Arc de triomphe de l'Étoile
| Arc de triomphe de paris | ||
|---|---|---|
| Présentation | ||
| Période ou style | Néoclassicisme | |
| Type | Arc de triomphe | |
| Architecte | Jean-François-Thérèse Chalgrin | |
| Date de construction | 1808 - 1836 | |
| Dimensions | 50 m | |
| Destination initiale | Commémoration de la bataille d'Austerlitz | |
| Protection | ||
| Géographie | ||
| Pays | ||
| Région | Île-de-France | |
| Localité | Paris | |
| Coordonnées | ||
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L’arc de triomphe de l’Étoile souvent appelé simplement l'arc de triomphe, construit de 1808 à 1835 sur ordre de Napoléon, est situé à Paris dans le 8e arrondissement, sur la place de l’Étoile, à l’extrémité ouest de l’avenue des Champs-Élysées, à 2,2 kilomètres de la place de la Concorde. Haut de 50 mètres, large de 45 mètres et profond de 22 mètres, il est géré par le Centre des monuments nationaux[1]. La hauteur de la grande voûte est de 29,19 mètres et sa largeur de 14,62 mètres. La petite voûte, quant à elle, mesure 18,68 m de haut et 8,44 m de large.
La place de l'Étoile forme un énorme rond-point de douze avenues percées au XIXe siècle sous l’impulsion du baron Haussmann, alors préfet du département de la Seine. Ces avenues « rayonnent » en étoile autour de la place, notamment l’avenue Kléber, l'avenue de la Grande-Armée, l’avenue de Wagram et, bien sûr, l’avenue des Champs-Élysées. Des pavés de couleurs différentes dessinent sur le sol de la place deux étoiles dont les pointes arrivent pour l'une au milieu des avenues, pour l'autre entre les avenues.
Ce site est desservi par la station de métro Charles de Gaulle - Étoile.
Sommaire |
[modifier] Histoire
Napoléon Ier, au lendemain de la bataille d'Austerlitz déclare aux soldats: « Vous ne rentrerez dans vos foyers que sous des arcs de Triomphe » et par un décrêt impérial en date du 18 février 1806 ordonne la construction cet arc de triomphe consacré à perpétuer le souvenir des victoires des armées Françaises. Son projet initial était d'en faire le point de départ d'une avenue triomphale traversant notamment le Louvre et la place de la Bastille.
Pour la conception du monument, l'architecte Chalgrin fut en concurrence avec son confrère Raymond, chargé de collaborer avec lui. Le premier souhaitait orner l'arc de colonnes isolées tandis que le second les voulait engagées, l'incompatibilité de ces deux conceptions rendant impossible toute collaboration entre les deux architectes. Un arbitrage rendu par Champagny, ministre de l'intérieur, força Raymond à se retirer honorablement. Chalgrin supprima alors les colonnes de son projet[2].
La première pierre fut posée le 15 août 1806. Les fondations exigèrent deux années de chantier. En 1810, les quatre piles s'élevaient à environ un mètre au-dessus du sol. À l'occasion de son mariage avec l'archiduchesse Marie-Louise et de l'entrée de celle-ci dans Paris, l'Empereur délégua des crédits qui permirent à Chalgrin de construire une maquette en vraie grandeur en charpente, stuc et toiles peintes qui resterent assez longtemps en place et sous laquelle la princesse passa. L'architecte mourut assez subitement en 1811, suivi, huit jours après lui, par son confrère Raymond[3].
Lors des premières défaites napoléoniennes (Campagne de Russie en 1812), et des évènements de 1814 l'arc de triomphe élevé jusqu'au voûtes, la construction est interrompue, puis abandonnée sous la Restauration. Louis XVIII ne reprit la construction qu'en 1824 sous la direction des architectes Goult et Huyot. En 1830, Louis-Philippe reprit la pensée initiale de Napoléon mais, dans un esprit de réconciliation, associe les armées qui ont combattu entre 1792-1815. C’est Louis-Philippe et Thiers qui ont décidé du choix des thèmes et des sculpteurs : Le départ des Volontaires, Le Triomphe de Napoléon par Cortot. Plus spectaculaire est la frise située au sommet de l’Arc et qui se devise en deux parties : Le départ des Armées et le Retour des Armées avec une longue scène centrale à la gloire de la nation. La construction sera finalement reprise et achevée entre 1832 et 1836, sous Louis-Philippe Ier. Les architectes Louis-Robert Goust puis Huyot prirent la relève sous la direction de Héricart de Thury.
