Ariane Kalfa

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Ariane Kalfa, née en 1962 à Paris, est une philosophe, éditrice, poétesse et écrivain français. Elle a une formation de psychanalyste, psychothérapeute.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ses parents en provenance de Tunisie, juifs séfarades, sont d'origine grana du côté maternel et en provenance de Biscra du côté paternel. L'llustre famille livournaise est liée au Kaïd Samama et au grand Rabbin Yaakov Boccara, frère de son arrière-grand-mère Esther Boccara. Du côté paternel, le nom de la famille provient d'une ancienne famille juive anoblie par l'empire ottoman. Les Kalfa sont une ancienne aristocratie dont la signification du nom témoigne.

Elle est de culture juive traditionnelle et commence après le baccalauréat des études de philosophie à la Sorbonne qui seront couronnées par un Doctorat Nouveau Régime, mention très honorable à l'unanimité du jury. Elle obtiendra par la suite d'autres nombreux diplômes, dont notamment, une Habilitation à Diriger des Recherches, un Troisième cycle en judaïsme et un Master en Langues Orientales.

Durant ses études, elle rencontrera différents philosophes qui marqueront son parcours philosophique, Emmanuel Lévinas notamment, Jacques Derrida et Olivier Revault d'Allonnes et Elisabeth de Fontenay. Son rapport à la langue française et hébraïque doit beaucoup à Henri Meschonnic, linguiste et poète. A New York, elle rencontrera Yosef Hayim Yerushalmi, illustre historien. Mais deux écrivains ont particulièrement compté pour elle. Il s'agit d'Elie Wiesel, écrivain, Prix Nobel de la paix et de Jean Zacklad, professeur de philosophie et kabbaliste, spécialiste du Gaon de Vilna. Elle étudiera durant de longues années les textes du Gaon de Vilna ainsi que ceux du Talmud. Sa dette infinie ainsi que sa gratitude à l'égard de ces deux penseurs reviennent sans cesse dans ses livres.

Thèmes de ses ouvrages[modifier | modifier le code]

Sa pensée s'enracine dans l'histoire du XXe siècle. Elle est inspirée par l'École de Francfort, la pensée freudienne ainsi que par la philosophie morale de Vladimir Jankélévitch. Elle soulèvera la question du sens au sein d'une civilisation dénuée de la question même du sens et détruite par la Shoah et la barbarie nazie. Outre ses traductions et ses commentaires de la Bible, ses nombreux articles, elle a notamment écrit La Force du refus, Contre l'idole, L'Alliance et l'exil, Pour Edmond Jabès et Elie Wiesel, En hommage (en collaboration).

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]