Arad

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Arad
Blason de Arad
Héraldique
Drapeau de Arad
Drapeau
La mairie d'Arad
La mairie d'Arad
Administration
Pays Roumanie Roumanie
Région Coat of arms of Transylvania.svg Transylvanie
Département Stema judetului Arad.png Arad
Maire
Mandat
Gheorghe Falcă (PNL)
2004-2012
Code postal 310xxx
Indicatif téléphonique international +(40)
Démographie
Population 167 238 hab. (2007)
Densité 556 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 10′ 36″ N 21° 18′ 04″ E / 46.17667, 21.3011146° 10′ 36″ Nord 21° 18′ 04″ Est / 46.17667, 21.30111  
Altitude 116,5 m
Superficie 30 089 ha = 300,89 km2
Divers
Cours d'eau Mureș
Ethnie Roumains : 82,6 %
Hongrois : 12,9 %
Tsiganes : 1,7 %
Allemands : 1,3 %
Serbes : 0,2 %
Bulgares : 0,15 %
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Roumanie (administrative)

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Arad

Géolocalisation sur la carte : Roumanie (relief)

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Arad
Liens
Site web http://www.primariaarad.ro

Arad est une ville de l'Ouest de la Roumanie, en Transylvanie, chef-lieu du département homonyme (județ d'Arad). En 2002, la population de la ville était de 172 824 habitants.

Arad une ville moderne, un centre industriel et un carrefour de communications, qui possède de nombreux édifices remarquables.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville est située à moins de 20 km de la frontière hongroise, à l'extrémité occidentale de la Transylvanie. Elle est arrosée par la rivière Mureș.

Au pied des collines des Carpates occidentales, elle est située dans une plaine presque plate.

Le climat est continental modéré, avec des influences méditerranéennes.

Histoire[modifier | modifier le code]

La région d’Arad a d’abord fait partie de la Dacie, mais pas de l'Empire romain ; elle a vu passer les Gépides, les Hérules, les Huns, les Lombards et les Avars, que rejoignent les Slaves au VIe siècle.

