poste[19].

Le 22 août 2010, le ministre de la Défense Ehud Barak a annoncé que Galant succèderait à Gabi Ashkenazi à la tête de l'État Major de l'armée[20] mais le 1er février 2011, il annule sa nomination à la tête de l'État Major. L'annonce est venue après des mois de scandale en raison d'allégations selon lesquelles il se serait approprié une parcelle de terrain près de sa maison dans le moshav Amikam[21]. Finalement c'est Benny Gantz qui succède à Gaby Ashkenazi. C'est un parachutiste, ancien commandant de l'unité d'élite Chaldag de l'armée de l'air[22].

Évolution[modifier | modifier le code]

Tsahal, depuis 1987 et la première intifada palestinienne, vit une profonde mutation, due, d'une part, aux débats de la société israélienne partagée entre l'assouplissement et une ligne plus dure, et d'autre part à une nouvelle stratégie politique et diplomatique, favorisant une recherche de la profondeur stratégique, donnant plus d'importance à l'armée de l'air et à la marine.

La nomination, en août 2005, d'un proche d'Ariel Sharon, le général d'aviation Dan Halutz en tant que chef d'état-major de l'armée, marque le début d'une évolution stratégique de grande importance de Tsahal. Il a pour ambition :

  • de réduire les effectifs pléthoriques — 631 500 personnes — en réduisant le temps de conscription ;
  • de rajeunir le corps des généraux ;
  • de réformer la formation des jeunes officiers, jugée insuffisante, en particulier mieux les préparer à intervenir dans des situations complexes de crises ;
  • de créer un corps de sous-officiers ;
  • de modifier les grands commandements territoriaux en « interarmisant » ;
  • de renforcer la capacité de projection de Tsahal ;
  • d'intégrer l'armée israélienne dans des modes d'actions multinationaux.

Israël détient le record mondial en dépenses d'armements par habitant qui s'élève en 2006 à 1 429 $ ; la période de conscription est de trois ans pour les hommes et de deux ans pour les femmes avec une période de réserve d'un mois par an[23].

Organigramme de Tsahal[modifier | modifier le code]

La question nucléaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Programme nucléaire israélien.

Bien que ce volet de la défense israélienne n'ait jamais été ni confirmé ni infirmé par le gouvernement, les experts considèrent comme certain que Tsahal dispose de l'arme nucléaire[24]. Israël n'a pas signé le traité de non-prolifération nucléaire. Il est admis, tant sur la scène nationale qu'internationale, qu'il s'agit d'un tabou d'ordre tactique et diplomatique, et non véritablement d'un programme secret : en la matière, l'ambiguïté est bien plus avantageuse qu'une officialisation. À partir du moment où les ennemis savent que cette arme existe, elle produit déjà son effet dissuasif ; une annonce officielle de possession n'apporterait rien d'utile, et présenterait au contraire des inconvénients : apparaître agressif, donner une justification à un programme nucléaire d'un pays voisin, devoir justifier la méthode d'acquisition de cette technologie (partenariat, espionnage), s'obliger à garder cette arme sous peine de perdre la face…[25]

Le cœur de l'activité nucléaire israélienne repose dans les différentes installations de la centrale nucléaire de Dimona, construite avec la France à partir de 1956. La plupart des analystes actuels s'accordent sur une fourchette comprise entre 100 et 175 têtes nucléaires[26].

Ces vecteurs seraient des missiles balistiques Jericho et des bombes larguées par avion. On spécule sur la capacité des sous-marins de la marine israélienne d'emporter ou non des armes nucléaires.

Vu la prédominance des armes conventionnelles, Joseph Cirincione du Carnegie Endownment for Peace, remet en cause l'intérêt stratégique d'armes de destruction massive pour Israël, puisqu'elles incitent les autres États de la région à s'en doter également.

Le 11 décembre 2006, le premier ministre israélien, Ehoud Olmert, s'adressant à des journalistes allemands, cite Israël dans la liste des États dotés de l'arme nucléaire[27],[28],[29],[30].

Toutefois quelques jours plus tard, l'interprétation qu'Israël posséderait l'arme nucléaire est réfutée par un porte-parole israélien.

