Aquarium du Québec

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Aquarium du Québec
Logo c1186b.jpg
Le bâtiment principal, la cascade et une partie des jardins
Le bâtiment principal, la cascade et une partie des jardins
Date d'ouverture 1953
Situation arrondissement Sainte-Foy–Sillery–Cap-Rouge, ville de Québec, (Québec, Canada)
Superficie 16 hectares
Latitude
Longitude
46° 45′ 03″ N 71° 17′ 18″ O / 46.7508, -71.288446° 45′ 03″ Nord 71° 17′ 18″ Ouest / 46.7508, -71.2884  
Nombre d'animaux 10 000
Accréditations CAZA
Site officiel http://www.sepaq.com/paq/fr

Géolocalisation sur la carte : Québec

(Voir situation sur carte : Québec)
Aquarium du Québec

Géolocalisation sur la carte : Canada

(Voir situation sur carte : Canada)
Aquarium du Québec

L'Aquarium du Québec est un aquarium public situé dans l'arrondissement Sainte-Foy–Sillery–Cap-Rouge de la ville de Québec (Québec, Canada).

Histoire[modifier | modifier le code]

L'origine de l'Aquarium du Québec remonte à 1953, alors que le docteur Vadim D. Vladykov, pionnier de la recherche en biologie marine au Québec, cherchait à doter la capitale du Québec d'équipements de recherche adéquats, qui permettraient en outre l'éducation du public. Il réussit à convaincre le docteur Arthur Labrie, sous-ministre au Ministère des Pêcheries, qu'un site à proximité du Pont de Québec et propriété du Canadien National permettrait d'établir ces installations. Le gouvernement québécois fit l'acquisition des terrains en 1954 et les travaux débutèrent en 1955 afin de construire les bâtiments.

Loups atlantiques au Parc Aquarium

En 1956, la première partie des travaux est achevée. L'endroit, alors appelé Centre biologique du Québec comprend des laboratoires occupés par les équipes de recherches en biologie marine et en pêcheries, une rotonde ainsi que deux galeries d'aquariums. Rapidement, une aile supplémentaire est ajoutée au bâtiment afin d'abriter de nouveaux laboratoires pour effectuer des recherches sur diverses espèces à potentiel commercial (saumon, anguille, homard), ainsi que rassembler l'ensemble des documents de la bibliothèque du Ministère des Pêcheries. L'alimentation des aquariums par 230 000 litres d'eau douce et 320 000 litres d'eau salée n'est pas aisée. L'eau douce sera d'abord transvidée par camion-citerne depuis le lac Saint-Charles, puis directement puisé au fleuve Saint-Laurent à proximité. L'eau salée, elle, sera transportée par train et camion-citerne à partir de Rimouski (Pointe-au-Père).

En 1958 débute la dernière partie des travaux, visant à préparer l'accueil du public : la construction d'aires d'accueil et d'un restaurant. C'est en 1959 que les premiers visiteurs pourront visiter le site. La mission éducative du Centre Biologique est alors assurée en collaboration avec la Société linnéenne du Québec qui instaure en particulier un programme visant les jeunes, une première pour une institution muséale québécoise. Quelque 150 000 visiteurs dès la première année confirment l'intérêt de la population; on investira donc des sommes supplémentaires, entre autres pour l'aménagement de bassins extérieurs pour les phoques en 1960 et l'accroissement du nombre d'aquariums.

En 1971, les chercheurs du Centre biologique sont déménagés au nouveau Complexe scientifique de Québec. Afin de refléter le fait que cette institution se tourne davantage vers l'éducation populaire (bien que des travaux de recherches en collaboration avec des universités s'y poursuivent), on change son nom pour Aquarium du Québec. En 1999, au moment de fêter son 40e anniversaire, l'aquarium a accueilli son huit-millionième visiteur.

Les installations sont cependant devenues vieillottes à cette époque. De plus, le gouvernement québécois s'interroge sur la pertinence de continuer à financer année après année des équipements qui ne font pas leurs frais. La solution qui prévaudra sera la constitution de la Société des parcs de sciences naturelles du Québec qui aura pour objectif la gestion et la rénovation de l'aquarium, mais également du jardin zoologique du Québec.

Ours blanc de l'aquarium sous l'eau
Logo du nouveau parc aquarium du Québec.

Après deux années de fermeture pour les rénovations, le nouveau Parc-Aquarium du Québec ouvre ses portes en 2002. Le bâtiment principal est complètement réaménagé, tout comme les jardins extérieurs et les bassins des phoques. La plupart des espèces exotiques ont quitté, remplacées par des espèces aquatiques originaires du Québec. L'arrivée d'ours blancs et d'un bassin où l'on peut les voir nager prête à controverse : on reproche à l'aquarium d'avoir une conception "large" de la définition de faune marine et d'avoir copié une attraction populaire d'un autre jardin zoologique québécois, celui de Saint-Félicien. Durant les années qui suivent, les ambitieux objectifs de fréquentation ne sont pas atteints. On évoque que la nouvelle orientation déçoit certains visiteurs et que les coûts d'entrée, en particulier pour une famille, sont considérés trop élevés; ceux-ci sont alignés sur les prix d'entrées d'attractions comparables mais ont considérablement augmenté par rapport aux coûts avant la rénovation. La direction réagira les années suivantes en réduisant le prix d'entrée de manière générale et en offrant l'entrée gratuite aux enfants des familles résidant Québec jusqu'en 2006.

