Mysticisme nazi

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Le mysticisme nazi (ou l'ésotérisme nazi) est une appellation qui sert à désigner de manière globale un ensemble de doctrines florissantes en Allemagne avant ou pendant le régime nazi et mêlant le pangermanisme et l'aryanisme à des doctrines ésotériques. Elles s'inspirent de théories développées en Allemagne à partir du début du XIXe siècle (Ariosophie, l'Armanisme, la Théozoologie, l'Armanen-Orden, l'Artgemeinschaft, etc…).

Ce courant quasi-religieux consiste en fait en la combinaison du pangermanisme et racisme allemand avec l'occultisme, l'ésotérisme, et le paranormal et une philosophie de l'histoire qui est un messianisme sécularisé. Le nazisme ne se veut pas seulement une idéologie politique, mais aussi une vision globale du monde. Ses racines plongent en effet pour une bonne part sur un ensemble de mythes raciaux et occultistes (mythes du Nouvel âge, ou de l’âge du verseau) développés à la fin du XIXe siècle et au début XXe siècle. Il permettra à Adolf Hitler d'attribuer une signification religieuse, celle d'un médiateur, d'un prophète ou d'un messie, à sa personnalité et à sa doctrine.

L'établissement du lien entre ésotérisme et nazisme peut se faire sur plusieurs plans :

  • Celui de l'histoire, bien que ces aspects idéologiques aient longtemps été considérés comme secondaires par rapport aux aspects politiques du nazisme.
  • Celui de la religion et de l'histoire des mouvements religieux, en particulier pour savoir si le nazisme participe ou s'oppose au christianisme[1].
  • Celui des arts et de la littérature, dans la mesure où le mélange du nazisme et de l'ésotérisme ont une forte charge émotionnelle (fascination du mal, goût du mystère révélé, goût pour le paranormal) et un fort potentiel romanesque dont les thèmes sont empruntés couramment dans des œuvres de fiction.

Sommaire

Vue d’ensemble[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le mysticisme nazi est un mouvement initiatique völkisch qui plonge ses racines tant dans les doctrines de la Société Thulé et de la Société théosophique que dans les idées d'Arthur de Gobineau. Guido von List et Jörg Lanz von Liebenfels en furent d’importantes figures précoces, et des événements signifiants après la Seconde Guerre mondiale furent la fondation de l'Artgemeinschaft par Jürgen Rieger et celle de l’Armanen-Orden en 1976 par Adolf Schleipfer. Daniel Gasman montre l'influence qu'exerça le monisme d'Ernst Haeckel sur le nazisme.

Selon certains, Hitler lui-même semble avoir porté un certain intérêt pour l'occultisme nazi. Pour d'autres, Hitler n’avait que mépris pour les occultistes et préférait l’activisme politique auprès des masses. Cependant, les théories occultistes vont directement et fortement influencer le cercle intérieur des idéologues nazis. En particulier, Heinrich Himmler et la SS, Alfred Rosenberg (le « philosophe » officiel du nazisme), Rudolf Hess (dauphin d'Hitler avant sa fuite de 1941), Richard Walther Darré (théoricien du nazisme rural), sont connus pour s’être intéressé au mysticisme et au paranormal.

L’hitlérisme ésotérique est centré sur les mythologies « païennes » (Nordique notamment) pré-chrétiennes supposément propres à des races données, et l'inclusion d'une figure mythifiée d'Adolf Hitler dans l'écheveau de ces mythologies.

Le rôle joué par le mysticisme dans le développement du Nazisme et ses idéaux fut identifié par des étrangers au moins dès 1940, avec la publication des Occult Causes of the Present War (« Causes Occultes de la Guerre Actuelle ») de Lewis Spence. À ce propos, Spence identifia précisément un sous-courant païen dans le nazisme (qu’il imputait en grande partie à Alfred Rosenberg), bien que certaines de ses autres conclusions - tel que la connexion du nazisme avec les Illuminati, et automatiquement l’assimilation du paganisme au « satanisme » - sont peut-être moins crédibles.

Croyances centrales[modifier | modifier le code]

Des thèmes comme l’origine de la race aryenne, les Teutons en général, et les peuples germaniques en particulier, ainsi que la présumée supériorité des soi-disant Aryens sur les autres races, et ce que ces derniers prétendaient au sujet de leurs racines, sont autant de concepts clés.

Diverses localisations, tel que l’Atlantide, Thulé, l’Hyperborée, Shambhala et d’autres sont suggérées comme le foyer de la société originelle des surhommes.

Une autre croyance clé est que cette Herrenrasse (race supérieure) a été affaiblie par le métissage avec ce qu’ils voient comme des untermensch ou races inférieures.

Les racines occultistes du nazisme[modifier | modifier le code]

Une floraison de théories et organisations mêlant occultisme et racisme germanique "aryen" ont préparé la voie au nazisme au début du XXe siècle. Les théories développées seront au cœur de l'idéologie nazie, en particulier chez Alfred Rosenberg (le "philosophe" du parti) et Himmler et la SS.

La mythique Société du Vril (fin XIXe siècle)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Société du Vril.

Dans son livre Monsieur Gurdjief, Louis Pauwels prétendit qu’une certaine Société du Vril (ou grande loge lumineuse) avait été fondée à Berlin à la fin XIXe siècle par des rosicruciens, dont le général Karl Haushofer. Néanmoins, Pauwels se dédit plus tard concernant plusieurs points de son livre.

La Société du Vril s’inspirerait des idées de Louis Jacolliot (ésotérisme, indianisme, occultisme) et de Edward Bulwer-Lytton pour son ouvrage « La race qui nous supplantera » (1873), qui aurait été lu par Hitler. Le "Vril" serait l’énergie cachée en soi qui permet de devenir un surhomme.

La plupart des historiens avancent que la Société du Vril n’a pas existé, ou du moins qu’une telle société, si tant est qu’elle existât, n’eut pas d’impact sur le Nazisme : elle n’est en effet pas mentionnée dans la vaste biographie d’Hitler par Ian Kershaw ni dans celle faite par Alan Bullock, pas plus que dans la biographie d’Hermann Göring par Werner Maser ou dans le livre sur l’histoire de la Schutzstaffel (SS) par Heinz Hoehne.

L'armanisme de Guido List (1902)[modifier | modifier le code]

L’armanisme est une théorie développée par le pangermaniste Guido List, dit "Guido von List" (1848-1919), écrivain occultiste (à partir de 1902) soutenu par les théosophes viennois, qui réalise pour la première fois la fusion de l’occultisme et de l’idéologie pangermaniste. Les théosophes apportent en particulier l’idée de la succession de 5 races dans l’histoire mondiale : races astrale, hyperboréenne (ayant vécu aux pôles et disparue), lémurienne (ayant vécu sur une île disparue dans l’Océan indien), atlante et aryenne. Des traditions racontent qu'Helena Blavatsky, fondatrice de la théosophie en 1875, aurait été initiée en Gobi par l’élite sacerdotale cachée d’anciennes races (la SS enverra plus tard une mission à leur recherche en Gobi).