Néanmoins, il semble que le Moyen-Orient n'a jamais été aussi près d'un conflit nucléaire que pendant la guerre du Kippour. Un article du Times Magazine de 1979, cite M. Ernest Lefever[31]:

« Il y a des raisons de croire que des F-4E Phantom ont été au moins une fois assignés au rôle de bombardier nucléaire et peut-être encore récemment. Pendant la guerre du Yom Kippour en 1973, alors que l'armée israélienne perdait du terrain devant l'avancée des forces armées Egyptiennes dans le Sinaï et cédait du terrain sur Golan aux face aux Syriens, les forces stratégiques (nucléaires) d'Israël ont été mises au plus haut niveau d'alerte.

Un escadron de F-4Es fut mis en alerte nucléaire continue, avec des pilotes d'élite. Le Premier ministre Golda Meir donna l'ordre de préparer les armes nucléaires pour une attaque sur les deux fronts. Mais avant que les limites imposées par Golda Meir ne soient atteintes, la situation se retourna en faveur d'Israël et les 13 bombes ont été renvoyées vers leurs arsenaux.

Cette position aurait été prise en partie pour convaincre les États-Unis du sérieux de la situation et les obliger à intervenir massivement en fournissant des armes, et notamment pour fournir les kits de contre-mesures contre les SAM-6 »[32].

Armée du peuple[modifier | modifier le code]

Des réservistes, juste avant un exercice de parachutisme

Du fait de l'intégration de tous les secteurs de la société israélienne dans ses unités et que l'armée régulière a un contingent relativement restreint, l'essentiel de Tsahal repose sur ses réservistes mobilisables en cas d'urgence qui sont issus de toutes les strates de la nation israélienne[33]. Tsahal est considéré en Israël comme étant l'« armée du peuple »[34], en hébreu : צבא העם (Tsava Haʿam). Dans le cadre de ce modèle d'« armée du peuple », l'armée israélienne conduit également des missions d'ordre social et éducatif. Certaines unités du Nahal se consacrent principalement à des missions éducatives et sociales dans les zones périphériques. Les enseignants-soldat(e)s ne servent pas dans des bases militaires, mais dans des structures civiles dédiées à l'éducation des jeunes en difficulté émanant de milieux socio-économiques difficiles et à l'intégration des nouveaux immigrants en complétant leur éducation[33].

Unité de recherche et de sauvetage[modifier | modifier le code]

Il existe dans l'armée israélienne une unité de recherche et de sauvetage. Cette unité appartient au Commandement du Front Intérieur (en). Il s'agit d'une force d'intervention spécialisée et hautement qualifiée dont la mission est la recherche et le sauvetage de victimes ensevelies sous des décombres. Cette unité opère tant en Israël qu'à l'étranger, elle a été fondée en 1983[35]. Des jeunes femmes arabes musulmanes israéliennes se sont portées volontaires pour rejoindre cette unité et l'ont intégrée[36].

Elle a mené plusieurs opérations à l'étranger à la suite d'attaques terroristes sur des édifices, ou après tremblements de terre :

Soldats arabes de l’armée israélienne[modifier | modifier le code]

Selon la loi israélienne tous les citoyens israéliens sont soumis à la conscription. Cependant une politique de longue date exempte les Arabes israéliens de faire leur service militaire, toutefois les membres de certaines tribus bédouines servent dans Tsahal[38] ainsi que des citoyens arabes musulmans et chrétiens sur la base d'un engagement volontaire[39]. Alternativement, les jeunes Arabes israéliens ont la possibilité de faire un service civil ce qui leur accorde des avantages similaires à ceux dont bénéficient les soldats démobilisés[40]. En octobre 2012 une Arabe chrétienne, Mona Abdo, est devenue la première arabe israélienne à devenir commandant d'une unité de combat mixte[41].

Le 8 juillet 2013, selon le quotidien libanais L'Orient-Le Jour, « la radio israélienne a annoncé que le bataillon arabe de l’armée israélienne (Houref) a achevé dans la région du Golan des entraînements intensifs en préparation d'une éventuelle confrontation entre Israël et le Hezbollah au Liban ». Chadi Abou Fares, le commandant de ce bataillon, a déclaré que son bataillon avait développé « de nouvelles tactiques et de nouveaux procédés pour se battre au Liban adaptées au style de combat du Hezbollah »[42].

