Canton d'Appenzell Rhodes-Intérieures

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Canton d'Appenzell Rhodes-Intérieures
Blason de Canton d'Appenzell Rhodes-Intérieures
Héraldique
Localisation du canton en Suisse
Localisation du canton en Suisse
Noms
Nom allemand Kanton Appenzell Innerrhoden
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Entrée dans la Confédération 1513
Abréviation AI
Chef-lieu Appenzell
Communes 6 districts[1]
Districts 6
Exécutif Standeskommission (7 sièges)[2]
Législatif Landsgemeinde
Grosser Rat (49 sièges)[3],[4]
Conseil des États 1 siège[5]
Conseil national 1 siège[6]
Démographie
Population 15 778 hab. (31 décembre 2013)
Densité 91 hab./km2
Rang démographique 26e[7]
Langue officielle Allemand
Géographie
Coordonnées 47° 18′ N 9° 24′ E / 47.3, 9.447° 18′ Nord 9° 24′ Est / 47.3, 9.4  
Altitude Max. Säntis[8] 2 502 m
Superficie 17 252 ha = 172,52 km2
Rang 25e[9]

Le canton d'Appenzell Rhodes-Intérieures (AI - en allemand Appenzell Innerrhoden) est un canton du nord-est de la Suisse, le deuxième plus petit en superficie et le moins peuplé du pays. Son chef-lieu est le village d'Appenzell.

Nom[modifier | modifier le code]

Le canton d'Appenzell Rhodes-Intérieures tire son nom de l'ancien canton d'Appenzell, dont il est issu. Appenzell, le village ayant donné son nom au pays, est mentionné pour la première fois en 1071 sous le nom d'Abbacella, puis en 1223 sous celui d’Abbatiscella, puis enfin Abtenzelle, signifiant « la retraite de l’abbé », faisant référence à une résidence secondaire de l'abbé de Saint-Gall[10].

Le canton d'Appenzell était subdivisé en rhodes. Lors de la séparation du canton en deux demi-cantons en 1597, Appenzell Rhodes-Intérieures fut formé à partir des rhodes catholiques.

En allemand, la langue officielle du canton, il est nommé Appenzell Innerrhoden ; en italien, Appenzello Interno ; en romanche, Appenzell Dadens.

Histoire[modifier | modifier le code]

La région d'Appenzell commence à être colonisée au VIIe siècle, le long de la rivière Glatt. Le monastère de Saint-Gall influence grandement la vie de la population locale. Herisau est mentionnée pour la première fois en 907. Le nom d'Appenzell l'est en 1071.

Le canton connaît un certain nombre de batailles au cours des siècles, dont la bataille du Vögelinsegg en 1403 ou la bataille au Stoss en 1405.

En 1513, Appenzell rejoint l'ancienne Confédération suisse comme 13e canton. En 1597, le canton est divisé pour des raisons religieuses en deux demi-cantons : Appenzell Rhodes-Extérieures est la partie protestante, Appenzell Rhodes-Intérieures la partie catholique.

Entre 1798 et 1803, lors de la République helvétique, le canton est intégré dans le canton du Säntis. Il est rétabli après l'acte de médiation.

Le canton se dote d'une constitution en 1872.

Le droit de vote et d'éligibilité des femmes est imposé au niveau cantonal en 1990 par une décision du Tribunal fédéral[11].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le canton d'Appenzell Rhodes-Intérieures est situé dans le nord-est de la Suisse et borde les cantons d'Appenzell Rhodes-Extérieures et de Saint-Gall. Les deux cantons d'Appenzell sont enclavés à l'intérieur de celui de Saint-Gall.

Le canton culmine au Säntis, à 2 502 m d'altitude.

Avec 173 km2, Appenzell Rhodes-Intérieures est le deuxième plus petit canton de la Confédération suisse : seul le canton de Bâle-Ville est plus petit.

Démographie[modifier | modifier le code]

Le canton d'Appenzell Rhodes-Intérieures compte 15 471 habitants en 2007, soit 0,2 % de la population totale de la Suisse ; parmi eux, 1 510 (9,8 %) sont étrangers[12]. Il s'agit du canton le moins peuplé de Suisse.

81 % de la population revendique l'appartenance au catholicisme, 10 % au protestantisme[13].

La langue officielle du canton est l'allemand.

Paradoxalement, les plaques d'immatriculation du moins peuplé des cantons de Suisse sont relativement fréquentes sur les routes puisque ce sont celles qu'arborent le plus souvent les voitures de location, pour des raisons fiscales[14].

Organisation politique[modifier | modifier le code]

Appenzell Rhodes-Intérieures est l'un des deux cantons suisses (avec Glaris) à maintenir la Landsgemeinde, réunion annuelle des membres de l'assemblée primaire des citoyens afin de voter les modifications de lois proposées par le Conseil d'État et les différentes commissions. Les citoyens du canton se réunissent à cette fin le dernier dimanche d'avril sur une place d'Appenzell.

Districts[modifier | modifier le code]

Districts du canton d'Appenzell Rhodes-Intérieures.

Le canton d'Appenzell Rhodes-Intérieures est organisé en six districts et non pas en communes, même si les fonctions de ces districts sont apparentées à celles des communes des autres cantons. Ils sont créés en 1872 à partir des anciennes rhodes.

Les districts sont les suivants :

Économie[modifier | modifier le code]

La plupart du canton est agricole, même si le terrain est montagneux. Les principales activités agricoles sont l'élevage et l'exploitation laitière. L'appenzeller est un fromage répandu en Suisse.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [xls] « Liste officielle des communes de la Suisse - 01.01.2008 », Office fédéral suisse de la statistique (consulté le 8 décembre 2008)
  2. (de) « Standeskommission (Regierung) », sur www.ai.ch (consulté le 8 décembre 2008)
  3. (de) « Landsgemeinde », sur www.ai.ch (consulté le 8 décembre 2008)
  4. « Grosser Rat », sur www.ai.ch (consulté le 8 décembre 2008)
  5. « Liste des conseillers aux États par canton », sur www.parlement.ch (consulté le 8 décembre 2008)
  6. « Liste des conseillers nationaux par canton », sur www.parlement.ch (consulté le 8 décembre 2008)
  7. « Population résidante permanente et non permanente selon les niveaux géographiques institutionnels, le sexe, l'état civil et le lieu de naissance, en 2013 », sur Office fédéral de la Statistique.
  8. [xls] « Les points culminants des cantons suisses », Office fédéral suisse de la statistique (consulté le 8 décembre 2008)
  9. « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)
  10. Dictionnaire des noms de lieux – Louis Deroy et Marianne Mulon (Le Robert, 1994) (ISBN 285036195X)
  11. Arrêt du Tribunal fédéral 116 Ia 359, du 27 novembre 1990.
  12. « Cantons, communes — état et structure de la population », Office fédéral de la statistique,‎ 2008 (consulté le 25/11/2008)
  13. « Langues, religions – Données, indicateurs », Office fédéral de la statistique,‎ 2008 (consulté le 25/11/2008)
  14. « L'Hebdo - La petite histoire des plaques appenzelloises », Ringier,‎ 2007 (consulté le 13/01/2011)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]