La théorie[modifier | modifier le code]

L’armanisme postule que l’Allemagne antique était une civilisation supérieure dont la religion originelle, comprenant renaissance et déterminisme karmiques, s’exprimait sous deux formes : une forme exotérique (accessible à tous) qui était le wotanisme et une forme ésotérique (réservée à des initiés) qui était l’armanisme. Les "Armanen" étaient, dans cette théorie, un légendaire groupe de prêtres-rois de l’ancienne nation ario-germanique, adorateurs du dieu-soleil

La romanisation et la christianisation de l’Allemagne (par Charlemagne en particulier) aurait obligé l’Armanisme à se cacher pour se perpétuer à travers des organisations (guildes, sainte-Vehme, templiers, rose-croix et franc-maçonnerie…), textes et légendes (Edda, Graal..), symboles architecturaux et héraldiques, etc.

List réclame donc en 1911 le retour à l’âge d’or traditionnel de l’Allemagne, soit la formation d’un empire germanique, racialement « pur » de religion armaniste.

D’après l’épisode de la série "Decoding the Past" intitulé "The Nazi Prophecies", de The History Channel, Guido von List est le fondateur de l’Ariosophie. Mais il semble qu'il s'agisse d'une confusion avec la théorie de Lanz.

Organisations et influences armanistes[modifier | modifier le code]

  • Guido List fonde la Société List (1908) puis l’Ordre supérieur des Armanen (1911), qui se veut l’élite de la Société List.

L’armanisme influencera des organisations politiques pangermanistes, en particulier :

  • Le journal Hammer (1902), puis les Groupes de la renaissance germanique (1908), puis le Reichshammerbund (1912).
  • Le Germanen Orden (1912), issue de la « Loge Wotan » d’un groupe Hammer et dirigé par Hermann Pohl.
  • Rudolf Glauer, dit Rudolf von Sebottendorf (1875-1945), aventurier passionné d’ésotérisme et d’astrologie, ayant notamment vécu en Orient, devient le chef du Germanen Orden en Bavière, qu’il transforme en 1918 en Société de Thulé (« Créée à Munich au tournant de l’année 1917, 1918, (la Société de Thulé) était l’incarnation du Germanen Orden fondé à Leipzig en 1912 afin de regrouper divers petits groupes et organisations antisémites » explique l'historien de référence du nazisme Ian Kershaw, in Hitler 1889-1936 : Hubris, Flammarion 1999, page 218). C’est la Société de Thulé qui préside en 1919 à la formation du Parti ouvrier allemand DAP, le parti nazi. La société de Thulé sera la pépinière des futurs chefs du mouvement puis du régime nazi (Ian Kershaw cite Gottfried Feder, Dietrich Eckart, Karl Harrer, Hans Frank, Rudolf Hess, Alfred Rosenberg, mais pas Hitler lui-même)[2].
  • Dietrich Eckart, qui a beaucoup influencé Hitler à ses débuts, est proche de l’éditeur Tarnhari, lui-même très influencé par Guido List.
  • Sous le régime nazi, les organisations de Guido List seront cependant interdites (en 1942), probablement pour ne pas interférer avec le doctrine occultiste "officielle" de la SS[réf. nécessaire].

Les historiens américains Jackson Spielvogel and David Redles, pourtant plutôt partisans d'accorder une place aux théories occultistes dans la formation du nazisme, "Qu'Hitler ait eu une relation directe et personnelle avec la Société Guido von List durant ses années à Vienne en 1907-1913 n'a pas été définitivement établi"[3].

L'ariosophie de Lanz-Liebenfels (1905)[modifier | modifier le code]

L'ariosophie (ou théozoologie ou aryo-christianisme) est une théorie développée par Jörg Lanz-Liebenfels (dit "Jörg Lanz von Liebenfels") (1874-1954), moine cistercien défroqué (en 1893) qui a quitté l’église (en 1899). L'ariosophie constitue une fusion du christianisme et du racisme germanique. La théorie est publiée en 1905, dans le manifeste Theozoologie oder die Kunde von den Sodoms-Äfflingen und dem Götter-Elektron (« Théozoologie ou la Tradition des Singes Sodomites et des Electrons des Dieux »). Lanz appela d'abord sa doctrine théozoologie (insistant sur son caractère "scientifique") et aryo-christianisme (sur son caractère religieux), avant d'opter dans les années 1920 pour le label d'ariosophie (connaissance ésotérique au sujet des Aryens), forgé en 1915, que la postérité retiendra.

Certains auteurs, en particulier le spécialiste Nicholas Goodrick-Clarke (en 1985), utilisent le terme "ariosophie" de manière assez générique pour décrire toutes les théories occulto-aryanistes, y compris l'armanisme de Guido List.

La théorie[modifier | modifier le code]

L’ariosophie postule que la « race aryenne pure » descendrait d’entités divines interstellaires s’engendrant par l'électricité. Mais les aryens auraient « fauté » avec des singes, donnant naissance à des races humaines plus ou moins « pures » ayant perdu leurs pouvoirs originels (il s'agit d'une reprise raciste de l'histoire biblique de la chute originelle). Comme une grande partie de la propagande mystique nazie, le livre de Lanz-Lienbenfels s’appuie sur quelques images racoleuses dénonçant le viol de femmes blanches par des hommes ethniquement « inférieurs » et sexuellement actifs. Selon cette théorie, l’église catholique aurait ensuite trahi sa mission de rappeler la « gnose sexo-raciste » du Christ. Le mythe du Graal est réinterprété comme la quête du sang pur des aryens. Lanz annonce la résurrection de la gnose sexo-raciste : les aryens retrouvant, par la sélection, leur « pureté » raciale et donc leur pouvoirs divins qui leur permettront d’établir un État aryen mondial (le « troisième âge »). Lanz prônait la castration massive des « singoïdes » et autres mâles « inférieurs ».

Organisations et influences de l'ariosophie[modifier | modifier le code]

L’ariosophie s’est directement exprimé à travers :

  • La revue Ostara (1905-1913), qui connut un grand succès. Elle utilisait le symbole de la croix gammée.
  • L'Ordre du nouveau temple ou Ordre des nouveaux templiers (1907-1942), qui aurait compté 300 membres dont Guido List et le musicien Strindberg. Il est dissous en 1942.
  • Le Lumen Club (Vienne, 1932-1942), qui sera une pépinière pour le parti nazi en Autriche jusqu’en 1938. Il est dissout en 1942.
  • Un groupe à Berlin parfois appelé Cercle Swastika. L'éditeur de Lanz, Herbert Reichstein, le transforme en institut (1925), puis Société Ariosophique (1926). En 1928, elle est rebaptisée Neue Kalandsgesellschaft ou NKG (Guido List utilisait le terme Kaland pour désigner une loge secrète) pour unir la Société aryosophique issue des idées de Lanz et les armanistes de List. Elle devient l'Ariosophische Kulturzentrale (1931). Elle ouvre une école ariosophique à Pressbaum (cours sur les runes, les biorythmes, le yoga et la Cabbale. La Société aryosophique comptait parmi ses membres Schwartz-Bostunicht (anthroposophe proche de Rudolf Steiner, le chef de la théosophie-anthroposophie en Allemagne, puis proche d'Alfred Rosenberg, professeur et colonel SS), Wehrmann (astrologue, fondateur de la SA de Pforzheim).

Le psychologue autrichien catholique antinazi Wilfried Daim[4] a mis en avant dès 1957 une influence de Lanz sur Hitler (Der Mann, der Hitler die Ideen gab, 1957). Daim affirme que Lanz a rencontré Hitler en juillet 1909 (sur la foi d'un témoignage de Lanz à Daim en 1951) et qu'il lisait (en 1910), la revue Ostara (revue) (sur la foi d'un témoignage de Josef Greiner, un ami d'Hitler à l'époque).

