Archéologie classique

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L'archéologie classique est une discipline de l'archéologie dont l'objectif est d'étudier les vestiges matériels des cultures antiques du bassin méditerranéen, principalement la Grèce et la Rome antique.

Description[modifier | modifier le code]

L'archéologie avait déjà un intérêt purement antiquaire à l'époque de l'humanisme de la Renaissance. Parmi ses représentants importants figurent Flavio Biondo et Poggio Bracciolini. Cyriaque d'Ancône (v. 1391-v. 1455), un marchand et humaniste italien, est considéré comme l'un des pères fondateurs de l'archéologie classique moderne ; il est parfois appelé le « père de l'archéologie ». Johann Joachim Winckelmann est un fondateur de l'archéologie classique dans un sens historico-artistique et historico-culturel.

La discipline, qui traite de la période allant de la fin de l'âge du bronze (civilisation mycénienne) à la fin du VIe siècle, a joué dans les dernières décennies un rôle important dans les progrès de la recherche, en particulier en ce qui concerne l'Antiquité tardive. Les transitions vers la Préhistoire et la Protohistoire d'une part, vers l'archéologie paléochrétienne d'autre part, sont courantes. Si Winckelmann et ses premiers successeurs mettent encore clairement l'accent sur une classique approche critique, l'archéologie est désormais généralement caractérisée par une approche plus neutre de l'Antiquité.

L'archéologie classique s'étend de nos jours à la recherche en bibliothèque, qui joue une part dans le travail des archéologues qui n'est pas à dédaigner, et à l'exploitation des matériaux déjà trouvés ainsi que du travail archéologique sur le terrain. Depuis l'archéologie classique, en contraste avec l'histoire antique, ne se soucie guère des sources écrites mais traite principalement des vestiges matériels de l'époque, ceux-ci étant au centre des recherches. Il peut s'agir de vestiges de constructions, d'objets du quotidien, d'armes et même d'ordures ménagères ; tout ce que l'archéologue peut fournir comme informations sur le mode de vie de l'Antiquité a une importance. Il peut aussi d'agir d'objets historiquement pertinents pour l'art, tels que statues, bronzes, éléments ou vestiges architecturaux, vases, etc. Cela conduit de nos jours l'archéologie classique à se livrer dans une large mesure à de l'histoire de l'art antique.

En outre, de nombreux points de contact doivent exister entre l'archéologie classique et l'histoire antique ainsi que la Préhistoire et la Protohistoire, comme ces disciplines doivent fréquemment compter sur les résultats des autres : les preuves matérielles (archéologie) et littéraires (histoire antique) ne sont souvent pas indépendamment évalués les uns des autres. Une coopération interdisciplinaire n'est toutefois mise en œuvre que très rarement jusqu'à présent, au détriment de la science. L'approche méthodologique des historiens de l'Antiquité et des archéologues, en particulier sur l'Antiquité, étant souvent différente, les chercheurs évaluent et classent donc parfois incorrectement les sources et résultats de chacune des disciplines. De plus, le fait que les chercheurs étudient les deux disciplines au cours de leur formation pourrait ne pas y changer grand-chose.

Séminaires et instituts[modifier | modifier le code]

Allemagne[modifier | modifier le code]

Institut d'archéologie classique de Tübingen

Autriche[modifier | modifier le code]

Suisse[modifier | modifier le code]

Journaux[modifier | modifier le code]

Allemand[modifier | modifier le code]

Anglais[modifier | modifier le code]

Français[modifier | modifier le code]

Italien[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]