L'Arc de triomphe de l'Étoile est inauguré le 29 juillet 1836 pour le sixième anniversaire des Trois Glorieuses. Au départ, avait été prévue une grande revue militaire en présence de Louis-Philippe. Mais, alors que celui-ci venait d'être visé par un nouvel attentat le 25 juin, le président du Conseil, Adolphe Thiers, convainc le roi de s'abstenir. La revue militaire est décommandée et remplacée par un grand banquet offert par le roi à 300 invités, tandis que le monument est inauguré en catimini par Thiers, à sept heures du matin.
En 1842, Honoré de Balzac en a fait un symbole de la fidélité des soldats à l'Empereur : « mais tous les cœurs, même les plus hostiles à l'empereur, adressaient au ciel des vœux ardents pour la gloire de la patrie. Les hommes les plus fatigués de la lutte commencée entre l'Europe et la France avaient tous déposé leurs haines en passant sous l'arc de triomphe[4] »
L'arc de triomphe de l'Étoile fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 6 février 1896[5].
[modifier] Un symbole historique
L'Arc de Triomphe fait partie maintenant des monuments nationaux à forte connotation historique. À ses pieds se trouve la tombe du Soldat inconnu de la Première Guerre mondiale. La flamme éternelle qu’il abrite, est avec celle de l'autel de la Patrie à Rome la première du genre depuis l’extinction de la flamme des Vestales en 391. Elle commémore le souvenir des soldats morts au combat et ne s’éteint jamais : elle est ravivée chaque soir à 18 h 30 par des associations d'anciens combattants ou de victimes de guerre. L’Arc de Triomphe est aussi un haut lieu symbolique depuis que la dépouille de Soldat Inconnu a été inhumée le 28 janvier 1921. Deux ans plus tard, André Maginot, alors Ministre de la Guerre, soutient le projet d’y installer une "flamme du souvenir" qui est allumée pour la première fois le 14 novembre 1923. Ce geste de ravivage symbolique a été accompli chaque soir, même le 14 juin 1940, jour où l'armée allemande est entrée dans Paris et défilait sur la place de l'Étoile : ce jour là, le ravivage a eu lieu devant les officiers allemands qui ont autorisé la cérémonie.
L'association La Flamme sous l'Arc de Triomphe, qui regroupe cinquante membres appelés "Commissaires à la Flamme", est en fait une fédération d'associations, maintenant issues de milieux qui ne sont plus uniquement d'origine militaire ou anciens combattants. Elle organise les cérémonies de ravivage ainsi que les dépôts de gerbes et prises de Flambeau par les associations qui la constituent et accueille les personnalités françaises et étrangères qui y participent. Il y a chaque jour, au minimum deux et la plupart du temps, plusieurs membres du Comité de la Flamme sous l'Arc de Triomphe pour accueillir les associations qui viennent tour à tour raviver la Flamme du Souvenir, chaque soir, à 18 h 30.
En février 2008 fut inaugurée la nouvelle scénographie permanente de l'Arc de Triomphe due à l'artiste Maurice Benayoun et à l'architecte Christophe Girault. Renouvelant l'exposition des années 1930, cette nouvelle muséographie accorde une large place au multimédia. Intitulée "Entre guerres et paix", elle propose une lecture de l'histoire du monument prenant en compte l'évolution de sa symbolique jusqu'à la période actuelle, période où les valeurs du dialogue et de la rencontre prennent le pas sur la confrontation armée. Une présentation multimédia raconte en sept stations et sur trois niveaux l'histoire du monument de façon contemporaine, interactive et ludique. Elle permet de découvrir ce qui aurait pu être (les projets non réalisés), ce qui a disparu et ce qui ne peut être facilement vu (le décor sculpté).