Lanz a affirmé plusieurs fois qu'Hitler était influencé par son mouvement[3]. La bibliothèque personnelle de Hitler contenait un livre de Lanz et un livre portant la dédicace : "An Adolf Hitler, meinem lieben Armanenbruder."[5]

Certains historiens de référence reprennent l'idée que Hitler lisait Ostara, tel l'historien allemand Joachim Fest[6].

D'autres historiens relativisent cependant l'influence de Lanz sur Hitler telle que mise en avant par Wilfried Daim : l'historien américain Richard Weikart (California State Univ) rapporte ainsi en 2001 la position de l'historienne autrichienne Brigitte Hamann (université de Vienne) : "L'approche de Hamann est de bon sens, admettant qu'Hitler est susceptible d'avoir lu la revue de Lanz Ostara, mais estimant que le racisme aryen de Hitler porte encore plus la marque de Guido von List"[7].

Le général Karl Haushofer (1869-1946)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Karl Haushofer.

Le général Karl Haushofer a fondé et dirigé l’Institut de géopolitique de Munich. L'influence la plus sûre de Haushofer sur le nazisme est son amitié avec Rudolf Hess, qui fut son élève.

Beaucoup de rumeurs ont couru à son égard. Selon certains, il aurait été un fanatique des idées du mage et métaphysicien russe Georges Gurdjieff. Il passe pour avoir étudié le bouddhisme zen et pour avoir été initié par des lamas tibétains. Haushofer aurait prétendu avoir été en contact avec des Loges Tibétaines secrètes possédant le secret du “Surhomme”, une idée qui deviendra centrale dans la politique eugénique du parti Nazi[réf. nécessaire].

Les historiens (l'historien allemand Hans-Adolf Jacobsen (université de Bonn) et le géopolitologue français Jean Klein) reconnaissent « les similitudes entre la pensée et l'action du géopoliticien de Munich et certaines démarches nazies » (dont la notion d'espace vital), ses liens avec Rudolf Hess et la tentative d'influer la politique extérieure nazie via son fils Albrecht Haushofer (professeur et éminence grise dans certaines négociations diplomatiques, exécuté par la Gestapo en 1945). En revanche, ils estiment qu'« il n'eut aucune part à la rédaction de Mein Kampf » et que son influence fut limitée : il fut pour quelque chose dans l'alliance avec le Japon mais échoua dans ses vues d'alliance avec les États danubiens et anglo-saxons[8].

La Société de Thulé (1918-1925)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Société Thulé.

En 1915, Pohl fut rejoint par Rudolf Glauer. Glauer, aussi connu sous le nom de Rudolf von Sebottendorf, vint en Allemagne avec un passeport turc et était un adepte de la méditation soufie et de l’astrologie. Glauer est connu pour avoir été un admirateur du pangermaniste Guido von List et du farouchement antisémite Lanz von Liebenfels (admirateur de Emanuel Swedenborg et de Jakob Lorber). Glauer était un homme riche (la source de cette fortune est inconnue) et il devint en 1918 le grand maître de la branche bavaroise du germanenorden (inspiré par l'armanisme de Guido List), qu'il transforma la même année en Société Thulé avec l’aval de Pohl.

Si un certain nombre des adeptes de la Société Thulé étaient des membres hauts placés du parti Nazi, Hitler lui-même n’en devint jamais membre. Toutefois, c’est un membre de la Société Thulé, le dentiste Dr. Friedrich Krohn, qui choisit le symbole du svastika pour le parti Nazi.

Il est probable que c’est de Dietrich Eckart que vint la plus significative influence de Thulé sur Hitler. Eckart était un riche patron de presse éditeur du journal Auf gut Deutsch. C’était un occultiste engagé et un membre du cercle intérieur de la Société Thulé. Il passe pour avoir appris à Hitler des techniques de suggestion et de persuasion (dont certaines possiblement de nature mystique). Fusse cette influence profonde, le livre Mein Kampf d’Hitler fut dédicacé à Eckart.

Les organisations de Gorsleben (années 1920)[modifier | modifier le code]

Rudolf John Gorsleben (mort en 1930) était membre de la Société de Thulé, de la Société ariosophique (1928) et de l’Ordre du nouveau temple (Ordo novi templi). Il était aussi responsable du grand rival du parti nazi en Allemagne du sud, le Deutsch Völkiser S&T. Il promeut les idées d’aryo-christianisme.

Rudolf John Gorselben va fonder :

  • Le journal Liberté allemande (1920), auquel a participé l’anthropologue raciste Hans Friedrich Karl Günther.
  • La Société Edda ou Eddagesellschaft (1925) et son journal Hagal qui fait la promotion d’une religion arienne, de la mythologie païenne, de l’astrologie et de l’occultisme. Parmi les membres de la Société Edda se trouve l’épouse du général Ludendorff. La Société Edda est également proche du groupe occultiste de Karl Maria Wiligut (1866-1946), qui avait développé sa propre théorie occulto-raciste et influencera Himmler

L'Irminisme de Wiligut[modifier | modifier le code]

La "théorie"[modifier | modifier le code]

Karl Maria Wiligut proclamait que la religion germanique de l'Irminisme, avait été révélée en 12 500 av. J.-C. pour adorer le dieu germanique "Krist". Le christianisme actuel n'aurait été qu'un vol de cette tradition germanique. L'Irminisme aurait été battu par une religion schismatique, le Wotanisme. L'église catholique, les juifs, la franc-maçonnerie n'auraient cessé à leur tour d'étouffer la tradition irministe.

Influence sur le nazisme[modifier | modifier le code]

Karl Maria Wiligut aura une grande influence sur Himmler. Il sera responsable de la section d'Histoire ancienne de l'institut de recherche de la SS, le RuSHA (à ne pas confondre avec le RSHA).

L'ésotérisme et le régime nazi[modifier | modifier le code]

Hitler et l'occultisme[modifier | modifier le code]

L'avis des historiens[modifier | modifier le code]

Si Adolf Hitler a globalement eu une attitude relativement prudente, voire distante, avec les théories occultistes, il allégua cependant avoir vécu un « éveil spirituel » sur le front pendant la Première Guerre mondiale, en particulier lorsqu’il fut temporairement rendu aveugle par une attaque ennemie au gaz.

L'historien américain Richard Weikart (California State university) synthétise en 2001 la position de plusieurs historiens de référence concernant l'attitude de Hitler face à l'occultisme [9].

L'idée d'un Hitler occultiste vient en partie des conversations prêtées à Hitler par Hermann Rauschning et publiés en 1939 (Hermann Rauschning, Hitler Speaks, London, 1939). Les écrits de Rauschning ont été très critiqués par les historiens qui estiment impossible de démêler le faux du vrai.

Le poème d’Hitler à la gloire de Wotan[modifier | modifier le code]

En 1915, alors qu’il servait dans l’armée allemande sur le front ouest, Hitler écrivit le poème ésotérique suivant mentionnant la divinité germanique pré-chrétienne Wotan :

"Ich gehe manchmal in rauhen Nächten
Zur Wotanseiche in den stillen Hain,
Mit dunklen Mächten einen Bund zu flechten -
Die Runen zaubert mir der Mondenschein.
Und alle, die am Tage sich erfrechten,
Sie werden vor der Zauberformel klein!
Sie ziehen blank - doch statt den Strauß zu flechten,
Erstarren sie zu Stalagmitgestein.
So scheiden sich die Falschen von den Echten -
Ich greife in das Fibelnest hinein
Und gebe dann den Guten und Gerechten
Mit meiner Formel Segen und Gedeihn."