En avril 2014, l'armée israélienne annonce qu'elle va appeler les Israéliens issus de la minorité arabe chrétienne à s'enrôler. Ils étaient jusque là libres de s'engager mais demeuraient peu nombreux à le faire, sans compter que plusieurs unités leur étaient interdites (en 2013, on comptait une soixantaine de soldats chrétiens). Cet inédit appel à la conscription se fera uniquement sur la base du volontariat. Sammy Smooha, professeur de sociologie à l'université de Haïfa, note qu'« en faisant de l'œil aux chrétiens, le gouvernement israélien espère diviser une communauté perçue comme frondeuse » (la minorité arabe d'Israël compte 1,5 millions de personnes, dont 160 000 chrétiens) mais estime que peu s'engageront, notamment en raison de leur nationalisme[43].

Doctrine militaire[modifier | modifier le code]

Éléments officiels[modifier | modifier le code]

La mission de l'Armée de défense d'Israël est officiellement formulée comme suit :
« Défendre l'existence, l'intégrité territoriale et la souveraineté de l'État d'Israël. Protéger les habitants d'Israël, et combattre toutes les formes de terrorisme qui menacent la vie quotidienne[44]. »

La doctrine officielle de l'Armée de défense d'Israël s'articule autour des points principaux suivants[45] :

  • Israël ne peut pas se permettre de perdre une seule guerre ;
  • stratégie défensive, pas d'ambitions territoriales.
  • désir d'éviter la guerre par les moyens politiques et une posture de dissuasion crédible.
  • prévenir l'escalade.
  • déterminer l'issue de la guerre de façon rapide et décisive.
  • combattre le terrorisme.
  • rapport de pertes très faible.

En décembre 1994, l'armée israélienne adopte un code de conduite intitulé « l'Esprit de Tsahal[46] » qui doit guider le comportement du soldat dans toute action militaire. Ce code comporte notamment dix valeurs[47] qui sont : ténacité, responsabilité, probité, exemple personnel, vie humaine, pureté des armes, professionnalisme, discipline, loyauté, tenue générale, camaraderie. Ce code de conduite initié par Ehud Barak, alors chef d'état-major de Tsahal, a été rédigé par une commission présidée par le philosophe et universitaire Asa Kasher (en)[48].

En 2003, Asa Kasher[49] et le général Amos Yadlin (en) (qui deviendra chef du renseignement militaire jusqu'en 2010) publient un article[50] remarqué, intitulé : « Éthique militaire du combat contre la terreur : une perspective israélienne[51] », à la suite duquel ils rédigèrent un document à l'intention du chef d'état-major de l'époque, Moshe Yaʿalon, afin qu'il serve de base à un nouveau « code de conduite » plus adapté au concept de guerre asymétrique[52]. Moshe Yaʿalon exposa des idées contenues dans le document à de nombreuses reprises devant des assemblées militaires, sans toutefois lui donner un caractère contraignant. Néanmoins le petit comité chargé de la réflexion sur l'éthique militaire doit désormais compter avec la montée en puissance d'un corpus de valeurs et de principes conformes au sionisme-religieux. En raison de la forte représentation des kippot serugot (soldats religieux issus des courants sionistes-religieux qui portent en permanence leur kippa) l'influence d'une éthique militaire sioniste-religieuse défini au sein des yeshivot (écoles religieuses) sans aucun contrôle de l'État-Major, est désormais clairement perceptible sur le terrain. L'une des conséquences principales est la remise en cause et donc l'affaiblissement du droit des conflits armés et du code d'éthique officiel. Lors de l'Opération Plomb Durci, les conflits et tensions à propos de l'éthique militaire ont éclaté, y compris sur le "champ de bataille" au point que depuis, l'armée israélienne a révisé sa politique d'accommodement avec le secteur religieux et notamment, cassé plusieurs accords et partenariats avec certaines organisations et associations religieuses[53].

En mai 2010, à la suite de la publication du Rapport Goldstone sur l'Opération plomb durci, et tout en rejetant les conclusions dudit rapport, l'armée israélienne a publié un document définissant les règles d'engagement dans la guerre urbaine. Visant à minimiser les pertes civiles, les règles détaillées dans ce document – appliquées de fait durant le conflit selon l'armée israélienne – sont depuis formellement institutionnalisées par le document en question, et intégrées dans la doctrine militaire officielle de l'armée israélienne[54].