[modifier] Détails des sculptures
- Les quatre plus importants groupes sculptés sont :
- Le Départ des volontaires de 1792 (dit La Marseillaise), par François Rude
- Le Triomphe de 1810, par Jean-Pierre Cortot
- La Résistance de 1814, par Antoine Étex
- La Paix de 1815, par Antoine Étex
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Le Départ des volontaires de 1792,
aussi appelé La Marseillaise -
Le Triomphe de 1810
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La Résistance de 1814
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La Paix de 1815
- Six bas-reliefs sont gravés sur les quatre faces de l'arc et retracent des scènes de la révolution et de l'Empire. Ils se situent au-dessus des 4 groupes ainsi que sur les côtés de l'arc :
- Les funérailles du général Marceau le 20 septembre 1796, par P. H. Lamaire (face SUD droite),
- La bataille d'Aboukir le 25 juillet 1799, par Seurre aîné (face SUD gauche),
- La bataille de Jemappes le 6 novembre 1792, par Carlo Marochetti (face EST),
- Le passage du pont d'Arcole le 15 novembre 1796, par J. J. Feuchère (face NORD droite),
- La prise d'Alexandrie le 3 juillet 1798, par J. E. Chaponnière (face NORD gauche),
- La bataille d'Austerlitz le 2 décembre 1805, par J. F. T. Gechter (face OUEST),
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Les funérailles du général Marceau le 20 septembre 1796
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La bataille d'Aboukir le 25 juillet 1799
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La bataille de Jemmappes le 6 novembre 1792
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Le passage du pont d'Arcole le 15 novembre 1796
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La prise d'Alexandrie le 3 juillet 1798
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La bataille d'Austerlitz le 2 décembre 1805
- L'attique est orné de 30 boucliers quinconcés par des glaives dressés. Sur les boucliers sont gravés les noms de grandes batailles de la révolution et de l'Empire :
- Valmy, Jemappes, Fleurus, Montenotte, Lodi, Castiglione, Rivoli, Arcole, Pyramides, Aboukir, Alkmaer, Zurich, Heliopolis, Marengo, Hohenlinden, Ulm, Austerlitz, Iena, Friedland, Somosierra, Essling, Wagram, Moskowa, Lützen, Bautzen, Dresde, Hanau, Montmirail, Montereau et Ligny.
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Batailles gravées sur les boucliers de l'attique (noter les détails calligraphiques)
- Le bas-relief de la frise du grand entablement tourne sur les quatre faces de l'édifice. Il représente :
- Le départ des armées, par Brun, G. Jacquot et Laité. Sur cette frise on peut voir la représentation de plusieurs personnalités de la révolution et de l'Empire. De gauche à droite, on y distingue, Chenier, Moitte, Roland, Me Roland, Penthièvre, Marceau, Hoche, Soult, Carnot, Cambronne, Joubert, Latour d'Auvergne, Championnet, Jourdan, Beurnonville, La Fayette, Sieyes, Duc d'Orléans, Bailly, Duc de Bourbon, Talleyrand, Mirabeau, Custine, Foy, Desaix, le Duc de Chartres, Masséna, Kléber, Houchard, Kellermann, Daboville, Lefebvre, Augereau, Dumouriez,Miranda, Gouvion St Cyr, Eugène et Joséphine de Beauharnais, David, Gossec, Rouget de l'Isle.
- Le retour des armées, par L. D. Caillouette, F. Rude et Seurre aîné
- Les grandes arcades sont rehaussées de figures allégoriques représentant des personnages de la mythologie romaine (par J. Pradier).
- Sur les faces intérieures des piliers des grandes arcades, les noms des grandes batailles de la Révolution et de l'Empire sont gravés.
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Batailles gravées sous les grandes arcades (noter les séparateurs)
- Les petites arcades sont rehaussées de figures allégoriques représentant l'infanterie (par Bra), la cavalerie (par Valois), l'artillerie (par Debay) et la marine (par Emile Seurre).
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Figure allégorique représentant l'Infanterie
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Figure allégorique représentant la Cavalerie
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Figure allégorique représentant l'Artillerie
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Figure allégorique représentant la Marine
- Sur les faces intérieures des petites arcades sont gravés les noms des personnalités de la Révolution et de l'Empire. Les noms de ceux qui sont morts au combat sont soulignés.
- Quatre bas-reliefs se situent au-dessus des noms des personnalités de la Révolution et de l'Empire. Ils portent le nom de batailles célèbres de la révolution et de l'Empire :
- Attributs des victoires du NORD, par François Joseph Bosio. La scène indique les batailles d'AUSTERLITZ, d'IENA, de FRIEDLAND, d'ULM, de WAGRAM et d'EYLAU.
- Attributs des victoires du SUD, par Gérard. La scène indique les batailles de MARENGO, de RIVOLI, d'ARCOLE et de LODI.
- Attributs des victoires de l'EST, par Valcher. La scène indique les batailles d'ALEXANDRIE, de PYRAMIDE, d'ABOUKIR et d'HÉLIOPOLIS.
- Attributs des victoires de l'OUEST, par J. J. Espercieux. La scène indique les batailles de JEMMAPES et de FLEURUS.