Qui peut être traduit ainsi :

"Je vais parfois par les nuits froides
Au chêne de Wotan planté dans le bois calme
Pour sceller une union par de sombres pouvoirs -
Magie : les runes m'apparaissent à la lueur lunaire !
Et tous ceux dont le jour éclairait l'impudence
Deviennent tout petits devant les mots magiques !
Ils filent droit – mais loin de tresser le bouquet,
Durcissent pétrifiés, devenus stalagmites.
Ainsi les Faux sont-ils triés d'avec les Vrais –
Je me saisis du nid des mots
Puis donne alors aux Bons et Justes,
Par ma formule, grâce et bonheur."[réf. nécessaire]

L'occultisme au sein du régime nazi[modifier | modifier le code]

La SS[modifier | modifier le code]

Himmler et les rites SS[modifier | modifier le code]

Le fondateur de l’hitlérisme ésotérique fut Heinrich Himmler, qui était fasciné plus que n’importe quel autre officiel du Troisième Reich (dont Hitler) par le racialisme Aryen (et pas seulement germanique) et par l’Odinisme germanique[réf. nécessaire]. Himmler a prétendu s’être considéré lui-même comme le successeur spirituel ou même la réincarnation de Heinrich (ou Henri) Ier dit l’Oiseleur, duc de Saxe et roi germanique au Xe siècle. Il mit au point des rites SS en l’honneur du vieux roi et rapporta les ossements de ce dernier dans la crypte de la cathédrale de Quedlinburg. Himmler eut même ses quartiers personnels aménagés au château de Wewelsburg, décoré en l’honneur de celui-ci.

L'Ahnenerbe[modifier | modifier le code]
Bruno Beger en train de prendre des mensurations faciales

L'Ahnenerbe, branche d'études « scientifiques » des SS, aussi appelée par certains le Bureau occulte nazi, avait pour vocation l’étude et la conservation de l’héritage ancestral. Elle était originellement consacrée à la recherche de preuves de la supériorité de la race aryenne, mais fut aussi versée dans des pratiques occultes. Fondée en 1935 par Himmler, les buts poursuivis par l’Ahnenerbe furent notamment la quête de lieux et d’objets mythiques comme l’Atlantide et le Graal (buts qui passent notamment pour la base de l’archéologie nazie dans les films d’Indiana Jones)[10].

Beaucoup de temps et de ressources furent consacrés à la recherche ou à la création d’un paradigme “historique”, “culturel” et “scientifique” qui, populairement accepté, ancrerait les idées à propos de la race aryenne “supérieure” dans la société allemande de l’époque. Des organisations mystiques telles que la Société Thulé, Schwarze Sonne, et d’autres furent créées, reliées à l’élite SS, et adoptant des rites, des initiations et des croyances spécifiques.

Des expéditions au Tibet, au Népal, en Grèce, en Arctique, et en Nouvelle-Souabe (Antarctique) furent organisées à la recherche de la mythique nation “aryenne” d’Hyperborée, dont la capitale, Ultima Thule, avait supposément été érigée par les ancêtres extraterrestres des “races aryennes” en provenance du système solaire d’Aldébaran, selon le controversé livre jaune nº5.[réf. nécessaire]

En 1938, une expédition fut envoyée au Tibet sous la houlette d'Ernst Schäfer, en quête du foyer originel de la race aryenne selon Édouard Conte et Cornelia Essner. À cette fin, l'anthropologue Bruno Beger fit des moulages de visages et effectua des mesures de crâne et de nez[11].

De pareilles expéditions furent organisées à la recherche d’objets semi-mythiques censés conférer la puissance ou des pouvoirs spéciaux à leur détenteur, comme le Graal et la Sainte Lance.[réf. nécessaire]

Alfred Rosenberg et la tentation d'une religion païenne[modifier | modifier le code]

Le principal théoricien nazi se situant dans une ligne mystique est le philosophe Alfred Rosenberg. Selon l'historien Lionel Richard, "il prône la constitution d'une religion nouvelle articulée sur une identité collective allemande finalement refondée artificiellement, appuyée sur la "pureté naturelle du sang" et sur une "renaissance germanico-nordique.""[12].

Selon Lionel Richard, "Sous le Troisième Reich, à l'instigation de Rosenberg et d'autres dirigeants, comme le ministre de l'agriculture Walter Darré ou le chef SS Heinrich Himmler, les nazis se sont essayés à cette "religion nouvelle"."[12] Elle s'est notamment exprimée à travers un calendrier de cérémonies (prise du pouvoir le 30 janvier, mémorial des Héros en mars, anniversaire du chef et "communion" ou "confirmation" des jeunesses hitlériennes le 20 avril, fête du Travail le premier mai, solstice d'été le 21 juin, fête des moissons en octobre, commémoration des "martyrs" du putsch de 1923, solstice d'hiver à Noël), tonalité prophétiques de discours de Hitler, diffusion de la photo du Fürher et de Mein Kampf aux nouveaux mariés, salut Heil Hitler.

Cependant Hitler lui-même ne se serait jamais déclaré lui-même publiquement en faveur de ce culte, "trop préoccupé de ne pas liguer contre lui l'ensemble des chrétiens." selon l'historien Lionel Richard[13]. Et Lionel Richard d'estimer que, au total, le néopaganisme n'a joué qu'un rôle marginal au sein du régime nazi.


Dans le nazisme, Adolf Hitler est quelquefois comparé au Christ, ou vénéré comme un sauveur messianique envoyé par Dieu.

Une des prières récitées dans les orphelinats du Troisième Reich : Führer, mein Führer, von Gott mir gegeben, beschütz und erhalte noch lange mein Leben. Du hast Deutschland errettet aus tiefster Not, Dir verdank ich mein täglich Brot. Führer, mein Führer, mein Glaube, mein Licht. Führer mein Führer, verlasse mich nicht[réf. nécessaire] Ce qui se traduit approximativement par : Guide, mon Guide, qui m’est donné par Dieu, protège moi et maintiens ma vie pour longtemps, Tu as sauvé l’Allemagne de la plus profonde misère, à toi je dois mon pain quotidien, Guide, mon Guide, ma Foi, ma Lumière, Guide, mon Guide, ne m’abandonne pas.

Citations[modifier | modifier le code]

  • « Le Führer est profondément religieux, bien que totalement anti-chrétien ; il voit le christianisme comme un symptôme de décadence. Et pour cause, c’est une branche de la race Juive. » — Joseph Goebbels, dans son journal, 28 décembre 1939.
  • « Le christianisme est le prototype du Bolchévisme : la mobilisation des masses d’esclaves par les Juifs avec pour objectif d’ébranler la société. » —Adolf Hitler, 1941
  • « Le peuple allemand, en particulier la jeunesse, a appris une fois encore à évaluer racialement les gens. Il s’est une fois encore détourné des théories chrétiennes, de l’enseignement chrétien qui a régi l’Allemagne depuis plus de mille ans et qui a causé le déclin racial de l’identité allemande, et presque sa mort raciale. » — Heinrich Himmler, le 22 mai 1936 lors d’un discours à Brocken, Allemagne.

