Antrain
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| Antrain | ||||||
Mairie d'Antrain |
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Blason |
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| Administration | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Pays | ||||||
| Région | Bretagne | |||||
| Département | Ille-et-Vilaine | |||||
| Arrondissement | Fougères | |||||
| Canton | Antrain (chef-lieu) | |||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du canton d'Antrain | |||||
| Maire Mandat |
Claudine Clossais 2008-2014 |
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| Code postal | 35560 | |||||
| Code commune | 35004 | |||||
| Démographie | ||||||
| Gentilé | Antrainais | |||||
| Population municipale |
1 393 hab. (2010) | |||||
| Densité | 150 hab./km2 | |||||
| Population aire urbaine |
8 962 hab. | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 6 m — Max. 84 m | |||||
| Superficie | 9,31 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Ille-et-Vilaine Géolocalisation sur la carte : Ille-et-Vilaine Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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Antrain est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine et la région Bretagne.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Situation [modifier]
Antrain, chef-lieu de canton de l’arrondissement de Fougères, est située :
- à 45 km au nord de Rennes,
- à 25 km à l’ouest de Fougères,
- à 50 km à l’est de Saint-Malo,
- à 30 km au sud d’Avranches (Manche),
- à 20 km au sud du Mont Saint-Michel (Manche).
Les communes limitrophes sont La Fontenelle, Tremblay, Saint-Ouen-la-Rouërie et Sacey (Manche).
La ville est bâtie sur un petit promontoire de 45 mètres d’altitude situé au confluent de deux cours d’eau : la Loysance et le Couesnon.
Elle domine une verte région bocagère. C'est une ville-marché aux petites rues en pente conservant des demeures des XVIe et XVIIe siècles.
À la croisée de grands axes routiers importants, son territoire est traversé :
- du nord au sud par l’axe Rennes-Pontorson-Mont Saint-Michel (RD 175),
- d’est en ouest par l’axe Fougères-Saint-Malo par Dol-de-Bretagne (RD 155) qui permet d’accéder à l’autoroute des Estuaires (l’A 84 qui relie Rennes à Caen,
- et enfin la RD 296 qui prend naissance au carrefour de « La Carrée » et qui conduit à Avranches (Manche).
L’agglomération semble s’être développée à cette intersection. Toutefois, l’histoire nous apprend qu’elle a grandi en fait à cause et grâce à l’un des rares ponts existant sur Le Couesnon.
Topographie - Géologie [modifier]
Le territoire communal est peu étendu (931 ha) et de forme allongée le long de la vallée du Couesnon.
De ce fait, le relief est faiblement marqué.
La carte géologique simple est composée de schistes briovériens dans lesquels se sont creusés les lits des cours d’eau, dans les vallées desquels, par suite de la remontée du niveau marin, se sont déposées des alluvions modernes.
Favorisée par un climat océanique (temps doux et pluvieux), c’est une région où les herbages sont développés pour l’élevage bovin.
La carte topographique de la commune est principalement marquée par la vallée du Couesnon et de ses affluents. D’une manière générale, le territoire se présente comme un plateau dont la pente est orientée vers le nord-ouest. Les variations topographiques n’excédent pas une dizaine de mètres, sauf à l’approche du Couesnon, notamment dans le sud du territoire communal.
La partie nord présente un relief plus calme s’ouvrant sur une vallée beaucoup plus vaste. C’est d’ailleurs dans cette partie du territoire que l’on trouve les dépôts alluvionnaires les plus importants.
Hydromorphologie, boisement [modifier]
Formant la limite communale ouest, le Couesnon est le cours d’eau le plus important dont quatre affluents forment les autres limites territoriales de la commune :
- au sud, le ruisseau de Bonnefontaine,
- au centre, la Loysance, qui draine l’agglomération,
- à l’est et au nord, le Tronçon,
- Enfin, tout au nord, le ruisseau de la Barbais.