- Sous l'arc se trouve la tombe du soldat inconnu. Sur la tombe on peut lire :
repose
un soldat
français
mort
pour la patrie
1914 . 1918
- Le monument est encerclé par 100 plots symbolisant les Cent-Jours.
[modifier] Philatélie
Dès 1929, l'arc de triomphe est représenté sur un timbre de France d'une valeur de 2 F de couleur brun-rouge.
En 1938, il figure sur un timbre de 1F75 outremer, émis lors de la visite des souverains britanniques en regard de la Tour du Palais de Westminster. Le visuel est repris pour un entier postal.
La même année un timbre rouge carminé de 65 centimes surtaxé 35 centimes est émis pour célébrer le 20ème anniversaire de la victoire. L'arc est au centre avec le défilé du 11 novembre sur les côtés du timbre. Le visuel est également repris pour un entier postal.
En 1944, le Gouvernement Provisoire en fait un symbole de la République et une série de 10 timbres d'usage courant est émise (valeurs entre 5 centimes et 10 F). Les timbres sont imprimés aux Etats Unis. Une nouvelle série de 10 timbres toujours imprimée aux Etats Unis sort en 1945 ; les chiffres de la valeur sont en noir et comprises entre 30 centimes et 3 francs.
En 1968, il est présent pour le cinquantenaire de l'Armistice du 11 novembre sur un timbre à 25 centimes carmin et bleu.
En 1971, il est en arrière plan d'un timbre rouge émis dans la bande émise à l'occasion de la mort du Général de Gaulle. Il représente la descente des Champs Elysées en 1944.
En 1973, la poste célèbre le 50ème anniversaire de la flamme sous l'arc de triomphe par un timbre de 40 centimes lilas, rouge et bleu.
En 1989, la poste présente un panorama de Paris sur une bande. L'arc y figure en arrière plan de 2 timbres multicolores à 2,20 F représentant l'Arche de la défense et la tour Eiffel. Les visuels sont repris sur des entiers postaux.
En 1995, à l'occasion du cinquantenaire de la victoire du 8 mai 1945, il figure en arrière plan d'un portrait du général de Gaulle pour une valeur de 2,80 F.
En 2001, il figure pour une valeur de 3 F ou 46 centimes d'euros, sur un timbre de très grand format émis à l'occasion du centenaire de la naissance du dessinateur et graveur Albert Decaris.
En 2003, il est inclus dans un bloc feuillet : Portraits de régions. La France à voir. Dans cette série de 10 timbres, il est le sujet unique d'un timbre à 50 centimes d'euros.
En 1999, il figure sur un timbre de distributeur à valeurs variables[6].
[modifier] Faits divers
- Durant le transfert des cendres de Napoléon, le 15 décembre 1840, le cortège passa sous l'Arc de Triomphe.
- Le corps de Victor Hugo est veillé sous l'arc la nuit du 22 mai 1885, avant d'être enterré au Panthéon.
- Deux fois par an (aux alentours du 10 mai et du 1er août), le Soleil se couche dans l'axe des Champs-Élysées. Pour une personne située sur les Champs-Élysées, le disque solaire est ainsi visible quelques minutes sous l'arche de l'Arc de Triomphe. Le 10 mai 1994, le phénomène s'est accompagné d'une éclipse partielle de Soleil, observée par près de 200 000 personnes. À noter qu'en sens opposé vu de la Porte Maillot, le Soleil se lève deux fois par an dans l'Arc de Triomphe, aux alentours du 7 février et du 4 novembre.
- Il y eut au sommet de l’Arc de 1882 à 1886, une sculpture monumentale d’Alexandre Falguière, le "Triomphe de la Révolution" (un char tiré par des chevaux s’apprêtant à "écraser l’Anarchie et le Despotisme") qui n’est restée là-haut que quatre ans avant de tomber en ruines.
- Le 7 août 1919, un as de l'aviation, Charles Godefroy, réussit à passer en avion sous l'Arc de Triomphe, photographié par Jacques Mortane[7]. Un autre as, Jean Navarre, se tua à proximité de Villacoublay le 10 juillet de la même année au cours d'un vol d'entraînement pour réaliser cet exploit[8].
- En 1997, un Australien essaya de se faire cuire des œufs au plat sur la flamme du soldat inconnu, ce qu'avait fait quelques années plus tôt un chanteur de rock du nom d'Hector, suite à un pari avec Jean Yanne[9].
- En octobre 1981, Alain Marchand réédite le passage sous l'Arc de Triomphe ; il est condamné à 5 000 francs d'amende.