La répression des sociétés occultistes par les nazis[modifier | modifier le code]

L'attitude du régime nazi présente quelques ambiguïtés dans ses relations avec les théories occulto-aryennes, tolérées chez certains (Himmler et la SS) et non chez d'autres.

Le cas Artur Dinter (1927)[modifier | modifier le code]

En 1927, Hitler révoqua de sa fonction au sein du parti nazi le Gauleiter de Thuringe, Artur Dinter, parce que ce dernier voulait trop ériger en religion la pureté raciale aryenne. En 1928, Dinter fut finalement chassé du parti lorsqu’il s’opposa publiquement à Hitler au sujet de cette décision.[réf. nécessaire])

Suppression de sociétés occultistes (1942)[modifier | modifier le code]

Le parti Nazi découragea activement certaines sociétés secrètes ésotériques, voire interna et parfois exécuta un certain nombre de mystiques de haut rang en Europe - franc-maçons et rosicruciens surtout.

Hitler voudra plus tard rejeter et tourner ouvertement en ridicule nombre de mystiques allemands, en particulier les adeptes de la franc-maçonnerie, de la théosophie et de l’anthroposophie.[réf. nécessaire])

Mysticisme et nazisme après 1945[modifier | modifier le code]

Aspect religieux : l’hitlérisme ésotérique[modifier | modifier le code]

L'hitlérisme ésotérique est un courant voulant faire d'Hitler et du nazisme une religion et non un simple courant politique. Il tirerait son origine du mysticisme développé par Himmler et la SS (lire plus haut).

Savitri Devi[modifier | modifier le code]

Avec la chute du Troisième Reich, l’hitlérisme ésotérique considéra que Hitler, mort à la fin de la guerre, devait maintenant être déifié. Savitri Devi fut le premier défenseur de l’hitlérisme ésotérique d’après-guerre (voir son Hitlerian Esotericism and the Tradition, « l’Ésotérisme Hitlérien et la Tradition »), et relia l’idéologie aryenne d’Hitler de celle des indépendantistes de l’Inde (en particulier des Hindous) tels que Subhash Chandra Bose. Pour elle, le svastika était un symbole particulièrement important, dans la mesure où il représentait l’unité aryenne entre les Hindous et les Germains (et également la bonne fortune pour les Tibétains). Devi intégra le nazisme dans un élargissement de la vision cyclique Hindoue de l’histoire, en présentant Hitler comme un avatar de Vishnu (Balarama) et l’« Homme contre le Temps », poursuivant le projet utopique de ramener son peuple aryen à une ère primordiale plus parfaite, et ayant également les moyens pratiques de combattre les forces destructives faisant obstacle à la réalisation de ce but – une combinaison des meilleurs traits d’Akhénaton (visionnaire mais infructueux) et de Genghis Khan (déterminé mais égoïste).

Miguel Serrano[modifier | modifier le code]

La figure majeure suivante de l’hitlérisme ésotérique est Miguel Serrano, un diplomate chilien. Il écrivit The Golden Ribbon--Esoteric Hitlerism (“Le Ruban doré—Ésotérisme hitlérien”) et Adolf Hitler, the Last Avatar (“Adolf Hitler, le Dernier Avatar”).

Il croyait qu’Hitler se trouvait à Shambhala, un centre souterrain en Antarctique (jadis localisé au pôle Nord puis au Tibet), où il était en contact avec les dieux Hyperboréens et d’où il ressurgirait un jour à la tête d’une flotte d’OVNIs pour mener les forces de la lumière (les Hyperboréens, parfois associés au Vril) contre les forces des ténèbres (incluant inévitablement, pour Serrano, les Juifs) dans une ultime bataille, avant d’inaugurer un Quatrième Reich.

Il lia également les Aryens et leur dieux Hyperboréens au Soleil et les Alliés et les Juifs à la Lune, et réserva aussi dans son idéologie une certaine place aux SS, qui, de par leur volonté de recréer l’ancienne race des hommes-dieux Aryens, lui semblaient alors d’une haute morale et justifiés en dépit de l’apparente cruauté de leurs actes.

Aspect politique : le mysticisme dans le néo-nazisme[modifier | modifier le code]

Le néonazisme moderne a des liens avec l’Ásatrú, autant qu’avec le National Socialist Black Metal. Des influences mystiques apparaissent souvent dans la musique nazie moderne, en particulier à travers des références aux artefacts comme la Sainte Lance. D’autre part, des groupes et organisations néopaïennes du nord de l’Europe ont clairement déclaré que d’éventuels liens de l’Ásatrú avec le Néonazisme ne doivent certainement pas être considérés comme une caractéristique de leurs adhérents. Des organisations telles que les Theods, l’Ásatrúarfélagið, et le Viðartrúar sont connues pour leur refus formel d’une telle étiquette.

Mysticisme nazi et pseudoscience moderne[modifier | modifier le code]

Les écrits de Miguel Serrano, Julius Evola, Savitri Devi, et d’autres partisans du Mysticisme Nazi ont servi de base pour nombre de travaux tardifs reliant la race aryenne supposée supérieure et différents scénarios d’exfiltration de Nazis avec de fréquentes théories du complot au sujet des humanoïdes reptiliens, des civilisations de la Terre Creuse, ainsi que du nouvel ordre mondial et ses gouvernements de l’ombre. Dans son livre Arktos: The Polar Myth in Science, Symbolism, and Nazi Survival (« Arktos : le Mythe Polaire en Science, le Symbolisme et la Survivance Nazie »), Joscelyn Godwin, par ailleurs spécialiste de Hypnerotomachia Poliphili, avance des théories pseudo-scientifiques au sujet d’une survivance Nazie en Antarctique. Arktos est notable pour son approche érudite et son examen de nombreuses sources actuellement introuvables ailleurs qu’en traduction anglaise.

D’autres auteurs, dont Nicholas Goodrick-Clarke, se sont également penchés sur les prétendus compagnons reptiliens d’Hitler en Antarctique (lesquels sont parfois vus comme étant des Hyperboréens) autant que sur les liens entre le mysticisme nazi et l’énergie Vril, les civilisations cachées de Shambhala et de l’Agartha, et de supposées bases d’OVNIs souterraines.

Enjeux[modifier | modifier le code]

Le débat entre historiens[modifier | modifier le code]

Les précurseurs de l'interprétation occultiste (années 1950-1960)[modifier | modifier le code]

Les historiens américains Jackson Spielvogel (Pennsylvania State University) et David Redles (Cuyahoga Community College in Cleveland, Ohio) font remonter, à la date de 1997, les recherches sur les sources occultistes du nazisme aux auteurs suivants[3] :

  • Joachim Besser dans les années 1950 (Joachim Besser, Der Okkultismus stand Pate, in Archiv der unabhängigen Gesellschaft zur Pflege junger Wissenschaft und Kunst, Peine, 1949, et Die Vorgeschichte des National-sozialismus im neuem Licht, in Die Pforte 2, 1950)
  • l'historien germano-américain George L. Mosse au début des années 1960 (The Mystical Origins of National Socialism, in Journal of the History of Ideas n°22, janvier-mars 1961, et The Crisis of German Ideology, New York, 1964).
  • Ils citent aussi (en note) le psychologue catholique antinazi Wilfried Daim (Der Mann, der Hitler die Ideen gab, Munich, 1958).

