Ariston de Céos

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Ariston (Ἀρίστων)

Philosophie grecque

Antiquité

Naissance IIIe siècle av. J.-C. (Céos)
Décès IIe siècle av. J.-C.
École/tradition Aristotélisme, péripatétisme
Principaux intérêts littérature, histoire, rhétorique,
Influencé par Aristote, Lycon[Lequel ?]

Ariston de Céos (en grec ancien Ἀρίστων ὁ Κεῖος) est un philosophe grec, 5e scholarque du Lycée, après la mort de son ami Lycon de Troade. Il naît à Ioulis[1], dans l'île de Céos. Disciple de Lycon de Troade[2], ses livres sont nombreux et écrits avec soin[3]. Diogène Laërce cite les ouvrages d'un homonyme, Ariston de Chios, stoïcien[4], Athénée cite Conversations sur l'Amour[5], et Plutarque cite un autre écrit intitulé Lycon[6] Cicéron écrit encore dans le De finibus qu’Artison a un style agréable et élégant, mais qu'on ne trouve pas en lui la gravité requise dans un grand philosophe.

Philosophie[modifier | modifier le code]

Selon le De finibus bonorum et malorum de Cicéron, Ariston a parlé sur le mépris des choses humaines ; il soutient qu'à l'exception des vertus et des vices, il n'y a rien à rechercher ni à fuir.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Sur la vie d'Épicure, ouvrage polémique contre Épicure, l'accusant de plagiat philosophique envers son maître Nausiphane[7].
  • Sur Lycon : Dans cet ouvrage vraisemblablement biographique, il relatait ses souvenirs concernant son ami Lycon, précèdent scholarque du Lycée.

Il sembla aussi avoir réalisé une histoire institutionnelle du Lycée, si l'on en croit les différents testaments depuis Aristote jusqu'à Lycon, transmis par Diogëne Laërce, qui assure les avoir trouvés dans un ouvrage d’Artison de Céos. Ariston de Céos a écrit un ouvrage intitulé Caractérismes[8] et Athénée de Naucratis cite un ouvrage intitulé Similitudes érotiques. Selon Panétios de Rhodes et Sosicrate, la quasi-totalité des œuvres attribuées à Ariston de Chios, seraient en fait de Ariston de Céos, assertion qui semble combattue par Philodème de Gadara, philosophe épicurien qui critiqua les thèses d'Ariston de Céos.

Il se pourrait sans certitude donc, que ce dernier soit l'auteur des quatorze œuvres suivantes :

  • Προτρεπτικῶν (Protreptiques, en deux livres)
  • Περὶ τῶν Ζήνωνος δογμάτων (Sur les doctrines de Zénon)
  • Διάλογοι (Dialogues)
  • Σχολῶν (Cours, en six livres)
  • Περὶ σοφίας (Entretiens sur la sagesse, en sept livres)
  • Ἐρωτιϰαὶ διατριϐαί (Entretiens sur l'amour)[9]
  • Ἐρωτικῶν Ὁμοίων (Similitudes érotiques)[9]
  • Υ̓πομήματα ὑπερ ϰενοδοξίας (Notes sur la vaine gloire)
  • Υ̓πομήματων (Notes, en vingt-cinq livres)
  • Ἀπομνημονευμάτων (Souvenirs, en trois livres)
  • Χρειῶν (Chries, en onze livres)[10]
  • Πρὸς τοὺς ῤήτορας (Contre les rhéteurs)
  • Πρὸς τάς Ἀλεξίνου ἀντιραφάς (Contre les réfutations d'Alexinos)
  • Πρὸς τοὺς διαλεκτικούς (Contre les dialecticiens, en trois livres)
  • Πρὸς Κλεάνθην (Contre Cléanthe)

Références[modifier | modifier le code]

  1. Patrie de Prodicos de Céos, Bacchylide et d'Érasistrate.
  2. Diogène Laërce, V, 70, 74.
  3. Cicéron, De finibus, v. 5.
  4. Diogène Laërce, Vies, doctrines et sentences des philosophes illustres [détail des éditions] [lire en ligne] (VII, 163)
  5. Athénée, Deipnosophistes [détail des éditions] [lire en ligne] : X, 419 ; XIII, 563 ; XV, 674.
  6. Plutarque, De la manière de lire les poètes (I)
  7. Diogène Laërce, Vies, doctrines et sentences des philosophes illustres [détail des éditions] [lire en ligne] (X, 14)
  8. χαρακτηρισμοί, suite de portraits, ouvrage calqué sur celui de Théophraste
  9. a et b attesté par Athénée.
  10. La chrie, en rhétorique grecque, est une sorte de dissertation à partir d’une citation

Voir aussi[modifier | modifier le code]