Apollo und Hyacinthus

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Apollo und Hyacinthus
Apollon et Hyacinthe
Image décrite ci-après
Mhyte d'Apollon et Hyacinthe par Méry-Joseph Blondel; "Hyacinthuksen kuolema" Musée Saint-Croix, Poitiers

Genre Opéra
Nbre d'actes 3
Musique Wolfgang Amadeus Mozart
Livret Rufinus Widl
Langue
originale
Latin
Création 13 mai 1767
Salzbourg
université de Salzbourg

Apollo und Hyacinthus, K. 38 (Apollon et Hyacinthe en français) est un opéra en trois actes de Wolfgang Amadeus Mozart, sur un livret en latin de Rufinus Widl, créé le 13 mai 1767 à l'université de Salzbourg sous le titre Clementia croesi[1].

C'est le premier véritable opéra de Mozart, alors âgé de 11 ans (Die Schuldigkeit des ersten Gebotes étant en fait un oratorio). Comme le suggère son titre, cet opéra est basé sur la mythologie grecque, racontée dans les Métamorphoses du poète romain Ovide. La légende raconte que Hyacinthe mourut accidentellement lorsqu'un disque lancé par Apollon l'atteignit à la tête. Un autre mythe indique également que ce fut le dieu du vent Zéphyr le responsable de la mort de Hyacinthe. Zéphyr, jaloux d'Apollon, souffla sur le disque pour le dévier de sa trajectoire, afin qu'il blesse et tue Hyacinthe. À la mort de ce dernier, Apollon le changea en fleur, la jacinthe, qui poussa grâce au sang de Hyacinthe. Le librettiste et prêtre Rufinus Widl, modifia l'histoire (les personnages de Zéphyr, Apollon et Hyacinthe étant clairement homosexuels) en y ajoutant Mélia, la sœur de Hyacinthe, ceci afin que l’œuvre soit bonne moralement.

Distribution[modifier | modifier le code]

Rôle Tessiture Créateur du rôle
Oebalus, roi de Lacédémone ténor Mathias Stadler
Mélia, fille d'Oebalus soprano Felix Fuchs
Hyacinthe, fils d'Oebalus soprano Christian Enzinger
Apollon contralto Johann Ernst
Zéphyr, ami de Hyacinthus contralto Joseph Vonterthon
Premier prêtre d'Apollon basse Joseph Bründl
Second prêtre d'Apollon basse Jakob Moser

Argument[modifier | modifier le code]

Acte I[modifier | modifier le code]

L’intermède commence par un bref récitatif. Oebalus et son fils, Hyacinthe, sont en train de préparer une offrande au dieu Apollon. Zéphyr, qui n’aime pas Apollon, prétend que les sacrifices devraient être aussi faits à d’autres dieux. Les paroles de Zéphyr mettent en colère Apollon, et même un bref chœur chanté en l’honneur du dieu ne le satisfait pas. Il envoie un coup de tonnerre pour renverser le vin du sacrifice, éteindre le feu et disperser toutes les personnes rassemblées. Hyacinthe, cependant, ne s’inquiète pas : les dieux, chante-t-il, « deviennent attachés aux humains, tout en conservant leur autorité, à la fois par la bonté et la menace ». Apollon apparaît soudain déguisé en berger. Il se présente et déclare qu’il veut épouser Mélia, la sœur de Hyacinthe. « Hélas ! crie Zéphyr, Apollon me vole donc celle que j’aime ! »

Acte II[modifier | modifier le code]

Oebalus et Mélia expriment leur bonheur devant leur bonne fortune. « Notre maison sera celle des dieux », dit Oebalus. Quand Mélia demande où est parti Apollon, il répond qu’il est allé lancer le disque dans le pré avec Hyacinthe et Zéphyr. Zéphyr revient avec une terrible nouvelle : Hyacinthe a été frappé et tué par un disque lancé par Apollon. Oebalus part à la recherche de son fils. Dans un aparté, Zéphyr admet avoir tué Hyacinthe. Quand Apollon apparaît, le dieu est si en colère qu’il ordonne que Zéphyr soit emporté par le vent. Mais Mélia n’est pas convaincue de l’innocence d’Apollon et, dans un duo qui est un des points culminants de l’œuvre, lui ordonne de partir et de ne jamais revenir.

Acte III[modifier | modifier le code]

Oebalus trouve son fils encore en vie, « sur les rives de l’Eurotas ». Avant de rendre l’âme, Hyacinthe dit à son père que Zéphyr est celui qui a lancé le disque. Mélia arrive avec la nouvelle qu’elle a ordonné à Apollon de quitter le royaume. Après qu’Oebalus a expliqué que Zéphyr a tué son frère, ils craignent d’avoir définitivement offensé Apollon, de qui dépend la protection du royaume. « Hélas ! Quel jour de désastre ! » chantent-ils dans un duo. Leurs inquiétudes sont sans fondement. Apollon, parti « éperdu d’amour pour Hyacinthe » revient et transforme son ami en une fleur. Il pardonne à Oebalus, et assure Mélia de son amour. Le roi accorde la main de Mélia à Apollon ; tous les trois expriment leur joie dans un trio final.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le titre allemand Apollo und Hyacinthus lui sera substitué après 1799.