La position de l'histoire "académique"[modifier | modifier le code]

Les historiens américains Jackson Spielvogel and David Redles estiment que la voie ouverte par Joachim Besser et George Mosse "n'a pas couramment été poursuivie par les historiens académiques." et que "les histoires standards du Troisième Reich semble se contenter de répéter une litanie bien établie de personnes et de mouvements qui auraient influencé la pensée d'Hitler." Ils estiment notamment, en note de leur article de 1997, que la grande production d'ouvrages peu argumentés à destination du grand public sur le sujet a pu faire fuir les historiens reconnus[3].

Les historiens appuient traditionnellement la naissance du nazisme sur des éléments d'ordre politique ou socio-économiques. L'historien britannique de référence du nazisme Ian Kershaw (British Academy) accorde ainsi dans ses ouvrages une place très limitée aux questions de l'occultisme.

L'historien français Pierre Ayçoberry (université de Strasbourg) résume (dans la critique d'un livre de l'historien Robert A. Pois, La religion de la nature et le national-socialisme.) la position majoritaire de l'histoire scientifique pour qui ces éléments sont "des élucubrations sans conséquences, le paravent d'ambitions personnelles ou des impostures."[14]

Thèses plus récentes en faveur de l'interprétation occultiste[modifier | modifier le code]

Spielvogel et Redles notent en 1997 que quelques historiens plus récents - Jeffrey Goldstein (On Racism and Anti-Sernitism in Occultism and Nazism, Yad Vashem Studies 13, 1979) et James Webb (The Occult Establishment, LaSalle, IL, 1976) - "ont mis l'accent sur l'importance de l'occultisme en général dans l'émergence de l'idéologie nazie."[3].

Spielvoel et Redles soutiennent pour leur part en 1997 que "la philosophie raciale occulte ou ésotérique peut, en effet, avoir été l'une des sources majeure de l'idéologie raciale de Hitler"[3].

Littérature grand public et littérature scientifique[modifier | modifier le code]

Article connexe : en:Nazi occultism.

L'historien britannique Nicholas Goodrick-Clarke (université d'Exeter), rare spécialiste de la question, (The Occult Roots of Nazism, 1985 ; Black Sun: Aryan Cults, Esoteric Nazism, and the Politics of Identity) souligne l'importante littérature concernant l'ésotérisme nazi, qui relève souvent d'une fascination postérieure et de la recherche d'importantes ventes par des auteurs à sensations.

Il met en avant des caractéristiques de cette littérature : (1) une ignorance complète des sources primaires, (2) la répétition d'affirmations inexactes et d'"affirmations sauvages", sans essai de confirmer les faits, même les plus audacieux. Dans son livre Les Racines occultes du nazisme, il démonte ainsi les ouvrages suivants :

Parmi tous les livres traitant de l'occultisme du national-socialisme, il mentionne comme seuls ouvrages sérieux à l'époque de parution Urania's children de Ellic Howe et The Occult Establishment de James Webb.

Autour de la position catholique[modifier | modifier le code]

Pour l'historien français Lionel Richard, si l'église reconnaît une responsabilité dans l'antijudaïsme d'une minorité de chrétiens, elle utilise le paganisme du national-socialisme ("le génocide serait "le fruit d'un régime tout à fait néo-païen"") pour récuser toute responsabilité dans l'antisémitisme ayant cours officiel sous le Troisième Reich, qui aurait eu ses racines "en dehors du christianisme."[15].La mise en avant du paganisme au sein du nazisme permettrait ainsi de réduire la part de responsabilité des églises chrétiennes.

Mysticisme et nazisme dans la fiction après 1945[modifier | modifier le code]

(Demande de traduction)

Littérature[modifier | modifier le code]

  • La nouvelle de David Brin de Thor Meets Captain America est basée sur le thème d'une "guerre secrète" nazie à partir de l'Amérique du Sud, après 1945.
  • Le roman de Katherine Kurtz Lammas Night présente les nazis comme de puissants magiciens qui doivent être vaincus par les sorcières britanniques.
  • Les méchants du livre de Clive Cussler Atlantis Found sont des nazis modernes qui opèrent depuis une base secrète en Antarctique, reliée à la culture atlante.

Bande dessinée[modifier | modifier le code]

  • Dans les années 1980, le scénariste Roy Thomas des éditions DC Comics élabora un scénario pour expliquer pourquoi Superman, le Spectre et la Justice Society of America avaient été incapables de vaincre les nazis : Hitler aurait eu en sa possession la Sainte Lance, également appelée "Lance de Longinus", qui lui aurait assuré un contrôle magique sur n'importe quel super-héros qui tentait de s'aventurer sur son territoire.
  • Dans la série de bandes dessinées The Invaders, publiée par Marvel Comics, Hitler demande à Thor de combattre le groupe de super-héros de la série. Cependant, Thor réalise rapidement qu'il est manipulé et retourne à Asgard.
  • La bande dessinée Hellboy (ainsi que le film éponyme) décrit également la Société Thulé comme une puissantes organisation occulte. Dans cet univers, Hitler vit jusqu'en 1958 et mène une guerre secrète à partir de l'Amérique du Sud, à la suite de la chute du IIIe Reich.
  • La bande dessinée The Life Eaters est basée sur le thème d'une guerre secrète nazie à partir de l'Amérique du Sud, après 1945.
  • La bande dessinée de Tif et Tondu "Swastika" (1983) reprend le thème d'un élixir de jouvence rajeunissant l'élite nazie cachée en Amérique latine.
  • Dans la bande-dessinée Danger Girl, les méchants sont un groupe néo-nazi appelé "Le Marteau", qui souhaite utiliser des artefacts en provenance de l'Atlantide pour établir un IVe Reich sur la Terre.
  • La bande dessinée de Yves Swolfs Le Prince de la Nuit parle des connexions entre nazisme et mysticisme, en particulier dans le tome 6, "Retour à Nuremberg", où Himmler apparaît en personne.
  • Les mangas Hellsing parlent du "Millenium", une organisation nazie qui se serait cachée en Amérique du Sud, après la chute du IIIe Reich. Cette organisation regroupe une armée de mille vampires dirigés par un ancien officier SS.
  • Le Tome 1 de la série Mens Magna de Sorel et Froideval, "Les Loups de Kiev", est une fiction inspirée du projet de l'Ahnenerbe.
  • Dans les bandes dessinées Prisoner of Ice, inspirées du jeu vidéo du même nom ainsi que des écrits d'Howard Phillips Lovecraft, les nazis ont trouvé le moyen de faire revenir les Grands Anciens sur Terre. Ils s'en servent afin d'établir la suprématie du nazisme sur la planète. Ils découvrent également comment voyager dans le temps afin de changer le cours de l'Histoire à leur avantage.

