Application coordonnée de comptabilisation, d'ordonnancement et de règlement de la dépense

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Le projet ACCORD a été un projet lancé par l'État français en 1996 afin d'intégrer au sein d'un système d'information unique l'ensemble des acteurs de la chaîne de la dépense (gestionnaires, ordonnateurs, contrôleurs financiers et comptables), pour l'ensemble des dépenses de l'État. ACCORD, qui est aussi le nom de ce système d'information, est l'acronyme de Application coordonnée de comptabilisation, d'ordonnancement et de règlement de la dépense.

Le projet interministériel Accord a été piloté par l'Agence pour l'Informatique Financière de l'État (AIFE)[1]


Calendrier[modifier | modifier le code]

  • 20 décembre 1999 : L'application ACCORD est officiellement ouverte[2].
  • juin 2001-décembre 2003 : Le déploiement de la première version de l'application, appelée Accord 1, est réalisé dans douze ministères.
  • Les changements fondamentaux introduits par la Loi organique relative aux lois de finances (LOLF)[3] qui prend effet en 2006 nécessitent d'adapter les applications financières existantes, et en particulier Accord : on lance le projet ACCORD 2
  • 2004 : Les trois ministères restants (Défense, Affaires étrangères, Agriculture) sont raccordés, au printemps 2004, à une version à l'état de l'art du progiciel, appelée Accord 1 bis. Dès lors, les 7 000 acteurs de la dépense centrale utilisent l'application Accord, conformément au calendrier initial du projet. Pendant ce temps, ACCORD 2 est un échec : la dernière version de l'appel d'offre correspondant est rejeté par la commission d'appel d'offre informatique en raison de la fragilité juridique du montage retenu et des défauts techniques du projet.
  • 2006 : ACCORD LOLF, nouveau nom officiel du "palier 2006", est déployée dans toutes les administrations centrales pour la gestion 2006.
  • 2009 : succède à ACCORD le système Chorus, mis en place progressivement dans les services à compter du 1er janvier 2009.

Premiers bilans de la mise en œuvre[modifier | modifier le code]

Il est prévu une évaluation annuelle par la Cour des Comptes de la mise en œuvre de la LOLF.

Le rapport annuel 2006[4] de la Cour des Comptes, portant sur l'exercice 2005, avant la première année de mise en œuvre de la LOLF, faisait état d'un grande difficulté d'évaluation des actifs de l'État, particulièrement les immobilisations incorporelles, qui correspondent notamment aux équipements informatiques. Cet état des lieux a été confirmé fin 2006 par le rapport Lévy-Jouyet sur l'économie de l'immatériel[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le nom officiel de l'AIFE est: "Service à compétence nationale: Service l'Informatique Financière de l'État" (SCN SIFE), anciennement Service à Compétence Nationale ACCORD (SCN ACCORD). L'AIFE est rattachée au Ministère du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique français depuis mai 2007; auparavant, elle l'était au Minéfi.
  2. Source: « finances.gouv.fr », consulté en avril 2011.
  3. Loi organique relative aux lois de finances, loi no 2001-692 du 1er août 2001.
  4. Sommaire du rapport 2006 de la Cour des comptes, consulté en août 2007.
  5. [PDF] Rapport de la commission sur l'économie de l'immatériel, Maurice Lévy, Jean-Pierre Jouyet, novembre 2006.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]