  • Au IXe siècle le territoire d'Arad fait partie du Premier empire bulgare, qui règne sur des populations d’origines diverses, germaniques, avares, alanes, romanes et slaves.
  • Au XIe siècle, alors que l’empire bulgare est attaqué par les Byzantins, ce sont les Magyars qui s’installent dans la région.
  • 1028 : première attestation documentaire concernant la zone d’Arad, alors intégrée au royaume de Hongrie.
  • 1078-1081 : première mention de la localité, dont le nom vient du slave rad : prospère, heureuse.
  • 1131 : La ville est mentionnée dans la Chronique peinte de Vienne.
  • 1241 : L’invasion mongole et tatare du Royaume de Hongrie met en évidence la nécessité de fortifier Arad. Des châteaux-forts sont donc construits dans la seconde partie du XIIIe siècle à Șoimoș, Șiria et Dezna.
  • 1526 : Arad fait partie de la principauté de Transylvanie, que les historiens hongrois appellent royaume de Hongrie orientale.
  • 1551 : Arad est occupée par l’Empire ottoman, jusqu'au traité de Karlowitz en 1699.
  • XVIIe siècle : Aradu Nou (« le nouvel Arad »), banlieue située sur la rive Sud du Mureș, est fondé. Le noyau de la nouvelle colonie se situe sur les ouvrages d’art construits par les Turcs pour prendre la cité.
  • 1699 : Arad passe sous la domination des Habsbourg, empereurs d’Autriche.
  • 1702 : le syndicat des fourreurs est enregistré.
  • 1708 : Le moine Camil Hofflich crée la première école (enseignement en allemand).
  • 1720 : Le recensement fait état de 177 familles roumaines, 162 serbes et 35 hongroises.
  • 1763-1783 : construction d’une nouvelle citadelle par l’architecte autrichien Filipp-Ferdinand Harsch. Elle sert aussi à incarcérer Horia, Cloșca et Crișan qui ont dirigé la révolution transylvaine de 1784.
  • 1810 : une troupe de l’armée de Napoléon occupe brièvement Arad mais, oubliée et affamée, doit de rendre aux armées autrichiennes l’année suivante.
  • 1812 : Pavel Avacumovici crée Preparandia, la première école pédagogique roumaine d’Arad.
  • 1817 : Jacob Hirschl construit le plus ancien théâtre de l’actuelle Roumanie, qui porte son nom.
  • 1833 : le sixième conservatoire de musique européen est créé (après Paris, Prague, Bruxelles, Vienne et Londres).
  • 1834 : grâce à son développement économique intense, Arad reçoit le statut de ville franche royale de l’empereur François Ier d’Autriche (ex-François II d’Allemagne).
  • 1848 : la forteresse joue un rôle important dans la Révolution hongroise (un musée d’histoire évoque ces épisodes). Défendue par le général autrichien Berger jusqu’à la fin de juillet 1849, elle fut prise par les révolutionnaires hongrois, dont elle devint le quartier général pendant la dernière phase de l’insurrection. Lajos Kossuth y a lancé sa proclamation le 11 août 1849 et a remis le pouvoir suprême militaire et civil à Artúr Görgey. Après la reddition de Görgey, la forteresse tomba entre les mains des Russes et fut transformée en dépôt de munitions. Treize généraux révolutionnaires y furent fusillés le 6 octobre 1849 sur ordre du général autrichien Haynau. Ils sont aujourd’hui considérés comme les 13 martyrs d'Arad ; depuis, Arad est réputée comme le « Golgotha hongrois. »
  • 1868 : Mihai Eminescu y travaille comme souffleur au théâtre Hirschl.
  • 1884 : arrivée du chemin de fer.
  • 1890 : création de la Société philharmonique d’Arad, Aradi Philharmonia Egyesült :
  • 1899 : le premier match officiel de football dans l’actuelle Roumanie se déroule à Arad.
  • 1910 : Arad compte 63 166 habitants (par ordre d’importance numérique : Hongrois, Roumains, Allemands, Juifs, Serbes, Croates, Slovaques, Roms).
  • 1913 : premier chemin de fer électrifié d’Europe de l'Est et huitième du monde, sur le trajet Arad-Podgoria
  • 13-15 mai 1918 : par la voix de son porte-parole Iuliu Maniu, le Conseil national roumain revendique l’union à la Roumanie de la Transylvanie et des zones adjacentes peuplées de Roumains (dont la région d’Arad).
  • 1er décembre : Iuliu Maniu proclame l’union de ces territoires avec la Roumanie.
Timbre du Royaume de Hongrie surchargé Occupation française en 1919.

Comme toute la Roumanie, Arad a subi les régimes dictatoriaux carliste, fasciste et communiste de février 1938 à décembre 1989, mais connaît à nouveau la démocratie depuis 1990. Depuis, l’industrie s’est développée à un rythme soutenu. Toutefois, la ville a attiré moins d’habitants issus de l’exode rural que d’autres villes de Transylvanie.

  • 1989 : Arad est la deuxième ville à se révolter contre le régime régime communiste après Timișoara.
  • 1990-1991 : fondation de l’université d’Arad.
  • 1999 : inauguration de la zone internationale d’activités industrielles d’Arad.

Économie[modifier | modifier le code]

Selon la chambre de commerce et d'industrie, Arad est connu pour son activité industrielle intense et de longue date.

Industrie[modifier | modifier le code]

  • alimentaire
  • textile (usines UTA, Teba, Confections)
  • chaussures
  • jouets
  • machines-outils, horlogerie et compteurs
  • wagons et voitures de trains
  • meuble

Après 1989, l'activité a connu des changements importants dans un contexte de transition à l'économie de marché.

Services[modifier | modifier le code]

  • commerce
  • transports
  • télécommunications
  • banque et assurance
  • presse et audiovisuel

Transport[modifier | modifier le code]

Arad est le nœud ferroviaire le plus important de l’Ouest de la Roumanie, se situant sur un axe national et européen.