Cinéma[modifier | modifier le code]

  • Des spécialistes nazis en sciences occultes apparaissent dans Les Aventuriers de l'arche perdue et Indiana Jones et la Dernière Croisade. Dans ces films, ils sont respectivement à la recherche de l'Arche d'alliance et du Graal.
  • Le film Blood Creek traite d'un universitaire nazi envoyé en Virginie en 1936 pour y étudier les secrets d'une pierre couverte de runes vikings.
  • Dans BloodRayne: The Third Reich, troisième adaptation du jeu vidéo, Rayne affronte un groupe de nazis qui cherche à utiliser son sang afin de transformer Hitler en dhampire, le rendant ainsi immortel. Le film Blubberella, également réalisé par Uwe Boll, parodie ce troisième opus, remplaçant au passage le personnage principal par une héroïne obèse.
  • Dans Captain America: First Avenger, le héros Steve Rogers (alias Captain America) fait face au Crâne Rouge et à sa division HYDRA, une unité de recherche secrète du IIIe Reich dont les expériences mêlent technologie de pointe et occultisme.
  • Dans Constantine, adaptation de la série de comics Hellblazer, la Lance de la destinée (ou Lance de Longinus, du nom du centurion romain) est retrouvée au Mexique enveloppée dans un drapeau nazi.
  • Le film d'animation First Squad met en scène une bande d'adolescents russes dotés de pouvoirs extraordinaires affrontant une armée de croisés ramenés à la vie par un officier de la SS.
  • La Forteresse noire traite d'une citadelle roumaine dans laquelle est enfermée une entité maléfique. Alors qu'un détachement de soldats allemands s'installe dans la forteresse, la créature est malencontreusement libérée. Ce film est tiré d'un roman du même nom.
  • Le film suédois Frostbiten traite d'un scientifique et ancien nazi obsédé par la création d'une race pure formée à partir du sang d'une jeune vampire.
  • La Société Thulé (y compris certains de ses membres les plus célèbres) joue un rôle prépondérant dans le film d'animation Fullmetal Alchemist: Conqueror of Shamballa.
  • Dans Le Gardien du manuscrit sacré, un officier nazi cherche à s'emparer d'un manuscrit tibétain renfermant les secrets permettant d'accéder à une grande puissance.
  • Dans Hellboy, adaptation des comics du même nom, le personnage principal est un démon arrivé dans notre dimension à la suite d'une expérience des nazis.
  • Le film Invincible met en scène un mystique et escroc du nom de Hanussen qui cherche à gagner les faveurs des hauts dignitaires nazis en misant sur leur intérêt pour l'occulte. Le personnage de Hanussen a été inspiré par le voyant Erik Jan Hanussen qui fut un contemporain d'Hitler.
  • Dans Outpost, un groupe de mercenaires est chargé d'escorter un scientifique jusqu'à un vieux bunker situé en Europe de l'Est. Sur place, l'équipe découvre que des expériences y furent menées par les SS pendant la guerre dans le but de créer des soldats invincibles. Dans la suite, intitulée Outpost: Black Sun, un ancien officier nazi au seuil de la mort cherche à acquérir la machine qui garantit l'immortalité à ses anciens alliés tandis que les soldats de l'OTAN tentent de repousser la progression d'un bataillon de zombies.
  • Dans Puppet Master et Puppet Master III, le secret d'André Toulon qui permet de donner vie à ses marionnettes éveille la curiosité des nazis.
  • La veille du débarquement en Normandie, deux commandos alliés chargés d'une mission de sabotage tombent sur une expérience occulte des nazis dans le film néo-zélandais The Devil's Rock.
  • Dans le film Unborn, des expériences menées à Auschwitz sur des jumeaux ont provoqué la venue d'un démon dibbouk dans notre monde.

Documentaires[modifier | modifier le code]

  • Nazis: The Occult Conspiracy (1998), Tracy Atkinson et Joan Barron, Malcolm McDowell.

Jeux vidéo et jeux de rôle[modifier | modifier le code]

  • Dans le jeu vidéo Wolfenstein 3D et dans ses suites Return to Castle Wolfenstein et Wolfenstein, on trouve dans les niveaux des endroits se rapportant à la fascination des nazis pour l'occulte. On y retrouve notamment Himmler et son adoration pour le roi saxon Henri Ier. Une autre référence concerne la sorceresse Blavatsky, l'une des nazies les plus en vue du jeu, dont le nom rappelle celui d'Helena Blavatsky, occultiste russe du XIXe siècle ayant fondé le théosophisme. De plus, le château Wewelsburg, où avaient lieu des rituels SS, semble avoir servi de modèle pour Wolfenstein.
  • Le jeu vidéo BloodRayne comprend des éléments scénaristiques sur la Société Thulé et ses membres, le jeu étant rempli de références iconographiques au mysticisme nazi.
  • L'île de Thulé est une location importante dans le jeu de rôle The Silver Age Sentinels et les collections de nouvelles basées sur le jeu. Elle est dirigée depuis l'Océan Atlantique par "Kreuzritter" ("Le Croisé"), un surhomme nazi qui porte une armure mystique fabriquée par une civilisation aryenne disparue il y a longtemps.
  • Une division fictive de l'Ahnenerbe, la "Karotechia", a une place importante dans la mythologie du jeu de rôle sur table L'Appel de Cthulhu, et les histoires basées sur le Mythe de Cthulhu. Dans celui-ci, les survivants de la "Karotechia", un groupe fondé pour étudier des sources occultes et conduire des recherches magiques, vivent en Amérique du Sud, où ils entraînent des sorcières et des prêtres, avec comme but de fonder un IVe Reich influencé par le fantôme d'Hitler, identifié au dieu Nyarlathotep.
  • Dans le jeu vidéo Prisoner of Ice, basé sur l'œuvre de Howard Phillips Lovecraft, les nazis possèdent une base secrète en Antarctique nommée Schossadler. La base fut construite à la fin des années trente, juste avant le début du conflit mondial, à proximité d'anciennes ruines. Les nazis y effectuent des expériences étranges afin de faire revenir les Grands Anciens du mythe de Cthulhu. Qui plus est, certains hauts dignitaires nazis du jeu sont membres de clubs d'ésotérisme et de spiritisme.

Autre[modifier | modifier le code]

