Aoki Shūzō

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Aoki Shūzō est un nom japonais traditionnel ; le nom de famille (ou le nom d'école), Aoki, précède donc le prénom (ou le nom d'artiste).

Aoki Shūzō
青木 周藏

Description de l'image  Aoki Shuzo.jpg.
Naissance 3 mars 1844
Flag of Japan.svg San'yō-Onoda, Japon
Décès 16 février 1914 (à 69 ans)
Flag of Japan.svg Nasu, Japon
Nationalité Flag of Japan.svg Japonaise
Profession Diplomate, ministre des Affaires étrangères
Distinctions
La maison de campagne d'Aoki à Nasu.

Le vicomte Aoki Shūzō (3 mars 1844 - 16 février 1914) est un diplomate japonais qui fut ministre des Affaires étrangères.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille de samouraï, le Vicomte Shūzō Aoki est le fils d'un médecin du domaine de Chōshū (dans l'actuelle préfecture de Yamaguchi). Il étudia les sciences et la médecine occidentales (rangaku) à la Meirinkan (école Han) du domaine à Hagi et à Nagasaki. Il fut ensuite envoyé en Allemagne pour étudier le droit occidental en 1868. Il y étudia cependant beaucoup plus de sujets que prévu, allant de la médecine occidentale à la politique, à l'économie et même à la science militaire. Dans les notes qu'on a retrouvées, il racontait qu'il étudiait comment fabriquer de la bière, du papier, des billets de banque, des tapis, et les techniques occidentales de gestion des forêts.

Aoki retourna au Japon juste après la restauration de Meiji et il intégra le ministère des Affaires étrangères en 1873 où il devint premier secrétaire des légations japonaises en Allemagne, aux Pays-Bas et en Autriche. Il fut ensuite vice-ministre des Affaires étrangères dans le 1er gouvernement Itō et ministre des Affaires étrangères dans le 1er gouvernement Yamagata. Pendant son mandat, il travailla à la révision des traités inégaux entre l'empire du Japon et différents pays européens, en particulier les clauses d'extraterritorialité, et exprima sa préoccupation vis-à-vis de l'expansion de l'empire russe alors en cours vers l'Est.

Aoki épousa la fille d'un aristocrate allemand, Elisabeth von Rhade, et ils eurent entre autres une enfant appelée Hanna Aoki (Tokyo, 16 décembre 1879 – Wissen, 24 juin 1953), qui se maria à Tokyo le 19 décembre 1904 avec Alexander Maria Hermann Melchior, Graf von Hatzfeldt zu Trachenberg (Berlin, 10 février 1877 – Schloss Schönstein, 27 novembre 1953) avec qui elle eut une fille appelée Hissa Elisabeth Natalie Olga Ilsa Gräfin von Hatzfeldt zu Trachenberg (Pommerswitz, 26 février 1906 – Salzbourg, 4 juin 1985) qui épousa à Munich le 28 avril 1927 Maria Erwin Joseph Sidonius Benediktus Franziskus von Sales Petrus Friedrich Ignatius Hubertus Johannes von Nepomuk Felix Maurus Graf von Neipperg (Schwaigern, 15 janvier 1897 – Stuttgart, 5 décembre 1957).

En 1891, Aoki fut forcé de démissionné suite au scandale d'Ōtsu, mais il retrouva son fauteuil de ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement Matsukata.

En 1894, envoyé en Grande-Bretagne comme ambassadeur, Aoki travailla avec le ministre des Affaires étrangères Mutsu Munemitsu pour réviser les traités inégaux avec succès car un nouveau traité anglo-japonais fut signé à Londres le 14 juillet 1894.

Retrouvant son poste de ministre des Affaires étrangères dans le 2ème gouvernement Yamagata, Aoki aida à ce que le Japon soit reconnu comme une grande puissance en supportant militairement les forces européennes durant la révolte des Boxers.

Aoki fut ensuite nommé au Conseil Privé et reçut le titre de shishaku (vicomte).

En 1906, il fut ambassadeur aux États-Unis.

Aoki meurt dans sa maison de campagne à Nasu en 1914.

Morihisa Aoki, l'ambassadrice japonaise en fonction au Pérou durant la prise d'otage de l'ambassade japonaise (en), était son arrière-petite-fille.

Références[modifier | modifier le code]