Aristide Aubert du Petit-Thouars

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Aristide Aubert du Petit-Thouars
Aristide Aubert du Petit-Thouars
Aristide Aubert du Petit-Thouars

Surnom Dupetit-Thouars
Naissance 31 août 1760
au château de Boumois
Décès 2 août 1798 (à 37 ans)
à la bataille d'Aboukir
Mort au combat
Origine Royaume de France Royaume de France
Allégeance Royaume de France Royaume de France
Drapeau français Monarchie constitutionnelle française
Drapeau français République française
Arme Pavillon de la marine royale française Marine royale française
Pavillon de la Marine de la République française Marine de la République
Grade Capitaine de vaisseau
Années de service 1778 - 1798
Conflits Guerre d'indépendance des États-Unis
Guerres de la Révolution
Faits d'armes Bataille d'Aboukir
Hommages Six bâtiments de guerre
Rue Dupetit-Thouars
Famille Aubert Du Petit-Thouars

Aristide Aubert du Petit-Thouars dit Dupetit-Thouars, né le 31 août 1760, au château de Boumois, près de Saumur et tué le 2 août 1798, à la bataille d'Aboukir), est un officier de marine français du XVIIIe siècle. Capitaine de vaisseau, il se distingue à la bataille d'Aboukir au cours de laquelle il trouve la mort.

Sommaire

[modifier] Biographie

[modifier] Origines et famille

Aristide Aubert du Petit-Thouars descend d'une famille de la noblesse poitevine dont l'origine remonte à 1390. Il est le quatrième fils de Gilles-Louis-Antoine Aubert-du Petit Thouars (9 août 1727-), dit le « Chevalier du Petit Thouars », et de sa femme Marie Gohin, dame de Boumois. Son frère ainé Louis Marie Aubert Du Petit-Thouars, se distingue comme botaniste.

[modifier] Carrière dans la Marine

À l'École militaire il est destiné à l'Infanterie, mais il refuse de suivre cette voie. Aristide Dupetit-Thouars a quatorze ans quand il fait la connaissance du navigateur Yves Joseph de Kerguelen de Trémarec, que son père est chargé de garder prisonnier à Saumur, suite à sa disgrâce.

En 1778, il entre dans la Marine royale et participe dès le 27 juillet sur le Fendant à la bataille d'Ouessant. L'année suivante, il prend part à la prise de Saint-Louis du Sénégal.

En 1780-1782, il sert sous les ordres du comte de Guichen aux Antilles où il participe aux combats contre les escadres britanniques de George Brydges Rodney. Il participa, en 1780, aux trois combats de Guichen contre Rodney et, en 1782, sur le vaisseau de 80 canons, la Couronne, à la bataille des Saintes.

Il étudia les mathématiques, en autodidacte, et l'idée lui vint, après l'entreprise infructueuse de d'Entrecasteaux, de partir à la recherche de La Pérouse.

Le 1er janvier 1792, il est promu lieutenant de vaisseau et part à bord du brick de 12 canons, le Diligent dans une expédition infructueuse à la recherche de Jean-François de La Pérouse, dont on est alors sans nouvelles depuis quatre ans. Dès 1790, il a recueilli des souscriptions et vendu ses biens pour financer cette expédition. Il met à la voile le 2 août 1792, sauve de la faim quarante Portugais qu'il trouve dans l'île de Sel, l'une des îles du Cap-Vert, perd le tiers de son équipage par la maladie.

Au cours d'une escale au Brésil, il est arrêté par les Portugais et subit une longue détention à Lisbonne. Libéré en 1793, il vit trois ans aux États-Unis (Nouvelle-Angleterre), où il rencontre, parmi de nombreux émigrants, le duc de Liancourt, Talleyrand et d'autres. Avec l'argent du premier et les terres qu'on lui concède, il entreprend, lui-même de fonder une ville qu'il nomme Asile.

Mais le 9 thermidor met fin au projet et il rentre en France en 1795, où il avait été destitué comme aristocrate, il obtient sa réintégration, est promu capitaine de vaisseau et prend le commandement du vaisseau de 80 canons, le Tonnant.