Perspective historique[modifier | modifier le code]

Dans un ouvrage paru en 1974 et révisé en 1983 sur l'histoire de l'armée israélienne depuis 1874, le journaliste et auteur israélien de renom Zeev Schiff considère que les généraux israéliens ont établi une approche stratégique propre à la situation spécifique israélienne.

Cette conception est déterminée par cinq facteurs principaux[55] qui sont : la supériorité numérique de ses ennemis, l'absence de profondeur stratégique, la destruction du pays qu'entraînerait toute défaite, l'impossibilité de jamais l'emporter contre le monde arabe, la durée relativement limitée de toute guerre du fait des pressions exercées par les grandes puissances et la communauté internationale.

Tenant compte de ces facteurs, les stratèges israéliens[55] ont donc mis sur pied une approche qui mise sur la suprématie qualitative du matériel et des hommes, visant à l'excellence. Ils ont aussi conçu un système de défense régionale reposant notamment sur des implantations aux frontières dont le but est de ralentir l'ennemi le temps que les réserves se mobilisent. Par ailleurs, ils ont déterminé des limites, ou « tabous », dont le franchissement déclenche automatiquement une riposte ou une attaque. Dans le cadre des opérations militaires israéliennes, cette doctrine privilégie l'attaque sur le champ de bataille, les forces se portant à l'ennemi le plus rapidement possible tout en cherchant à porter les combats sur les territoires ennemis. Enfin, cette doctrine prône la destruction systématique de toute capacité arabe de se doter d'armes de destruction massive.

Pour Martin van Creveld – historien militaire israélien – à partir des structures modestes de son origine, l'armée israélienne s'est, en une quarantaine d'années, développée pour devenir un « magnifique instrument de guerre[56] » qui remporta tous les conflits qui l'opposèrent aux armées arabes. Mais la guerre du Liban de 1982, et plus encore la première intifada marquent un tournant dans l'histoire de l'armée, qui se retrouve confrontée à une guerre asymétrique dans laquelle sa supériorité technique ne lui confère plus aucun avantage. Martin van Creveld considère qu'au contraire, le fait que l'armée israélienne soit incomparablement plus forte que ses opposants l'enferme dans un « dilemme moral auquel elle ne peut faire face, et qui continue de la hanter jour et nuit[56]. » Pour van Creveld, à partir du milieu des années 1990, ce dilemme allait remettre en cause la foi que la société israélienne plaçait dans son armée jusqu'alors.

Et en effet, la question de la singularité morale de l'armée israélienne est aujourd'hui continuellement débattue en Israël et dans le monde.

Les officiels israéliens mettent en avant l'éthique particulière à laquelle est soumise l'armée israélienne qu'ils déclarent régulièrement être « l'armée la plus morale du monde »[57]. Le code de conduite « L'Esprit de Tsahal » dispose effectivement[58],[59] :

« Pureté des armes — les hommes et femmes de Tsahal n'utiliseront leurs armes et leur force que dans l'objectif et dans le cadre strict de leur mission et conserveront leur humanité même durant les combats. Les soldats de Tsahal n'utiliseront pas leurs armes et leur force pour faire du mal à des êtres humains qui ne sont ni combattants ni prisonniers de guerre et ils feront tout ce qui est en leur pouvoir pour éviter de causer des dommages à leurs vies, leurs corps, leur dignité et leur propriété. »

Ses détracteurs remettent cette image en cause[60],[61] notamment à la suite de certaines exactions et massacres qui ont marqué l'histoire de l'armée, dont ceux de la guerre de 1948[62], de Qibya[63], de Kafr Qassem[64], de prisonniers de guerre[65],[66], de Sabra et Chatila[67], de Qana[68] ainsi que, à la suite d'opérations controversées, comme la bataille de Jénine[69], l'opération Plomb durci[70] ou l'abordage de la flottille pour Gaza[71]. Certains de ces événements suscitèrent des bouleversements dans la société israélienne, en particulier le massacre de Sabra et Chatila qui – bien que directement perpétré pas des milices chrétiennes libanaises – donna lieu à des manifestations historiques en Israël[72],[73]. La commission d'enquête israélienne conclut à la « responsabilité indirecte » de l'armée et à la « responsabilité personnelle » d'Ariel Sharon, alors ministre de la Défense, dont elle recommanda la démission[74].

