Aredhel

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Eöl et Aredhel (Tom Loback)

Aredhel, aussi appelée Ar-Feiniel (1362 A.A. - 400 P.A.) est un personnage du légendaire de J. R. R. Tolkien, apparaissant notamment dans Le Silmarillion.

Histoire[modifier | modifier le code]

Aredhel est la fille du roi des Noldor Fingolfin, et de son épouse Anairë. Elle est la sœur de Fingon et Turgon.

« Une sœur leur vint ensuite, Aredhel la Blanche, qui devint grande et forte : elle se plaisait à la chasse et à chevaucher dans les bois. On la voyait souvent en compagnie des fils de Fëanor, mais elle ne donna son cœur à aucun d'entre eux. On l'appelait Ar-Feiniel, la Blanche Dame des Noldor, car elle avait le teint pâle sous des cheveux noirs et ne se vêtait que de blanc ou d'argent[1]. »

— J. R. R. Tolkien, Le Silmarillion

Suivant Fingolfin en exil, elle vit d'abord à Nevrast, puis suit son frère Turgon à Gondolin. L'isolement de la cité cachée finit par lui peser, et elle parvient à convaincre son frère de la laisser sortir. Elle part retrouver les fils de Fëanor, dont elle était proche en Valinor, mais, perdue dans la forêt de Nan Elmoth, elle est capturée par Eöl, l'Elfe noir, qui tombe amoureux d'elle. Ils se marient et elle lui donne un fils, Maeglin.

Aredhel et Maeglin décident de fuir Nan Elmoth pour retrouver Gondolin, dont Maeglin a beaucoup entendu parler par les récits de sa mère. Ils y sont accueillis avec chaleur, mais on s'aperçoit bien vite qu'Eöl les a suivis. Étant son beau-frère, Turgon lui propose de rester pour toujours à Gondolin, afin que le secret de la cité reste inviolé ; mais il refuse et lance un javelot contre son fils, déclarant choisir la mort pour eux deux. Aredhel se jette devant lui et est touchée à l'épaule. Mais la pointe du javelot était empoisonnée, et Aredhel meurt peu après.

Généalogie[modifier | modifier le code]

 
 
 
 
 
 
Fingolfin
 
Anairë
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Fingon
 
Elenwë
 
Turgon
 
Aredhel
 
Eöl
 
Argon
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Idril
 
 
 
 
 
Maeglin

Noms et étymologie[modifier | modifier le code]

Aredhel a différents noms et titres. À Valinor, elle était appelée Írissë, ce qui a donné « Íreth » en sindarin[2]. le nom « Aredhel », également sindarin, signifie « noble elfe »[3]. Ar-Feiniel signifie « dame blanche ».

Création et évolution[modifier | modifier le code]

Aredhel apparaît dans le conte La Chute de Gondolin écrit en 1917, sous le nom d'Isfin. Dans Le Silmarillion publié, les deux noms « Aredhel » et « Ar-Feiniel » sont utilisés, mais il semble que le choix final de Tolkien ait été « Aredhel »[4].

Critique et analyse[modifier | modifier le code]

Pour Anna Smol, le mariage désastreux d'Eöl et Aredhel contribue au phénomène de dégénerescence qui mène à la chute de Gondolin[5].

Adaptations et héritages[modifier | modifier le code]

Les récits du « Silmarillion » où Aredhel apparaît n'ont pas été adaptés à la radio, au cinéma ou à la télévision. Le personnage a néanmoins inspiré les dessinateurs, comme Anke Katrin Eißmann[6] ou Ted Nasmith[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Silmarillion, « Quenta Silmarillion », Chapitre 5
  2. The People of Middle-earth, « The Schibboleth of Fëanor », p. 345
  3. J.R.R. Tolkien, « Words, Phrases and Passages in Various Tongues in The Lord of the Rings », in Parma Eldalamberon XVII (édité par Christopher Gilson), p. 139
  4. The War of the Jewels, p. 318
  5. J. R. R. Tolkien Encyclopedia, « Sexuality in Tolkien works », p. 602
  6. Aredhel par Anke Katrin Eissmann
  7. Eöl welcomes Aredhel par Ted Nasmith

Bibliographie[modifier | modifier le code]