Aristophane de Byzance

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Aristophane (homonymie).

Aristophane de Byzance, en grec ancien Ἀριστοφάνης / Aristophanês (Byzance v.-257Alexandrie v.-180), grammairien et critique grec.

Né vers -257, il part pour Alexandrie pendant sa jeunesse, et y devient disciple de Zénodote et de Callimaque de Cyrène. Il se consacre aux poèmes homériques, dont il donne la première édition véritablement critique, et aux œuvres d'Hésiode, Alcée, Pindare, Sophocle, Euripide, Aristophane ou encore Ménandre, pour lesquelles il écrit des introductions. Il est également l’auteur d'un Lexique contenant des mots archaïques et usuels, des synonymes, des textes usuels, etc. À la suite d'Apollonios de Rhodes et d'Ératosthène, il prend la tête de la bibliothèque d'Alexandrie en -195. On lui attribue la mise au point des diacritiques de l'alphabet grec. Il a été éclipsé par son disciple, Aristarque de Samothrace, mais l'Antiquité voyait en lui l'un de ses meilleurs grammairiens.

Dans son Épitomé zoologique, Aristophane de Byzance commente ainsi Théophraste[1] sur le règne animal : Les animaux qui piquent occasionnent une douleur qui n’est pas due à une substance injectée par leur dard mais à la finesse de leur dard ; c'est pourquoi les animaux qui ont des dents très fines produisent eux aussi une douleur particulièrement vive[2].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Epit. 1.147
  2. Arnaud Zucker (professeur de langue et littérature grecques à l'université de Nice), Théophraste à mots découverts, page 8 (2008)

Éditions[modifier | modifier le code]

  • William J. Slater, Aristophanis Byzantii Fragmenta (Sammlung griechischer und lateinischer Grammatiker, 6), éd. Walter de Gruyter, Berlin et New York, 1989.