Arapaima gigas

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 Arapaima gigas
Arapaima gigas
Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Super-classe Osteichthyes
Classe Actinopterygii
Sous-classe Neopterygii
Infra-classe Teleostei
Super-ordre Osteoglossomorpha
Ordre Osteoglossiformes
Sous-ordre Osteoglossoidei
Famille Osteoglossidae
Sous-famille Heterotidinae
Genre
Arapaima
Müller, 1843
Nom binominal
Arapaima gigas
(Schinz, 1822)
Statut de conservation UICN :

DD  : Données insuffisantes

La paiche (Pérou), pirarucu (Brésil) ou arapaima (Arapaima gigas) est une espèce de poisson de la famille des Osteoglossidés, vivant en Amazonie.

Sommaire

[modifier] Description

L'Arapaima gigas est le plus gros poisson d'eau douce d'Amérique du Sud. Avec une taille maximale pouvant atteindre 3 m pour un poids de 250 à 300 kg il fait également partie des plus gros poissons d'eau douce du monde. Il est notamment connu pour être l'un des rares animaux à opposer une parfaite résistance aux morsures des piranhas grace à un véritable gilet pare-dents.

[modifier] Répartition et conservation

Menacé d'extinction au Brésil, le pirarucu est inventorié[1] dans la base de données de l'Arche du goût.

[modifier] Anatomie

C'est un physostome : sa vessie natatoire communique avec l'œsophage, ce qui le rapproche des cyprinidés et des salmonidés. Sa bouche, énorme est garnie de petites dents pointues et s'ouvre très largement en créant un tourbillon à la surface de l'eau quand l'arapaima monte "gober" une proie. L'arapaima a une langue "osseuse" équipée d'un ensemble de dents que certains peuples indigènes utilisent pour poncer. Son dos très large est effilé vers la queue et porte une nageoire dorsale rejetée très en arrière[2].

[modifier] Écologie

Le régime alimentaire de l'Arapaima se compose de poissons, de crustacés et d'autres petits animaux. Ce poisson a une respiration aérienne obligatoire, il vient respirer en surface en utilisant sa vessie natatoire riche en vaisseaux sanguins, un avantage pour capter l'oxygène souvent rare dans les rivières d'Amazonie. Ce poisson est donc en mesure de survivre dans les eaux où l'oxygène dissous est aussi faible que 0,5 ppm. L'Arapaima peut rester sous l'eau durant vingt minutes sans prendre de respiration à la surface (source:monstre en eau douce, Canal Évasion).

[modifier] Reproduction

En raison de l'étendue géographique de l'Arapaima, son cycle de vie est grandement affecté par les inondations saisonnières. L'Arapaima pond ses œufs au cours des mois de février, mars et avril lorsque le niveau d'eau est faible ou au début à la hausse. Ils construisent un nid d'environ 50 cm de large et 15 cm de profondeur, généralement dans des zones sableuses. Les œufs éclosent environ 24 heures après la fécondation et les alevins ont la saison des crues pour se développer, du mois de mai au mois d'août. Par conséquent, le frai annuel est saisonnier, mais la même femelle peut se reproduire plusieurs fois au cours de la saison. L'Arapaima mâle contrairement à son parent, Osteoglossum spp., n'est pas incubateur buccal, les jeunes pourraient se réfugier dans la bouche du père en cas de danger grave pendant les premiers jours de leur vie, ensuite ils restent en groupe compact sous la surveillance constante des deux parents qui nagent en permanence en dessous d'eux. Ce travail de garde rapprochée semble être la tâche principale du mâle pendant plus d'un mois. La femelle Arapaima aide à protéger également le nuage d'alevins en intimidant les prédateurs.

[modifier] Utilisation par l'homme

Il fait l'objet d'une pêche intensive car sa chair (légèrement sucrée et aux arêtes peu nombreuses) est recherchée. Il est servi même en période de fermeture dans tous les restaurants du bassin amazonien. L'élevage permettra peut-être d'enrayer la disparition de l'espèce : sa croissance est rapide (10 kg/an) et peu coûteuse (4 €/kg). Sur le plan halieutique : comme la carpe et le saumon, l'arapaima se défend très bien lorsqu’il est pêché à la canne mais il survit mal à une remise à l’eau.

D'autre part, les écailles de l'arapaima suscitent l'intérêt de nombreux chercheurs en raison de leur résistance très intéressante. On envisage actuellement d'élaborer des matériaux biomimétiques inspirés des écailles de l'arapaima (pour faire des protections par exemple), qui font de l'arapaima l'une des seules espèces animales à ne pas redouter une attaque de piranhas[3]

[modifier] Annexes

[modifier] Notes et références

  1. Site de la Fondation Slow Food pour la biodiversité
  2. Larousse I/VI, p.303
  3. [1] Article du Monde à propos de la résistance de l'arapaima aux attaques de piranhas

[modifier] Références taxinomiques

[modifier] Documents

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