Arbres du Valinor

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à gauche un arbre argenté et à droite un arbre doré
Vue d'artiste des deux Arbres

Les Arbres de Valinor sont deux arbres fictifs dans le légendaire de l'écrivain britannique J. R. R. Tolkien. Ils portent les noms de Telperion le Blanc et Laurelin le Doré, et apparaissent notamment dans Le Silmarillion.

Laurelin signifie « Chant d'or ». Il est aussi appelé Culúrien « Rouge-doré » et Malinalda « Arbre jaune ». Telperion est quant à lui appelé Silpion « Argent-brillant » et Ninquelotë « Fleur blanche »[1].

Histoire interne[modifier | modifier le code]

Naissance[modifier | modifier le code]

Après la destruction par Melkor des deux gigantesques lampes qui éclairaient Arda, les Valar se retranchent en Aman, le continent le plus à l'ouest. Là, derrière le rempart des Pelóri, Yavanna use de ses talents pour donner naissance à deux pousses sur la colline d'Ezellohar (ou Corollairë), avec l'aide de Nienna la pleureuse.

La première pousse devient l'arbre Telperion qui représente la lune et est du genre masculin. Ses feuilles sont d'un vert sombre et il répand une lumière argentée. La seconde pousse donne Laurelin qui représente le soleil et est du genre féminin. Ses feuilles sont d'un vert tendre et il répand une lumière dorée[1].

Une journée des Arbres[modifier | modifier le code]

Les Arbres sont la source de toute lumière de Valinor, et servent de base au compte du temps : chaque journée des Valar compte douze heures, et finit avec le déclin de Laurelin. Chaque arbre voit son éclat croître pendant sept heures, puis décliner pendant cinq heures jusqu'à disparaître, et recroître une heure avant que l'autre ne cesse de briller. Ainsi, deux fois par jour, on peut voir la lumière mêlée des deux Arbres, l'un sur son déclin et l'autre à l'aurore.

Telperion fut le premier à fleurir, et la première heure éclairée par sa lumière est appelé l'Heure Inaugurale, qui ne se trouve pas dans le décompte des heures, mais qui marque le début du règne des Valar sur Valinor. Telperion pâlit à la sixième heure, et Laurelin à la douzième.

Schéma explicatif

Les Silmarils[modifier | modifier le code]

Instruits par Melkor, les Elfes vivants en Aman deviennent des forgerons expérimentés. Fëanor, le plus grand forgeron d'Arda, conçoit les Silmarils à partir de la lumière des Arbres de Valinor, la pensée lui étant venue qu'il se révèlerait peut-être bon de trouver un moyen de sauvegarder cette lumière, dut-il arriver quelque chose aux Arbres. Les Silmarils sont trois globes d'un cristal indestructible, abritant la lumière des deux Arbres, et nul mortel ou être impur ou malfaisant ne peut les toucher sans que sa chair ne se consume[2].

La fin des Arbres[modifier | modifier le code]

Melkor est libre d'aller et venir en Valinor, Manwë le croyant repenti ; mais il n'en est rien. Lorsque les mensonges qu'il a semés sont sur le point d'être percés à jour, il fuit et va trouver l'araignée Ungoliant. Il la convainc de l'aider, et ils se rendent jusqu'à Ezellohar sous le couvert des ténèbres suscitées par Ungoliant. Morgoth blesse alors les deux Arbres et Ungoliant aspire leur sève tout en leur instillant son poison, provoquant la mort des Arbres[3]. Ni les pleurs de Nienna, ni les incantations de Yavanna ne peuvent leur redonner vie[4]. De Telperion, une seule fleur renaît, et de Laurelin un seul fruit. Ce sera la Lune pour Telperion et le Soleil pour Laurelin[5].

Arbres blancs[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Arbre blanc.

Yavanna a créé pour les Ñoldor de Tirion, avant la destruction des deux Arbres, un arbre semblable à Telperion, mais plus petit et qui n'est pas source de lumière : Galathilion[6]. De lui sont issus Celeborn, l'Arbre blanc de Tol Eressëa, puis Nimloth, l'Arbre blanc de Númenor, et enfin les Arbres blancs du Gondor.

Création et évolution[modifier | modifier le code]

Tolkien mentionne pour la première fois les deux Arbres dans le poèmes « Les côtes de Faërie », dont la première version date de juillet 1915.

Critique et analyse[modifier | modifier le code]

Les Arbres du Valinor ont pu être rapprochés du concept d'axis mundi. Cependant, pour Douglas A. Anderson, les Arbres du Valinor se rapprochent plus des « arbres du Soleil et de la Lune » présents dans certaines versions de la légende arthurienne[7].

Adaptations[modifier | modifier le code]

Les Arbres du Valinor ont inspiré les dessinateurs, comme Ted Nasmith[8] ou John Howe[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Quenta Silmarillion, chap. 1 : « Au commencement des jours ».
  2. Quenta Silmarillion, chap. 7 : « Les Silmarils et l'agitation des Noldor ».
  3. Quenta Silmarillion, chap. 8 : « Le crépuscule de Valinor ».
  4. Quenta Silmarillion, chap. 9 : « La fuite des Noldor ».
  5. Quenta Silmarillion, chap. 11 : « Le Soleil, la Lune et la disparition de Valinor ».
  6. Quenta Silmarillion, chap. 5 : « Eldamar et les princes d'Eldalië ».
  7. Interview de D. A. Anderson sur GreenBook, à propos de son ouvrage Tales Before Tolkien
  8. Ungoliant and the two Trees par Ted Nasmith.
  9. The Killing of the Trees par John Howe

Bibliographie[modifier | modifier le code]