- Le 11 août 1991, un pilote non identifié passe de nouveau sous l'Arc et la Tour Eiffel aux commandes d'un Mudry Cap-10B, déclaré volé à l'aéroclub de Lognes.
- En 1998, un supporter mexicain éméché, au cours de la Coupe du Monde de football, est arrêté par la police pour avoir éteint la flamme en urinant dessus[réf. nécessaire].
[modifier] Les travaux de conservation-restauration de l’Arc de Triomphe
[modifier] A. La confortation des fondations par injection de coulis[10]
Désordres de l’édifice, apparition des désordres. Depuis un certain nombre d’années, l’Arc souffrait de désordres apparents tels que fissures et chutes de pierres. Un examen visuel a permis d'identifier les fentes et d'en tracer le relevé. La conclusion des reconnaissances et investigations fut que la cause principale des perturbations était un tassement dû au délavage du mortier à la chaux aérienne des fondations par l’eau de ruissellement. Divers travaux de réhabilitation furent décidés, visant à redonner un aspect neuf au monument, à le prémunir contre de telles altérations et à le conforter. La restauration a été conduite par Michel Marot, Architecte des bâtiments civils et palais nationaux. Le cabinet Michel Bancon, spécialisé dans les études de structure et de réhabilitation des édifices anciens, a été chargé de l’expertise du bâtiment afin de définir un programme de consolidation. Solétanche, entreprise spécialisée, a réalisé l’ensemble des travaux sous la direction de Jean-Pierre Gadret[11].
Les travaux à caractère confortatif comportaient essentiellement la régénération des maçonneries de fondation et la consolidation de la superstructure.
À partir de décembre 2003 d’autres travaux de restauration ont débuté. Trois parties étaient concernées : la terrasse et la balustrade de l’attique, la voûte d’ogive intérieure et les salles de la partie basse, la voûte en berceau de la grande arche centrale et son décor sculpté de rosaces. Ces travaux, qui se poursuivront jusqu’en juin 2005, ont été engagés pour des raisons de sécurité, d’entretien de l’édifice et s’inscrivent dans la perspective d’aménagements intérieurs.
Campagne de mesures et d'essais. Afin d'établir un diagnostic précis et déduire les origines du phénomène et la nature des travaux les plus rationnels, une série de mesures a été opérée : - mesures de vibrations au sol et dans la partie supérieure ; - équipement des fissures et mesures de leur évolution ; - pose sur l'édifice de niveaux de précision et suivi de leur évolution ; - mesures de la rotation des piles et de leur verticalité ; - mesures de l'horizontalité des corniches sur les quatre faces ; - forages dans les fondations au droit des piles et examens.
Analyse des désordres. Cette analyse, facilitée par l'existence des plans de l'édifice, a permis de constater que le bâtiment souffrait d'un tassement différentiel des joints de maçonnerie des dix-sept assises de fondations (8,5 m), avec un mouvement hélicoïdal de l'Arc.
Les fondations constituées de gros blocs en pierre ont subi des mouvements consécutifs à la dégradation de leurs joints. L'eau de pluie de l'esplanade, l'eau de ruissellement des façades et l'eau de terrasse canalisée vers des collecteurs sans doute fuyards, sont la cause des circulations d'eau qui délavent les joints entraînant une forte altération du mortier à la chaux aérienne.
Le tassement différentiel des fondations ainsi généré entraîne une déformation dite en selle de cheval en partie supérieure de l'édifice avec une tendance à l'éloignement des sommets de piles dans le sens des petits côtés et d'une convergence dans l'autre sens. Michel Bancon explique ce comportement différentiel par la configuration des nombreuses cavités ménagées dans l'Arc qui, par leur emplacement et leur géométrie, sollicitent plus le bâtiment dans l'axe des petits côtés. Une analyse par libération des contraintes montre que celles-ci varient à l'intérieur des maçonneries de 0 à 50 bars.
Travaux de confortement. Ces analyses ont permis d'établir un plan de confortement comprenant cinq phases : 1) Traitement des vides existant dans les joints de maçonnerie et régénération des mortiers délavés par injection partielle de coulis spéciaux dans les fondations; 2) Traitement des fissures en superstructures par injection de coulis ciment ; 3) Confortement des superstructures par mise en place de tirants précontraints à l'intérieur de l'édifice ; 4) Injections complémentaires de coulis dans les massifs de fondation ; 5) Étanchéification des abords de l'Arc (plate-forme centrale, réseaux d’égouts...).
