Archidiocèse d'Alger

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Archidiocèse d'Alger
(la) Archidioecesis Algeriensis
Cathédrale du Sacré-Coeur de Jésus à  Alger.
Cathédrale du Sacré-Coeur de Jésus à Alger.
Informations générales
Pays Algérie
Archevêque Ghaleb Bader
Superficie 54 927 km2
Création du diocèse 1838
Élévation au rang d'archidiocèse 1866
Diocèses suffragants Constantine
Oran
Statistiques
Population 9 002 000 hab.
Population catholique 1 500 hab.
Pourcentage de catholiques 0 01 %
Nombre de paroisses 13
Nombre de prêtres 36
Nombre de religieux 25
Nombre de religieuses 74
Image illustrative de l'article Archidiocèse d'Alger
Localisation du diocèse
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

L'archidiocèse d'Alger (en latin : archidioecesis Algeriensis) est une église particulière de l'Église catholique en Algérie.

Érigé en 1838, le diocèse d'Alger (dioecesis Algeriensis) est élevé au rang de d'archidiocèse métropolitain en 1866.

Son siège est la cathédrale du Sacré-Cœur d'Alger.

Depuis 2008, Ghaleb Bader est l'archevêque métropolitain d'Alger.

Territoire[modifier | modifier le code]

L'archidiocèse d'Alger a une superficie de plus de 54 900 km2.

Il a actuellement une population catholique totale de 1 500 fidèles, moins de 0,1 % de tous les habitants.

Il contient 13 paroisses.

Il y a 36 prêtres dans la région métropolitaine d'Alger et 41 fidèles par prêtre, ce qui est un des taux fidèles/prêtres les plus faibles au monde.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le siège épiscopal d'Alger (Ikosim, Icosium) a été fondé au IIe siècle par les premiers apôtres et évangélistes chrétiens. En Maurétanie Césarienne, comme dans tout l'Empire romain, les chrétiens sont persécutés. Constantin Ier promulgue en 313 un édit de tolérance, qui marque la fin des persécutions contre les chrétiens mais le début des hérésies comme celle du Donatisme. Constantin promulgue un décret qui ordonne aux donatistes de restituer les lieux de culte qu'ils occupent (317). Devant leur refus, Cecilianus demande l'intervention de l'État pour exécuter le décret, il y a plusieurs morts, alors Constantin cède et promulgue un édit de tolérance qui laisse aux donatistes leurs églises tout en maintenant sa condamnation de principe (321).

Au début du Ve siècle, l'évêque Augustin d'Hippone (aujourd'hui Annaba, Algérie) fait face à l'hérésie donatiste.

Les Vandales s'emparent de la Numidie en 432, puis de Carthage en 439, formant le Royaume vandale et amenant avec eux l'hérésie arienne. Les témoignages des chroniqueurs chrétiens, tel le berbère Victor de Vita, Quodvultdeus de Carthage, Procope de Césarée ou Prosper d'Aquitaine dénoncèrent la répression religieuse des rois vandales. La persécution anticatholique se concentra dans l'Afrique proconsulaire (nord de la Tunisie actuelle), tandis que dans le reste du royaume vandale, les mesures répressives furent ponctuelles et limitées à des expulsions d'évêques. La seule exception fut en 483-484 quand le roi Hunéric tenta d'imposer l'arianisme à tout son royaume par une politique de terreur, exécutant les clercs et rebaptisant les berbères chrétiens selon le credo arien[1]. La mort d'Hunéric en 484 fit cesser cette persécution, et rétablit une semi-tolérance hors de la zone arienne d'Afrique proconsulaire. Les historiens antiques et modernes n'ont souvent retenu de l'occupation vandale que les événements de la période 483-484 pour les généraliser. L'exemple de l'action de l'évêque Fulgence de Ruspe nuance cette vision : il put fonder six monastères entre 493 et 508, avant d'être exilé en 508 en Sardaigne, d'où il put continuer à correspondre avec ses fidèles[2].

Un siècle plus tard, l'empereur byzantin Justinien défait les Vandales et reprend Alger (534). L'archidiocèse est conquis par les armées musulmanes en 710 après la Conquête musulmane du Maghreb et il perd ses vestiges pendant le Moyen Âge.

L'Ordre de Notre-Dame de la Merci est fondé en 1232. Plusieurs missions sont établies en 1632 et un vicariat apostolique est bientôt établi.

À la Prise d'Alger en 1830, par la bulle Singulari divinae du 10 août 1838[3], le pape Grégoire XVI élève le vicariat apostolique au rang de diocèse. Il est suffragant de l'archidiocèse d'Aix-en-Provence.

Par la bulle Catholicae Ecclesiae du 25 juillet 1866, le pape Pie IX réduit son territoire au département d'Alger et l'élève au rang d'archidiocèse métropolitain avec, pour suffragant, les deux nouveaux diocèses d'Oran, qui couvre le département éponyme, et de Constantine, qui couvre le département éponyme.

Au moment de l'élévation à l'archevêché, Alger perd du territoire au bénéfice de la création de deux nouveaux diocèses : le celui d'Oran et le celui de Constantine. 108 paroisses avaient été établies en 1905.

En 1959, parce les catholiques algériens sont 350 000 (11 % de la population totale) et suite l'émigration massive des Algériens de souche française lors de la guerre d'Algérie, (1962), le nombre de fidèles catholiques et de religieuses n'a cessé de diminuer à Alger: en 2006, pour 9.502.000 d'algérois repartis sur 13 paroisses, il y a 45 prêtres pour 1500 catholiques.

En 2012, un responsable de diocèse catholique en Algérie estime que 50 algériens sont baptisés chaque dimanche dans les églises[4].

Évêques et archevêques[modifier | modifier le code]

Diocèses suffragants[modifier | modifier le code]

Siège métropolitain, l'archidiocèse d'Alger a pour suffragants le diocèses suivants :

Saints et bienheureux d'Alger[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les déprédations sont décrites par le Livre des promesses et des prédications de Dieu de Quodvultdeus de Carthage.
  2. Yves Modéran, « La fin d'un continent chrétien » dans Le Monde de la Bible, numéro 132, janvier-février 2001, p. 48
  3. (la) La bulle Singulari divinae du 10 août 1838, dans Raffaele de Martinis, Iuris pontificii de propaganda fide, I, V, Rome, 1893, p. 200 (consulté le 16 juin 2013)
  4. http://www.emarrakech.info/50-algeriens-se-christianisent-chaque-dimanche_a64671.html

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]