D'autres observateurs[75],[76],[77],[78] estiment que ces critiques sont injustes[79], considérant notamment que les opérations de l'armée israélienne sont jugées selon des critères éthiques qui ne sont appliqués à aucune autre armée[79]. Dans une interview en 2002[80], Martin van Creveld déclare que « l'armée israélienne n'est en aucun cas la pire du lot ». Pour lui, « c'est toujours une question de rapport de force » entre un « fort » et un « faible », « pratiquement quoi que ce soit commis par le fort sur le faible compte comme une atrocité[81] ».

Notoriété[modifier | modifier le code]

Pour l'historien militaire Pierre Razoux, « les nombreux succès [de l'armée israélienne] ont contribué à forger le mythe d'une armée israélienne toute puissante, quasi invincible[11]. » Elle est également considérée comme l'« armée la plus puissante du Proche-Orient »[82].

Guerres du conflit israélo-arabe[modifier | modifier le code]

Conquête de la Guerre des Six Jours.

Militairement, Tsahal a gagné un grand prestige, par exemple, lors de la Guerre de 1967 où à la suite d'une attaque éclair, elle détruisit la quasi-totalité de l'aviation égyptienne au sol et vainquit successivement l'Égypte, la Jordanie puis la Syrie en 6 jours, conquérant en parallèle le Sinaï, la Cisjordanie et le Golan.

Lors de la Guerre du Kippour, bien que malmenée, plusieurs divisions blindées de Tsahal parvinrent à franchir le Canal de Suez et encerclèrent totalement la IIIe armée égyptienne tandis que sa tête de pont se trouvait à moins de 100 km du Caire.

La marine israélienne s'est également illustrée lors de la guerre du Kippour. Composée de vedettes rapides armées de missiles mer-mer Gabriel, la flotte israélienne coula 19 navires arabes dont 10 navires lance-missiles et ravagea les côtes syriennes et égyptiennes sans essuyer la moindre perte[83].

Dans la conscience collective israélienne et occidentale, la Guerre de 1948 a longtemps gardé l'image d'une « guerre de survie » dont l'issue fut la « victoire miraculeuse » du « David israélien » contre le « Goliath arabe ». Toutefois, cette image est remise en cause depuis la fin des années 1980 à la suite des travaux des nouveaux historiens israéliens qui voient dans cette image un « mythe fondateur » d'Israël. (Voir section concernée de l'article Guerre israélo-arabe de 1948).

Opérations[modifier | modifier le code]

Dans sa lutte contre le terrorisme, Tsahal a réalisé des opérations qui lui ont donné une notoriété certaine comme lors du raid sur Entebbe.

Tsahal a également à son actif des opérations militaires audacieuses comme l'opération Opéra au cours de laquelle des chasseurs-bombardiers israéliens détruisirent la centrale nucléaire irakienne Osirak ou comme l'opération Jambe de bois contre le quartier général de l'OLP à Tunis.

Corps et unités d'élite[modifier | modifier le code]

Les forces israéliennes ont acquis une renommée importante.

Le corps des blindés de Tsahal est reconnu pour ses succès lors des deux campagnes du Sinaï et par le développement par l'armée israélienne de son propre char de combat : le Merkava. L'aviation est également très prestigieuse et s'est toujours montrée très largement victorieuse dans ses confrontations contre les aviations arabes. L'armée de l'air israélienne a également développé son propre chasseur-bombardier, le Kfir et est un leader dans la technologie des drones.

Actuellement, la marine dispose de trois sous-marins de classe Dolphin de fabrication allemande qui seraient susceptibles de tirer des missiles mer-sol Popeye armés d'ogives nucléaires et d'une portée théorique de 1 500 km[84].