Au nord, s’étend sur une partie de la vallée du Couesnon une zone de marais. Celui-ci s’étend sur une superficie de 1 162 km2 dont 952 km2 en Ille-et-Vilaine (Bretagne) et 208 km2 dans la Manche (Basse-Normandie). Il se trouve en zone de protection spéciale, dont le périmètre est de 930 hectares et concerne en plus d'Antrain, sept autres communes (Pleine-Fougères, Pontorson, Boucey, Aucey-la-Plaine, Sacey, Sougéal, La Fontenelle). La zone de marais dans laquelle se situe Antrain est connue sous le nom de Marais de la Folie (du nom d'un hameau voisin) et fait 172 ha. il en existe trois autres bien distincts, tant par leurs caractéristiques paysagères que par leurs modes de gestion spécifiques : le marais du Mesnil (190 ha), le marais de Sougéal (285 ha), le marais d’Aucey-Boucey (290 ha). Il est source de richesse naturelle en faune et flore.
Il n’y a pas de parties boisées importantes. Cependant, au sud, l’environnement du parc du château de Bonnefontaine lui confère un aspect forestier.
Toponymie [modifier]
Attestations anciennes [modifier]
La localité est mentionnée avec différentes graphies et sous différentes formes dans les anciens actes :
- Intramnum au XIe siècle[1].
- Intramnum, Entraim, Entreacum au XIIe siècle.
- Intramnum, Intrannum, Entrenium au XIIe siècle.
- Intrenium au XIIIe siècle.
- Entraing au XVe siècle[2].
- enfin, dans les actes d’une époque postérieure, sous celles de : Intramneium et Intraineyum, puis Entrain ou Entrein au XVIe siècle, puis Antrin et finalement Antrain.
- La dénomination Antrain-sur-Couesnon est une variante officieuse fréquente du nom.
- Citons pour conclure, les formes bretonnes rencontrées sur certains documents : Etraon et Entraven.
Étymologie [modifier]
Le nom d’Antrain serait issu du latin interamnus (mansus) qui signifie « (domaine) entre les rivières » ou bien « au milieu des rivières »[3]. Ceci pour exprimer sa situation géographique entre les eaux du Couesnon et de la Loysance[4].
En réalité, ce toponyme n'étant connu que par des transcriptions médiévales plus ou moins tardives, il s'agit plutôt d'un calque latin du gaulois[5] *Enterambes, *Entarambes, terme de même signification « entre-rivières »[6]. Ce mot gaulois se décompose en enter, entar « entre » cf. breton entr « entre », le mot celtique étant très proche du mot latin inter. Du reste, la forme semi-latine est bien attestée dans le glossaire gaulois - latin de Vienne : inter ambes traduit par le latin inter rivos « entre-rivières »[7]. De même Entarabo (au datif), épithète d'une divinité gauloise se comprend de la même manière « entre-rivières »[8].
Cependant, la plus ancienne attestation relevée pour le type toponymique Antrain / Entrain(s) / Antran, comme semble le montrer la plus ancienne attestation d'Entrains (Nièvre) : Intaranum IIe siècle, sur une des inscriptions d'Autun (RIO 1962 174)[9] doit remonter plutôt à un type *Entaran- qui se comprendrait comme « entre-marais, au milieu des marais », en effet, le second terme, sous la forme ana, est inscrit dans le glossaire de Vienne et traduit par le latin palude « marais ». Ces deux explications conviennent l'une et l'autre à la localisation primitive du village, Antrain étant située entre deux rivières dans la zone des Marais du Couesnon (voir ci-dessus).
Histoire [modifier]
Des fouilles archéologiques indiquent une présence sur les lieux d'artisans fondeurs, dès le Néolithique, et d'une implantation romaine au croisement de plusieurs voies de communication reliant Jublains à Corseul.[3].
Antrain prend une certaine importance pendant la guerre de Cent Ans : après Azincourt, en 1415, Antrain connait un réel essor industriel, notamment dans la draperie, la tannerie et le commerce. À partir du XVIIe siècle, l'économie de la ville bourgeoise commence à s'essouffler : les industries du textiles déclinent, la situation géographique ne joue plus en faveur de son commerce, et peu à peu, la population commence à diminuer.
L’organisation des fêtes révolutionnaires témoigne de l’accueil favorable de la population d’Antrain aux changements apportés par la Révolution française, surtout après la fin de la Terreur :
- l’anniversaire de l’exécution de Louis XVI, accompagnée d’un serment de haine à la royauté et à l’anarchie, est fêté (à partir de 1795)[10] ;
- l’anniversaire de la fondation de la Première République, le 21 septembre[11].