Travaux d’injection. Pour remédier à la dégradation des joints de fondation, il a été décidé, suite à une campagne dite de convenance, de procéder à des injections d'abord partielles, sur un huitième de la surface de trois massifs et sur un quart de la surface de celui qui supporte la pile nord-ouest. L'entreprise Solétanche a été choisie pour mener la première campagne d'injection nécessaire. Il a été décidé d’utiliser deux types de coulis, le « Microsol® » et le « Silacsol® », mis au point, l'un et l'autre, par cette entreprise.
L'usage d'un ciment classique était à rejeter, puisqu'il fallait, d'une part combler au maximum des vides dans les joints des moellons, d'autre part conforter les parties de ces joints qui étaient désagrégées. La granulométrie des produits traditionnels (0 à 100 µ) et la formation qu'ils entraînent de paquets de grains (d'environ 500 µ) auraient empêché une exécution correcte de l'opération.
[modifier] B. La confortation par précontrainte additionnelle
Dans le cas de l'Arc de Triomphe, il s'agit d'une précontrainte additionnelle réalisée à l'intérieur de la structure permettant de recomprimer les zones fracturées et de recentrer les efforts obliques engendrés par la poussée des voûtes. Cette précontrainte additionnelle a été réalisée par 112 demi-tirants ancrés dans les parements et raccordés par paires en leur milieu par des coupleurs actifs.
La répartition des tirants tient compte :
- du rééquilibrage des contraintes qui nécessite quatre étages de tirants dans le sens du petit côté et deux étages suivant le grand côté ;
- de la présence d'équipements existant à l'intérieur de l'ouvrage ;
- du phasage des travaux, la mise en tension devant pouvoir se faire de manière progressive, afin d'équilibrer les efforts à répartir ;
- de la possibilité de réglages ultérieurs des efforts dans les tirants ;
- de l'esthétique finale du renforcement compatible avec le cadre de l'édifice.
[modifier] Notes et références
- Site des monuments nationaux
- Michel Gallet, Les Architectes parisiens du XVIIIe siècle, p. 116
- ibidem
- Honoré de Balzac, La Femme de trente ans (1829 – 1842), édition du Furne, 1845, vol. 3, p. 7
- Ministère de la Culture, base Mérimée, « Notice no PA00088804 » sur www.culture.gouv.fr.
- Catalogue Yvert et Tellier, Tome 1
- Les débuts de l'aviation : Charles Godefroy
- Jean Navarre, Les traces qu'il a laissées dans l'histoire
- Le Figaro: les enfants terribles: Hector
- René Dinkel, L'Encyclopédie du patrimoine (Monuments historiques, Patrimoine bâti et naturel - Protection, restauration, réglementation. Doctrines - Techniques - Pratiques), Paris, éditions Les Encyclopédies du patrimoine, septembre 1997, 1512 p. (ISBN 2-911200-00-4).
Chapitre III L’apport des techniques, La confortation des maçonneries et des fondations. A. Par injection de coulis : La confortation des fondations de l’Arc de Triomphe par injection de coulis, B. La confortation par précontrainte additionnelle, pp. 62 à 73
- La Société Vinci a achèté, en 2007, 81% du capital de Solétanche, maison mère de Solétanche Bachy, un des derniers groupes de BTP indépendant et l'un des leaders mondiaux dans les fondations spéciales, le traitement des sols, et la maintenance des barrages
[modifier] Voir aussi
[modifier] Bibliographie
- Michel Gallet, Les Architectes parisiens du XVIIIe siècle : Dictionnaire biographique et critique, Paris, Éditions Mengès, 1995, 494 p. (ISBN 2-85620-370-1), p. 110-116
[modifier] Articles connexes
- Pour les timbres-poste émis par les États-Unis pour servir en France libérée, voir : Arc de Triomphe (timbre).
- Arc de triomphe
- Tétrapyle
- Noms gravés sous l'arc de triomphe de l'Étoile
- Batailles gravées sous l'arc de triomphe de l'Étoile
[modifier] Lien externe
- Site officiel
- Emission proposée par Anne Muratori-Philip, Hélène Renard Sur Canal Académie
- Monument historique classé en 1896
- Arc de triomphe
- Architecture néoclassique en France
- Sculpture en France
- Patrimoine du XIXe siècle
- Monument parisien
- Monument historique du 8e arrondissement de Paris
- 8e arrondissement de Paris
- 16e arrondissement de Paris
- 17e arrondissement de Paris
- Sculpture du XIXe siècle
- Sculpture néoclassique
- Édifice géré par le centre des monuments nationaux