Arbalète de chasse sous-marine

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Arbalète à sandows

Une arbalète de chasse sous-marine ou "fusil harpon" est une arme de jet sous-marine dont le but est de propulser une flèche permettant la capture de poissons et de céphalopodes. C'est l'arme de chasse par excellence du pêcheur sous marin.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les prémices en Polynésie[modifier | modifier le code]

Les premières formes archaïques de harpons sont retrouvées en Polynésie [1]. Trois armes de jets sont utilisées pour la prise d'animaux marins en Polynésie :

  • La lance d'une seule pièce avec une pointe non barbelée
  • La foëne à deux, trois ou plusieurs pointes : elle est en deux parties, les pointes étant fixées à la hampe par ligature.

Ces deux types semblent avoir été répandus dans toute la Polynésie avant l'arrivée des Européens (P.Buck, 1930). Les pointes en bois de fer durcies au feu, ont été ensuite remplacées par des pointes en métal.

  • Le harpon à tête détachable qui se compose d'une pointe en os, en nacre ou en bois, reliée par une ligne à une hampe plus ou moins longue.

La naissance de l'arbalète[modifier | modifier le code]

La foëne à élastique fut le premier système de chasse à propulsion.

Invention de la foëne à élastique

La foëne automatique, avec un système de propulsion par ressort

Invention de la Foëne automatique et du premier pistolet à Sandow

De ce système Georges Beuchat, pionniers dans la création de matériel subaquatique et créateur de Beuchat International, a fait naître l'arbalète de chasse sous-marine. En s'appuyant sur les armes à feu existantes, il déclina un système de propulsion avec gâchette qui donna plus tard la première arbalète de chasse sous-marine Tarzan.

Principe[modifier | modifier le code]

L'arme est constituée de deux parties : une partie fixe jouant le rôle de propulseur et une partie mobile (flèche) servant de harpon. Le but étant moins de tuer ou de blesser la proie que de l'empêcher de s'enfuir. À cette fin la flèche est toujours reliée par un filin au corps du fusil, celui-ci étant tenu à la main et parfois assuré à une bouée ou à la ceinture.

Techniquement le harponnage est assuré par un système d'ardillon, fixe ou mobile situé en pointe de flèche. Le fusil se réarme donc avec la même flèche qui n'a pas vocation à être perdue. Les arbalètes de chasse sous marine sont souvent classées par le type de propulsion utilisé : sandows ou gaz comprimé.

Réglementation[modifier | modifier le code]

Dans la plupart des pays où la chasse sous marine est réglementée l'armement de l'arbalète doit être uniquement effectué à la force des bras du pratiquant, cela interdisant les fusils avec réserve de gaz comprimé ou à poudre explosive qui sont pour cela devenus très rares. Contrairement aux armes de jets aériennes les frottements en milieu aquatique ne permettent pas à ces armes d'avoir une grande portée. Le tir s'effectue à bout portant ou au maximum à quelques mètres de la cible. La taille de l'arbalète sera proportionnelle à la portée désirée, au mode de pêche et au type de proies envisagées. C'est ainsi que les fusils les plus longs servent à pêcher les gros poissons, en pleine eaux, par mer claire et calme. Le fusil doit avoir un poids neutre aux différentes profondeurs de pêche pour permettre une bonne visée qui s'effectue le plus souvent au jugé. Au moment du tir on tient généralement un fusil harpon d'une seule main par la crosse, comme une arme de poing. Le déclenchement du tir d'effectue par une queue de détente située au niveau de l'index ou du pouce. Un verrou de pontet permet de sécuriser l'arme chargée.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Lavondès Anne, « Note sur les harpons Polynésiens », Journal de la société des Océanistes, vol. 38 « Hommage au R. P. Patrick O'Reilly », no 74-75,‎ 1982, p. 143-155 (lire en ligne)
  • (en) Bengt Anell, Contribution to the History of Fishing in the Southern Seas. Inaugural Dissertation., Uppsala, Almquist & Wiksell,‎ 1955, 249 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Lavondès Anne, 1982