Apports des Étrusques aux Romains

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Fibule étrusque du VIIe siècle av. J.-C..

Les apports des Étrusques aux Romains sont les traits de la culture étrusque qui sont passés dans celle de la Rome antique.

Si beaucoup de traits de la culture étrusque émanent des rites et coutumes phéniciens, égyptiens et surtout grecs, leur originalité les rend remarquables surtout dans leur assimilation par le monde romain qui a longtemps eu une audience plus forte, même chez les historiens[1].

Remarque :

La transcription des termes étrusques s'étant faite en gréco-latin (par la culture romaine), les termes employés ne sont donc plus des mots écrits, ou à consonance, étrusques.

L'urbanisme[modifier | modifier le code]

Les Étrusques connaissaient l'urbanisme avant les Latins, et ce sont eux qui organisent les villages et les tribus du bord du Tibre dans ce qui sera la ville de Rome, vers le début du VIe siècle av. J.-C.[2]. Ils apportent également aux Latins des innovations dans :

L'organisation sociale[modifier | modifier le code]

  • le Kalendae, le calendrier (qui donnera calendes chez les Romains). et les semaines, les mois, les ides au milieu du mois lunaire ; le marquage par un clou, dans un mur du temple, des années écoulées.
  • les institutions sacrées,
  • l'enceinte sacrée de la ville pomerium
  • le système des noms de famille : formule onomastique à deux membres, prénom et nom (importance du groupe familial) ; il préfigure le système romain le tria nomina, à trois éléments (le praenomen, le nomen et le cognomen).
  • les collèges sacerdotaux,
  • les archives,
  • le conseil fédéral,
  • la culture des vignobles

Art divinatoire[modifier | modifier le code]

  • L'examen des entrailles d'un animal sacrifié : hépatoscopie à partir d'un modèle en bronze (comme le foie de Plaisance), décryptant l'objet en secteurs attribués aux divinités.
  • L'examen des phénomènes naturels dans le ciel : la brontoscopie, et le vol des rapaces, observé et décodé depuis le temple découpant le ciel en secteurs attribués aux divinités
  • La conjuration des prodiges, les phénomènes naturels se passant lors de circonstances inhabituelles (foudre par ciel clair, mort subite sans cause apparente...)
  • La pratique du templum pour déterminer les emplacements sacrés, en particulier des temples et des villes.
Article détaillé : Divination étrusque.

Art funéraire[modifier | modifier le code]

  • Les bas-reliefs historiés à thème mythologique des sarcophages

L'écriture[modifier | modifier le code]

La guerre[modifier | modifier le code]

L'organisation[modifier | modifier le code]

L'équipement[modifier | modifier le code]

Rituels[modifier | modifier le code]

Les jeux[modifier | modifier le code]

Le triomphe[modifier | modifier le code]

les insignes du pouvoir[5] :

L'architecture[modifier | modifier le code]

  • les premiers monuments à Rome,
  • l'art de la terre cuite pour la décoration murale extérieure (comme les antéfixes) ou intérieure (plaques à bas-reliefs).
  • Inventions étrusques omniprésentes dans l’architecture impériale[6] :
    • arc en plein cintre et la voûte en berceau reposant sur des piliers ou pied droits (imposte)
    • encadrement par colonne ou pilastre semi-engagés
    • entablement monolithe faisant simplement décharge

Les rites sociaux de la vie quotidienne[modifier | modifier le code]

Le Panthéon[modifier | modifier le code]

Les objets de la vie quotidienne[modifier | modifier le code]

Préparation du vin[modifier | modifier le code]

  • L'Infundibulum, filtre à vin largement utilisé par les Grecs puis les Romains.

Habillement[modifier | modifier le code]

  • la fibule, utilisée dès la période orientalisante (VIIe siècle av. J.-C.)
  • La toge taillée en demi-cercle
  • les chaussures montantes à courroies dites tyrrhéniennes

Mobilier[modifier | modifier le code]

  • le travail du bronze pour les candélabres ou les tables à trois pieds.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Paul Thuillier, les Étrusques, la fin d'un mystère
  2. * Marcel le Glay, Yann le Bohec et Jean-Louis Voisin, Histoire Romaine, éditions PUF, collection Quadridge Manuels, (ISBN 9782130550013), page 32
  3. Les cimiers et boucliers avec emblèmes - existaient déjà dès le VIIe-VIIIe siècle av. J.-C. et d'après Hérodote furent inventés par les Cariens : Hérodote, Histoires, I, 171 (éd. La Pléiade, p. 121, trad. A. Barguet) : « Les Cariens ont passé des îles sur le continent : autrefois sujets de Minos sous le nom de Lélèges, ils habitaient les îles. (…) On leur doit trois inventions que les Grecs ont adoptées : ils ont enseigné à mettre des crinières au sommet des casques, des insignes sur les boucliers, et, les premiers, ils ont muni les boucliers de courroies où passer le bras. »
  4. Nicolas de Damas : « sur l'origine étrusque de la gladiature romaine » in Raccolta di contributi in memoria di Ettore Lepore, sous la direction de A. Mele, Naples
  5. liste établie d'après l'ouvrage de Dominique Briquel, La Civilisation étrusque, p. 149-150.
  6. Jean-Yves Antoine; Histoire de l’architecture occidentale

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Yves Liébert, Regards sur la truphè étrusque, 2006, p. 150...
  • Jacques Heurgon, La Vie quotidienne des Étrusques, Hachette, 1961 et 1989,
  • Marcel le Glay, Yann le Bohec et Jean-Louis Voisin, Histoire Romaine, éditions PUF, collection Quadridge Manuels, (ISBN 9782130550013)
  • (en) Howard Hayes Scullard, The Etruscan Cities and Rome (coll. « Aspects of Greek and Roman Life »), Londres, Thames and Hudson, 1967.
  • (en) John Franklin Hall dir., Etruscan Italy: Etruscan Influences on the Civilizations of Italy from Antiquity to the Modern Era (coll. « Seth and Maurine Horne Center for the Study of Arts Scholarly Series »), Indiana University Press, 1996, 411 p. (ISBN 9780842523349)