Ara des Antilles

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Ara des Antilles

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Ara guadeloupensis

Classification (COI)
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Aves
Ordre Psittaciformes
Famille Psittacidae
Genre Ara (oiseau)

Nom binominal

Ara guadeloupensis
Clark, 1905

Synonymes

Ara purpurascens
Anadorhynchus martinicus
Ara erythrura
Ara martinica

Statut de conservation UICN

( EX )
EX  : Éteint

L'Ara des Antilles ou Ara de la Guadeloupe (Ara guadeloupensis) est une espèce de perroquet endémique de la Guadeloupe et de la Martinique aujourd'hui disparu.

Description[modifier | modifier le code]

Christophe Colomb mentionne le ara de la Guadeloupe lors de ces récits de voyages : "Ils apportèrent des perroquets de deux ou trois sortes et particulièrement de cette grande espèce qu'on trouve dans l'île de la Guadeloupe, et qui ont une longue queue (...)".

Plus tard, les Pères Labat et du Tertre le décrivirent avec beaucoup plus de détails. Le Père Du Tertre le considérait comme "le plus beau et le plus grand de tous les perroquets des îles" et le décrivit ainsi : "Il a la tête, le col, le ventre et le dessus du dos, de couleurs de feu : ses ailes sont mêlées de plumes jaunes, de couleur azur, et de rouge cramoisi : sa queue est toute rouge et longues d'un pied et demi".

Ces descriptions poussant à penser qu'il était assez proche du Ara macao avec une queue plus courte et d'un rouge plus vif

Répartition[modifier | modifier le code]

Selon le Père Pinchon (1976), la répartition géographique de l'espèce se limitait à la Guadeloupe continentale et à la Martinique. Consommant au besoin les fruits du mancenillier (Hippomane mancinella), il fréquentait donc les zones littorales ou l'on rencontre cette essence.

Taxinomie[modifier | modifier le code]

Cette espèce était probablement très proche du Ara macao que l'on retrouve en Amérique du Sud et sur l'île de Trinidad.

Rothschild distinguait deux espèce de Ara différentes : Ara purpurescens en Guadeloupe et Anadorhynchus martinicus (synonyme de Ara erythrura et Ara martinica) en Martinique.

Aujourd'hui, il est très difficile de déterminer si ces deux espèces diffère vraiment.

Disparition[modifier | modifier le code]

L'ara de la Guadeloupe a disparu de cette île au XVIIIe siècle, comme les autres perroquets. En 1760, l'espèce était très rare et a disparu peu de temps après.

On suppose que la chasse est la cause de cette disparition, que ce soit pour le consommer, bien que, selon Jean-Baptiste Du Tertre, il ne s'agissait pas d'un mets de premier choix.

Peu farouche, il préférait lorsqu'il était surpris à terre se défendre plutôt que de fuir. Pour cela, il se mettait sur le dos mordant et griffant avec son bec et ses pattes.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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