  • Hans-Jürgen Syberberg's Hitler - Ein Film aus Deutschland (Hitler, A Film From Germany), 1977. Présenté à l'origine à la télévision ouest-allemande, c'est une œuvre longue de sept heures divisée en quatre parties : Le Graal; Un rêve Allemand; La fin des contes hivernaux; Nous, les Enfants de l'enfer. Le réalisation a utilisé des clips documentaires, arrière-plans photographiques, poupées, scènes de théâtres et autres éléments venant de nombre d'arts visuels, les "acteurs" s'adressant directement à l'audience ou à la caméra, dans le but de pouvoir toucher et développer ce sujet tabou de l’histoire européenne du XXe siècle.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Lire par exemple Marie-France James, Les Précurseurs de l'Ere du Verseau, Montréal-Paris, Ed Paulines et Mediaspaul, 1985 191p, qui lie ésotérisme, nazisme et new age.
  2. Ian Kershaw, ouvrage à préciser.
  3. a, b, c, d, e et f Jackson Spielvogel (Pennsylvania State University) and David Redles (Cuyahoga Community College in Cleveland, Ohio), Hitler's Racial Ideology : Content and Occult Sources, Museum of tolerance online-The Simon Wiesenthal Center, annual 3, chapitre 9, 1997
  4. Lire Wilfried Daim sur Wikipedia en anglais et Wilfried Daim sur Wikipedia en allemand
  5. Robert G. L. Waite, Adolf Hitler's Anti-Sernitism : A Study in History and Psychoanalysis in The Psychoanalytic Interpretation of History, ed. Benjamin Wolsman, New York, 1971), p. 197 cité par Spielvogel et Redles.
  6. Joachim Fest, Les Maîtres du IIIe Reich, 1963 et Grasset, 1965. Fest écrit : "Cette confusion entre "livres" et "brochures" est caractéristique, car il s'agissait en fait, selon toute vraisemblance, de brochures de bas étage, fort répandues, que le fondateur de l'"aryosophie", Jörg Lanz von Liebenfels, intitulait : Ostara."
  7. Richard Weikart (California state university), The Roots of Hitler's Evil, in Books and Culture : A Christian Review, mars-avril 2001, pages 18-21. Weikart écrit : Because it was so widespread it's impossible to point to any one racial thinker, such as Adolf Lanz von Liebenfels, as The Man Who Gave Hitler His Ideas, as Wilfried Daim has argued. Hamann's approach is commonsensical, admitting that Hitler likely read Lanz's periodical, Ostara, but asserting that Hitler's Aryan racism bears even more the stamp of Guido von List, the mystical writer who first introduced the swastika into Aryan racist circles.
  8. Jean Klein (université Paris-I ?), Karl Haushofer ou les infortunes de la géopolitique, in revue Francia n°9, 1981, Deutschen Historischen Institut Paris, citant le professeur allemand Hans-Adolf Jacobsen (de)
  9. Richard Weikart, 'The Roots of Hitler's Evil, in Books and Culture : A Christian Review, mars-avril 2001, pages 18-21
  10. Laurent Olivier, Nos ancêtres les Germains, Tallandier,‎ 2012, 313 p. (ISBN 978-2-84734-960-3, lire en ligne)
  11. Cf. Édouard Conte et Cornelia Essner, La Quête de la race, Hachette, 1995, cité in Charlie Buffet, Polémique autour du héros du film de Jean-Jacques Annaud. Un nazi au Tibet. Heinrich Harrer, l'alpiniste autrichien incarné par Brad Pitt dans « Sept Ans au Tibet », fut un SS, non pas de circonstance, comme il s'en défend, mais de conviction. Enquête, Libération, 20 octobre 1997 : « À deux reprises, poursuit l'historien, la SS Ahnenerbe envoie des expéditions en Asie centrale. Objectif officiel : recherches botaniques. En réalité, il s'agit de trouver par des recherches anthropologiques, des descendants d'Aryens sur les hauts plateaux afghans, puis au Tibet ».
  12. a et b Lionel Richard, Nazisme et Barbarie, page 158
  13. Idem, page 160.
  14. Pierre Ayçoberry in Annales d'Histoire, 1995, volume 50, n°3, cité in Revue Persée
  15. Lionel Richard, Nazisme et Barbarie, Ed. Complexe, 2006, chapitre VI, page 145.

1. ↑ Erich Halik (Claude Schweikhart) - 'Um Krone und Gipfel der Welt", Mensch und Schicksal 6, no. 10 (1 August 1952) pp 3-5

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

En français[modifier | modifier le code]

  • Arnaud de la Croix, Hitler et la franc-maçonnerie,Editions Racine, 2013.
  • Louis Pauwels, Jacques Bergier, Le Matin des magiciens, 1960.
  • Stéphane François, Le nazisme revisité : L'occultisme contre l'histoire, Berg International, 2008.
  • Kathleen Harvill-Burton, Le nazisme comme religion. Quatre théologiens déchiffrent le code religieux nazi (1932-1945), 2006, (ISBN 2-7637-8336-8)
  • Marie-France James, Les précurseurs de l'ère du Verseau, Éditions Paulines, Montréal, 1985 (Thèse catholique rapprochant nazisme, paganisme et New Age).
  • Nicholas Goodrick-Clarke Les racines occultes du nazisme, Éditions du Camion noir, février 2010.
  • Ernesto Milà, Nazisme et ésotérisme, Pardès, 1990.
  • Peter Levenda, L'Alliance infernale, Une histoire de l'implication nazie dans l'occulte, Éditions du Camion noir, (ISBN 978-2-910196-77-6)
  • Trevor Ravenscroft, La Lance du Destin, éditions J'ai lu, 1973. 2e édition revue et augmentée : Éditions du Camion noir, 2009.
  • Michel Meurger, « Le Nazisme, "revanche des mondes perdus" ? », in Nous les Martiens, n° 19, INFINI, avril 1991, p. 30-39.
  • Theo Paijmans, « La société du Vril, apocryphe et ténébreuse », in La Gazette fortéenne, vol. II, les éditions de l'Œil du Sphinx, 2003, ISBN 2-914405-14-6

En anglais[modifier | modifier le code]

  • Daniel Gasman, The Scientific Origins of National Socialism, London, Macdonald, 1971, (ISBN 0-7658-0581-2)
  • Stephen Cook, Heinrich Himmler's Camelot: Pictorial/documentary: The Wewelsburg Ideological Center of the SS, 1934-1945, Kressmann-Backmeyer, 1999.
  • Joscelyn Godwin, Arktos: The Polar Myth in Science, Symbolism, and Nazi Survival, 1996, (ISBN 0-932813-35-6).
  • Nicholas Goodrick-Clarke, Hitler's Priestess: Savitri Devi, the Hindu-Aryan Myth and Neo-Nazism, 1998. (ISBN 0-8147-3110-4).
  • Nicholas Goodrick-Clarke, Black Sun: Aryan Cults, Esoteric Nazism and the Politics of Identity, 2001, (ISBN 0-8147-3155-4).
  • Christopher Hale, Himmler's Crusade: The Nazi Expedition to Find the Origins of the Aryan Race, Wiley 2003. (ISBN 0-471-26292-7).
  • Peter Levenda, Unholy Alliance: History of the Nazi Involvement With the Occult, 1er mai 2002, (ISBN 0-8264-1409-5)
  • Wulf Schwarzwaller, The Unknown Hitler: His Private Life and Fortune, National Press Books, 1st edition, 1988, (ISBN 0-915765-63-2) ; Berkeley Books, 1990.
  • Lewis Spence : Occult Causes of the Present War, 1940, Rider and Co, London.
  • Sidney D. Kirkpatrick : Hitler's Holy Relics: A True Story of Nazi Plunder and the Race to Recover the Crown Jewels of the Holy Roman Empire (pub. 2010), (ISBN 978-1-4165-9062-0).

En allemand[modifier | modifier le code]

  • Julian Strube, « Die Erfindung des esoterischen Nationalsozialismus im Zeichen der Schwarzen Sonne », in Zeitschrift für Religionswissenschaft, n° 20, volume 2, p. 223-268.
  • Rüdiger Sünner, Schwarze Sonne. Entfesselung und Missbrauch der Mythen in Nationalsozialismus und rechter Esoterik, Herder Spektrum, 1999.

Le nazisme et les OVNIs[modifier | modifier le code]

  • Henry Stevens, Hitler's Flying Saucers: A Guide to German Flying Discs of the Second World War, 1er février 2003, (ISBN 1-931882-13-4).
  • "Branton", The Omega Files; Secret Nazi UFO Bases Revealed, Branton, 15 avril 2000 (ISBN 1-892062-09-7).
  • Commander X, Underground Alien Bases, 1er juin 1990, (ISBN 0-938294-92-X).
  • Joseph Altairac, « La légende du V7 », in Scientifictions, la revue de l'Imaginaire scientifique, n° 1, volume 2, Amiens, Encrage Éditions, 1997, p. 29-134.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]