Le 30 novembre 2005, le ministre provincial responsable de la région de Québec, Michel Després, annonce la fermeture du jardin zoologique du Québec en 2006 et la consolidation de certaines activités au Parc-Aquarium du Québec, dont la teneur n'est pas connue. En outre, la Société des établissements de plein air du Québec devient gestionnaire du site. Le Gouvernement du Québec annonce le 30 juin 2006 que des investissements de 6,5 millions de dollars canadiens seront réalisés au Parc Aquarium afin d'étoffer sa collection animale, l'installation d'une colonie de manchots empereur est entre autres proposée (www.cyberpresse.ca).

En novembre 2008, l'institution reprend son nom d'Aquarium du Québec [1].

Attraits[modifier | modifier le code]

Parc aquarium du Québec - scène 01.jpg

L'aquarium possède des jardins et bassins extérieurs et un bâtiment principal comptant plusieurs zones d'expositions. On y compte en tout 10 000 spécimens de poissons, de crustacés, de mollusques et de mammifères de 300 espèces différentes. Le Parc Aquarium s'est spécialisé dans la faune boréale et arctique.

À l'extérieur[modifier | modifier le code]

Le site de l'Aquarium du Québec surplombe sur 16 hectares le fleuve Saint-Laurent du haut d'une falaise et est contigu à l'accès au Pont de Québec.

Ce panorama sert de décor aux jardins entourant les bâtiments principaux. On a voulu y reproduire à plus petite échelle des éléments hydrographiques québécois : rivière, cascade, étang, lac. Les rives sont plantées de plantes et de fleurs indigènes à la province.

Deux zones d'exposition de mammifères marins sont situées de part et d'autre du bâtiment principal. La première, côté fleuve, abrite les phoques gris et les phoques communs, dont on peut observer le comportement sous-marin grâce à une galerie d'observation. La seconde zone, côté falaise, exhibe les phoques de l'Arctique, les morses et les ours blancs. Une seconde galerie d'observation sous-marine permet d'observer les ébats aquatiques des ours. Par ailleurs, le Parc Aquarium est le seul établissement du genre où l'on peut observer à la fois des morses du Pacifique et de l'Atlantique.

Finalement, des aires de jeux pour enfants et des zones de pique-nique complètent les aménagements extérieurs.

Bâtiment principal[modifier | modifier le code]

En contemplant le Grand Océan

Le bâtiment principal compte trois étages et plusieurs zones d'expositions.

Au rez-de-chaussée, on retrouve une galerie de bassins d'eau douce exposant des poissons indigènes des lacs et rivières du Québec.

C'est également à cet étage que l'on peut accéder au Grand Océan, un grand bassin d'acrylique s'étendant sur trois étages, construit dans l'ancien atrium, et dans lequel on peut pénétrer à travers un tunnel permettant d'observer les poissons, mollusques et crustacés de chaque côté et au-dessus du visiteur. On y a reproduit un habitat typique de la côte de la Colombie-Britannique.

Au premier niveau, une seconde galerie de bassins s'attarde à faune aquatique boréale d'Amérique du Nord en eau salée. On y retrouve des espèces comme la morue, le loup atlantique et la sébaste.

Un maskinongé dans un bassin d'eau douce

Finalement, le deuxième étage regroupe quelques petites zones d'exposition. Premièrement, on y retrouve des bassins pour les méduses et pieuvres et quelques bassins présentant des poissons de l'Arctique. Un Carrefour scientifique permet grâce à des microscopes d'observer des micro-organismes marins. Enfin, de petits bassins peu profonds et des animateurs présentent la faune côtière et des zones intertidales, site dont l'intérêt est marqué pour les enfants puisqu'on leur permet de toucher directement à plusieurs des spécimens en montre.

Autres bâtiments[modifier | modifier le code]

  • Le bâtiment d'accueil comprend la billetterie et la boutique du Parc. Un auditorium présentant des films sur la faune aquatique y est également situé.
  • Le "Pavillon des découvertes" présente des expositions temporaires ayant trait au monde aquatique.
  • Un restaurant de type familial avec terrasse donnant vue sur le fleuve, "La Grande Ourse", est également présent sur le site.

Activités et animations[modifier | modifier le code]

Animation au bassin des phoques communs

Différentes animations éducatives sont proposées chaque jour dans différents secteurs du Parc. Le matin, un naturaliste entre en interaction avec les ours polaires et donne des informations sur ce mammifère. L'entraînement des morses est également animée devant public.

L'après-midi, les visiteurs peuvent assister à la plongée d'un naturaliste dans le Grand Océan. Grâce à un système audio sous-marin et à la présence devant le bassin d'un animateur, les visiteurs peuvent poser directement des questions au plongeur qui leur répondra en décrivant la faune et l'écosystème du bassin.

Enfin, les phoques communs présentent un spectacle d'habileté, qui leur sert également d'entraînement de stimulation. Par la même occasion, l'animateur présente certaines caractéristiques du comportement de ces animaux.

Photos[modifier | modifier le code]

L'Aquarium du Québec vu des airs sur Google Maps (lien externe)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Communiqué de la SEPAQ, 6 novembre 2008, accessible en ligne.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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