Il fait partie de l'expédition d'Égypte, lors de la bataille d'Aboukir, en qualité de commandant du Tonnant. Il force le HMS Bellerophon à amener son pavillon, et se dégage du HMS Majestic.

Ces combats, d'une violence extrême, lui emportent successivement un bras, puis l'autre, puis une jambe. Refusant d'abandonner son commandement, il se fait placer dans un baquet de son qui se trouvait sur le pont, et assume son commandement jusqu'à ce que les hémorragies aient raison de lui. Son dernier ordre est, dira-t-on, de clouer au mât le pavillon tricolore pour qu'il ne puisse être amené. Charles Mullié affirme que tant que ses forces le lui permirent il continua de donner des ordres, et il cria en expirant : équipage du Tonnant, n'amenez jamais votre pavillon !.

[modifier] Mémoire

Six bâtiments de guerre ont porté le nom de « Dupetit-Thouars »

On trouve une rue Dupetit-Thouars dans le IIIe arrondissement de Paris.

[modifier] Publications

  • La Biographie maritime[1], dit: «Dupetit-Thouars a laissé plusieurs manuscrits, que sa sœur, Mlle Félicité Du Petit-Thouars[2], a réunis en 3 volumes in-8°, sous le titre de Lettres, Mémoires et opuscules d'Aristide du Petit-Thouars, capitaine de vaisseau, enseveli sous les débris du Tonnant, au combat d'Aboukir.». Guérard[3] dit qu'un seul volume fut publié par le frère et la sœur[4]. «Il contient, dit-il, une longue lettre sur la guerre de 1778-83 adressée au commandant Du Lomieu en 1785, où l'on reconnaît le capitaine instruit et avide d'enrichir la science de faits nouveaux.»
  • Mémoires de Georges-Aristide-Aubert Dupetit-Thouars, capitaine de vaisseau. Manuscrit[5].

[modifier] Notes

  1. Il porte comme sous-titre: Notices historiques sur la vie et les campagnes des marins célèbres, par Hennequin, chef de bureau au ministère de la marine, 3 vol. in-8. Paris, Regnault, 1837.
  2. Relation d'une visite de Wilhelm von Humboldt Le mardi 22 mai 1798 (3 prairial) Visite chez Melle Dupetit-Thouars...Elle parait fort religieuse, ce qui la rend particulièrement sentimentale. Elle me parla presque exclusivement de son frère. Depuis l'âge de onze ans il éprouvait un penchant irrésistible pour les voyages au long cours. À l'École Militaire on le destinait à l'Infanterie, mais il ne voulut point suivre cette voie. Il étudia les mathématiques, en autodidacte, et l'idée lui vint, après l'entreprise infructueuse de d'Entrecasteaux, de partir à la recherche de La Pérouse.... / ... Félicité habite le département de Maine-et-Loire, sur une Île de la Loire, au milieu d'une belle nature, selon ses propres termes. ... / ... Sa trop grande sentimentalité ne m'a jusqu'à présent permis de découvrir chez elle qu'une assez plate moralité. in Wilhem von Humboldt - Journal Parisien (1797-1799)
  3. La France littéraire ou la littérature contemporaine. Paris, 1842
  4. Chez Dentu et Arthur Béchard. Paris, 1822, in-8.
  5. Ces mémoires sont relatifs à la guerre d'Amérique de 1779 à 1783, et leur auteur les destinait à l'impression. Ils ne contiennent pour Thomas Balch que de faibles lacunes. Il indique que ce manuscrit acquis par lui le 7 décembre 1869 renferme des lettres et des renseignements qui lui donnent tout lieu de croire qu'il n'a jamais été publié et qu'il n'est pas de la main du capitaine Dupetit-Thouars lui-même, malgré l'affirmation de l'expert, M. Chavaray, consignée dans son catalogue et répétée dans la pièce qui constate l'authenticité de ce manuscrit. Il pense qu'il a été dressé sur les notes du capitaine, par son frère le botaniste.

[modifier] Voir aussi

[modifier] Source partielle

[modifier] Article connexe

Familles subsistantes de la noblesse française

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