Certaines unités d'élite sont également célèbres, comme les unités Duvdevan, Sayeret Matkal ou 101.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « The Institute for National Security Studies, chapter Israel[PDF] » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 20130318, 17 juin 2009.
  2. (en) « 51.6 mld NIS », Defensenews.com,‎ 18 août 2008 (consulté le 1er juin 2010).
  3. (en) Michel Chossudovsky, « Unusually Large U.S. Weapons Shipment to Israel: Are the US and Israel Planning a Broader Middle East War? », Globalresearch.ca (consulté le 1er juin 2010).
  4. (en) « Israel Buys 2 Nuclear-Capable Submarines », Washingtonpost.com (consulté le 1er juin 2010).
  5. (en) « British MPs slam weapons exports to Israel », ynetnews,‎ 30 mars 2010 (lire en ligne).
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  11. a et b Pierre Razoux, Tsahal. Nouvelle histoire de l'armée israélienne, Perrin, 2006, p. 13.
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  30. « Article dans "le Monde" du 13 décembre 2006 », sur http://www.lemonde.fr (consulté le 4 juin 2007).
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  44. Traduction de http://dover.idf.il/IDF/English/about/doctrine/ sur le site officiel de l'armée israélienne.
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  55. a et b (en)Zeev Schiff, A History of the Israeli Army, Macmillan Publishing Company, 1983, chapitre 8.
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  57. Ariel Sharon, Ehud Olmert, Gabi Ashkenazi, Ehoud Barak.
  58. Extrait de la doctrine officielle de Tsahal : « Purity of Arms - The IDF servicemen and women will use their weapons and force only for the purpose of their mission, only to the necessary extent and will maintain their humanity even during combat. IDF soldiers will not use their weapons and force to harm human beings who are not combatants or prisoners of war, and will do all in their power to avoid causing harm to their lives, bodies, dignity and property. », Israel Defense Forces, Doctrine, Official Website (consulté de 22 août 2010).
  59. Section « Doctrine de Tsahal » sur le blog francophone officiel de l'armée israélienne].
  60. Michael Prior (en), Zionism and the state of Israel: a moral inquiry, section « Purity of Arms », Routledge, 1999, p. 208.
  61. Uri Avneri, Guerre du Liban, un Israélien accuse, L'Harmattan, 2007, p. 31.
  62. Voir la section « Pureté des armes » dans l'article Tueries et massacres de la guerre de Palestine de 1948 pour une présentation détaillée.
  63. (en)Noam Chomsky, The Fateful Triangle : the United States, Israël and the Palestinians, 1988, p. 383-385 accessible via googlebooks (ou (fr) Noam Chomsky, Israël, Palestine, États-Unis, le triangle fatidique, 2006, p. 449-450) met en cause la « moralité unique » de Tsahal sous-jacente au concept de « pureté des armes » : « C'est le massacre de Qibya qui vient immédiatement à l'esprit (…) quand on raconte des affabulations sur la pureté des armes (…) ».
  64. Tom Segev, Apology in Kafr Qasem, Haaretz, 27 décembre 2007 indique que « The Kafr Qasem massacre shocked the country and gave rise to a public debate on basic questions of morality and democracy. »
  65. Michael Prior (en), Zionism and the state of Israel: a moral inquiry, Routledge, 1999, p. 209 rapporte la controverse publiée dans Maariv en 1995 au sujet de l'assassinat en 1956 de 140 prisonniers de guerre égyptiens dont 49 ouvriers par les hommes de la 890e brigade parachutiste sous les ordres de Rafaël Eytan.
  66. Frédéric Encel, Géopolitique d'Israël, 2004, p. 403 écrit que « (…) l'exécution sommaire de prisonniers égyptiens au cours de la campagne de Suez (1956) [et d'autres événements] démontrent que la « pureté des armes » (…) s'avère en Israël comme ailleurs mythique (…). »
  67. Noam Chomsky, Fateful triangle: the United States, Israel, and the Palestinians, South End Press, 1999, p. 259-260 met en cause la « moralité unique » de Tsahal (« In the annals of military combat, their behaviour is unique. ») ainsi que ceux qui la défendent dans le contexte de Sabra et Chatila.