La ville est desservie par un aéroport international (code AITA : ARW) et par un réseau routier de bonne qualité.

Le transport public urbain et suburbain est articulé autour de nombreuses lignes de tramway et d’un réseau de cars interurbains.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Enseignement secondaire[modifier | modifier le code]

  • Collège National Moïse Nicoară (ancien nom: Lycée Ioan Slavici)
  • Lycée pédagogique Dimitrie Țichindeal (ancien nom: Preparandia - 1812)
  • Collège National Elena Ghiba Birta (ancien nom: Lycée Miron Constantinescu)
  • Collège économique
  • Collège technique de constructions et de la protection de l'environnement
  • Lycéé d'art Sabin Drăgoi
  • Lycée magyar Csiky Gergely
  • Lycée allemand Adam Müller Guttenbrunn
  • Lycée baptiste Alexa Popovici

Enseignement universitaire[modifier | modifier le code]

Attractions touristiques[modifier | modifier le code]

Monuments d'architecture[modifier | modifier le code]

Le palais administratif
Le palais culturel

La ville contient de nombreux édifices d'une beauté remarquable.

Bâtiments historiques[modifier | modifier le code]

  • La Maison aux boulets, 1800, où il y a dans le mur 17 boulets tirés pendant les luttes d’Arad des années 1848-1849
  • Preparandia, 1812, la première école pédagogique roumaine de la Transylvanie
  • La Maison au cadenas, 1815
  • Le Vieux Théâtre (Hirschl), construit par Jacob Hirschl dans l’année 1817. C'est le plus ancien théâtre de Roumanie.
  • La Tour d’eau, construite en 1896, dans le style donjon médiéval
  • L’ancienne douane, construite en 1907, ancien point d’entrée des marchandises dans les marchés d’Arad

Églises[modifier | modifier le code]

L’Église évangélique (luthérienne), dite l'Église Rouge
La cathédrale catholique romaine Saint Antoine de Padoue

Musées et expositions[modifier | modifier le code]

  • L’ensemble des musées d'Arad
    • la section Histoire
    • la section Sciences naturelles
    • la section Art
  • Le musée mémorial Vasile Goldiș
  • La collection d’art Doina et Baruțu Arghezi
  • La galerie Delta, lieu de trois événements importants des arts plastiques d'Arad : Le Salon Biennal International de Dessin, Le Salon Biennal de Sculpture, Le Salon Annuel d'Art
  • La Galerie Alfa
  • La Galerie Clio
  • La Galerie La Tour d’Eau
  • La Galerie Takács
  • La Galerie Carola's
  • Expo Arad, centre d’expositions de la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture d'Arad

Festivals[modifier | modifier le code]

  • Le Festival de théâtre classique
  • Le Festival international Euromarionettes
  • Le Festival de théâtre lycéen Amifran (en français, animé par le professeur Lavinia Văgălău)
  • Le Festival de théâtre lycéen Teen Play (en anglais)
  • Le Festival des minorités
  • La Foire des artisans populaires
  • La Foire des ONG
  • Le Festival du printemps d'Arad
  • Le Festival des journées d'Arad en août
  • Le Festival du vin en septembre
  • Le Festival de la bière

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le Mureș
  • la piscine, plage, camping et centre de loisirs Neptune est l’un des plus beaux lieux d’agrément et deuxième de ce genre en Europe
  • la rive du Mureș agrémentée de promenades et parcs
  • le petit bois (Pădurice) et son lac naturel dans le centre-ville
  • la forêt de Ceala avec le lac Moltăreț et l’île du Mureș
  • la forêt de Vladimirescu
  • le județ d'Arad

Personnalités nées à Arad[modifier | modifier le code]

Relations internationales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville d'Arad est jumelée avec[2] :

Partenariats[modifier | modifier le code]

Arad entretient des partenariats avec[2] :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Atlas des peuples d'Europe centrale, André et Jean Sellier, éditions La Découverte, Paris 1991.
  2. a et b Orașe înfrățite

Liens externes[modifier | modifier le code]

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