Archibald Vivian Hill

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Archibald Vivian Hill. Photo prise avant 1923.

Archibald Vivian Hill (26 septembre 1886 à Bristol, Angleterre - 3 juin 1977 à Cambridge, Angleterre) était un physiologiste britannique. Il est colauréat du prix Nobel de physiologie ou médecine avec Otto Fritz Meyerhof en 1922[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Bristol, il s'orienta d'abord vers l'étude des mathématiques, lors de son entrée au Trinity College de Cambridge, avant de bifurquer vers la physiologie à la suggestion d'un de ses professeurs.

Ses premières recherches sur la contraction musculaire commencèrent en 1909. Elles s'interrompirent durant la Première Guerre mondiale, qu'il passa loin du front, mais œuvrant activement dans une unité de recherches chimiques sur les munitions.

Une fois la paix revenue, en 1919, il reprit sa tâche et se mit en rapport avec Otto Fritz Meyerhof, professeur à l'Université de Kiel (Allemagne), qui travaillait sur le même domaine à partir de postulats de départs différents.

Les deux chercheurs entamèrent alors une fructueuse correspondance de plusieurs années. En 1922, il est lauréat de la moitié du prix Nobel de physiologie ou médecine (l'autre moitié a été remise à Otto Fritz Meyerhof) « pour ses découvertes relatives à la production de chaleur dans le muscle[1] ».

Hill fut successivement professeur à l'université de Manchester, en 1920, puis à l'université de Londres en 1923. Il fut lauréat de la Royal Medal en 1926 puis de la médaille Copley en 1948.

Dans les deux années qui précèdent la déclaration de la Seconde Guerre mondiale, il accueille dans son laboratoire pour un post-doctorat l'américain Otto Schmitt qui vient travailler avec lui sur les influx nerveux. Ce dernier ne dispose d'une bourse que pour un an. Hill lui trouve un financement pour sa seconde année, mais Schmitt rentre aux Etats-Unis en 1939 à la suite d'une offre de poste d'enseignant par l'Université du Minnesota[2],[3].

Il épouse Margaret Neville Keynes, sœur de John Maynard Keynes (1883-1946), d'où quatre enfants. Son épouse est décédée en 1974.

Il mourut le 3 juin 1977 à Cambridge.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « for his discovery relating to the production of heat in the muscle » in Personnel de rédaction, « The Nobel Prize in Physiology or Medicine 1922 », Fondation Nobel, 2010. Consulté le 25 novembre 2010
  2. Schmitt, Francis O. The Never-Ceasing Search. Vol. 188. Philadelphia: American Philosophilcal Society, 1990. Print. Memoirs
  3. Harkness, Jon M. "In Appreciation A Lifetime Of Connections: Otto Herbert Schmitt, 1913-1998." Physics In Perspective 4.4 (2002): 456. Academic Search Complete. Web. 19 Mar. 2013

Liens externes[modifier | modifier le code]