Anytos

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Anytos, en grec ancien Ἄνυτος / Ánytos (Ve siècle av. J.-C.) est un politicien athénien, stratège en -409. Il a combattu Les Trente, et fut chef des accusateurs dans le procès contre Socrate.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

D’origine modeste, son père se nomme Anthémion, tanneur devenu riche athénien enrichi par son atelier de tannerie - à l’instar de Cléon - il appartient au parti démocratique, dont il est l’un des meneurs. Stratège en -409[1], avec Thrasybule, il participe activement à la chute du gouvernement oligarchique des Trente en menant la percée du Pirée. Il se montre également un farouche adversaire des sophistes. Plutarque le dit comme jaloux de l’amour d’Alcibiade pour Socrate, dont il est lui aussi amoureux ; il y a là un début de l’adversité qui mènera à l'accusation de Socrate. Le philosophe Maxime de Tyr dit dans sa Neuvième Dissertation[2] : « Socrate fut accusé par Mélétos, traduit en jugement par Anytos, poursuivi par Lycon, condamné par les Athéniens, chargé de fers par les onze et réduit à avaler la ciguë : et Socrate dédaigna Mélitos qui l'accusait, et Socrate couvrit de mépris Anytos qui le traduisait en justice, et Socrate se moqua de Lycon qui parlait contre lui. »


En 399 av. J.-C., il lance avec l’orateur Lycon et le poète Mélétos l’accusation contre le philosophe Socrate. Ses chefs d’accusation étaient les suivants :

  • Ne pas croire aux dieux de la cité et introduire de nouvelles divinités
  • Corrompre la jeunesse

Anytos prétend également que le philosophe est le maître à penser de Critias, l’un des Trente. Selon Xénophon, Socrate avait publiquement reproché à Anytos de vouloir que son fils lui succède aux affaires, et de l’avoir éduqué à cette fin. C’est donc par rancœur personnelle qu’Anytos aurait accusé Socrate. Socrate est reconnu coupable, puis condamné à boire la ciguë. Après la mort du philosophe, la foule se tourne contre ses accusateurs et Anytos est contraint de fuir Athènes.

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Commentaire de Jacques Cazeaux, publié chez GF Flammarion (2010)
  2. II