  68. Frédéric Encel, Géopolitique d'Israël, 2004, p. 403 écrit que « (…) le tir d'obus de Cana (1996) [et d'autres événements] démontrent que la « pureté des armes » (…) s'avère en Israël comme ailleurs mythique (…). »
  69. Denis Sieffert et Joss Dray, La guerre israélienne de l'information : désinformations et fausses symétries dans le conflit israélo-palestinien, Paris, La Découverte, coll. « Sur le vif »,‎ 1er septembre 2002, 127 p. (ISBN 978-2-7071-3839-2, lien OCLC?), p. 103-106.
  70. Gideon Levy, Israël, Goldstone et tout le reste…, écrit : « Israël a commis des crimes de guerre lors de l'opération “Plomb durci” à Gaza. (…) La majorité des Israéliens est toujours profondément convaincue que leur armée, les FID, est l'armée la plus morale du monde, et rien d'autre. Voilà la force d'un lavage de cerveaux extrêmement efficace. »
  71. Bernard-Henri Lévy, L'autisme n'est pas une politique, La Règle du jeu, 31 mai 2010 écrit au sujet de l'arraisonnement de la flottille que « Tsahal (…) cette armée (…) adepte de la pureté des armes, (…) non seulement ultrasophistiquée mais profondément démocratique (…), avait d'autres moyens d'agir qu'en déclenchant ce bain de sang. »
  72. (en) Myron Joel Aronoff, Cross-currents in Israeli culture and politics, Transaction Publishers, 1985, p. 14 (books.google.fr) (400 000 manifestants).
  73. (en) Al Ahram no 1016, 23-29 septembre 2010 : What happened at the Sabra and Shatila refugee camps in 1982? (300 000 manifestants).
  74. Rapport de la commission d'enquête Kahan sur le site du ministère des affaires étrangères israélien : www.mfa.gov.il.
  75. Article de Gerald Steinberg (en) dans la publication trimestrielle du « think tank » conservateur américain Middle East Forum, vol. XI, no 3, p. 13-25 : [1]
  76. (en) Alan Dershowitz, le 2 septembre 2010 ; dans sa rubrique régulière « Double Standard Watch » du Jerusalem Post : [2].
  77. Retranscription de la déposition du Colonel Richard Kemp (en) devant la commission Goldstone, au cours de laquelle il déclare notamment : « Au cours de l'Opération « Plomb durci », l'armée de défense d'Israël a fait davantage pour la sauvegarde des droits des civils en zone de combat que toute autre armée dans l'histoire des guerres. » : [3].
  78. (en) Natan Sharansky,[4].
  79. a et b Article de Joshua Mitnick dans Christian Science Monitor du 25 octobre 2010 : [5].
  80. Retranscription d'une interview de Martin van Creveld pour la chaîne ABC, donnée le 20 mars 2002 : [6].
  81. Martin van Creveld, The transformation of war, Simon and Schuster, 1991, p. 177 : [7].
  82. Alain Dieckhoff, L'État d'Israël, Fayard, 2008, p. 68.
  83. (en) Howard Sachar, A history of Israel : from the rise of Zionism to our time, New York, A.A. Knopf Distributed by Random House,‎ 1996, 1153 p. (ISBN 978-0-6794-4632-3 et 067944632X, lien OCLC?), p. 772-774.
  84. (en) Israel - Weapons of Mass Destruction - Submarines sur le site www.globalsecurity.org (consulté le 4 septembre 2010).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Razoux, Tsahal - Nouvelle histoire de l'armée israélienne,‎ 2006 [détail de l’édition] cf. Histobiblio.com
  • Martin van Creveld, Tsahal : histoire critique de la force israélienne de défense,  éd. du Rocher. coll. « L'art de la guerre », Paris, 1998, 588 p.
  • Yehoshua Kenaz, Infiltration,  éd. Stock, coll. « Les mots étrangers », 529 pages.
  • Yehoshua Kenaz, Paysage aux trois arbres,  éd. Actes Sud, 306 pages.
  • L'édition de septembre 2006 du magazine Défense et Sécurité internationale.
  • Renaud Girard, La guerre ratée d'Israël contre le Hezbollah,  éd. Perrin, 2006 (ISBN 2-262-02605-X).
  • Samy Cohen, Tsahal à l'épreuve du terrorisme, Éditions du Seuil, 2008, (ISBN 978-2-02-083823-8).
  • Samia Chouchane, « Quelle éthique pour le soldat de l'État juif et démocratique ? », Conflits Actuels, n°double 23-24, 12e année, 2009 1-2, [8].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]