Le 21 novembre 1793, l'armée vendéenne, de retour de Granville, met en déroute le général Kléber. Pourquoi alors le rue principale d'Antrain porte-t-elle son nom ?
« On se bat de part et d'autre avec un égal acharnement. Après quinze heures de combat, les républicains battent en retraite sur Fougères et sur Rennes, pendant que les Vendéens remplissent les rues d'Antrain. Cent cinquante prisonniers et blessés restés au pouvoir des républicains venaient d'ètre égorgés à Fougères, pendant que les femmes malades subissaient le même sort après avoir été violées. On agite au Conseil la question de savoir si l'on n'usera pas de représailles, mais l'abbé Doucin et les généraux obtiennent la grâce des Bleus, qui sont renvoyés à Rennes avec des secours et ces mots de La Rochejaquelein : « C'est par des actes d'humanité que l'armée royale se venge des cruautés des ennemis ! ». »
— Louis Brochet « la Vendée à travers les âges » 1902
Pendant la Seconde Guerre mondiale des habitants d'Antrain sauvèrent des Juifs, au carrefour des ex RN 155 et RN 776 : le nom de ces Justes parmi les Nations est inscrit à Yad Vashem et les enfants de cette famille ont eu la médaille à titre posthume pour les actes héroïques de leurs parents. Il y eut malgré tout un Juif séfarade arrêté à Antrain .
Symboles [modifier]
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Administration [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 1 393 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Lieux et monuments [modifier]
Monument historique [modifier]
La commune abrite un monument historique :
- Le château de Bonnefontaine construit au XVIe siècle ; parc à l'anglaise du XIXe siècle. Châtellenie avec droit de haute justice érigée en baronnie au XVIe. Le château a été inscrit par arrêté du 16 septembre 1943[14].
Autres sites et monument notables [modifier]
- Vestiges préhistoriques et antiques :
- Oppidum (hameau de la Motte).
- Voie romaine
- Architecture civile :
- Maisons du Saut-Gautier et des Douves
- Manoir de La Choltais 16e.
- Pont de Loysance 18e, sur le Couësnon.
- Pont sur le Couesnon du 18e.
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Pont sur le Couesnon vers la Fontenelle
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Pont sur le Couesnon vers la Fontenelle . Ancien moulin Baudry
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Lavoir sur la Loysance
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Fontaine de l'an II, située près du lavoir de la Loysance
- Architecture sacrée :
- Église Saint-André: édifice du 12e dont la nef a été refaite au 16e et la tour surhaussée au 17e. Le chœur abrite des boiseries Louis XV et un retable du 18e.
- Deux croix : Dom Michel et Cholet.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- René Le Hérissé (1857-1922), conseiller général, député puis sénateur. Boulangiste de gauche, il fut maire de la commune pendant 17 ans. L'hôpital local porte son nom.
- François de Guiton, né le 11 juin 1832 à Montanel, décédé le 4 février 1908 à Antrain: dernier vicomte de Guiton, maire d'Antrain pendant 26 ans (1874 à 1886 et 1894 à 1908). Président du comice agricole du canton.
- Henri Chenais, né à Messac le 18 novembre 1908, épouse en 1935 Madeleine Lorin, fille d'un industriel local. Officier-mécanicien sur le sous-marin l'Ajax coulé lors de la bataille de Dakar le 24 septembre 1940, il est repêché par les anglais et rejoint le Général de Gaulle à Londres. Il terminera sa carrière au grade de vice-amiral. Décédé le 8 septembre 2000. Enterré à Antrain.
- Maurice Delarue (1919-2013) né à Antrain, en Ille-et-Vilaine, est un ancien résistant et journaliste français.
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne)
- Ernest Nègre, op. cit.
- [1] Article Patrimoine des communes de France sur http://fr.topic-topos.com/
- Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Volume I. p. 301.
- Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, éditions errance 2003, p. 349.
- Xavier Delamarre, op. cit.
- Xavier Delamarre, op. cit.
- Xavier Delamarre, op. cit.
- Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud 1978. p. 264.
- Louis Dubreuil, « Fêtes révolutionnaires en Ille-et-Vilaine », in Annales de Bretagne, volume 21, tome 4, 1905, p. 398-399
- Dubreuil, Fêtes..., p. 401
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Notice no PA00090496, base Mérimée, ministère français de la Culture
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Jean-René Durand, Les objets de la vie quotidienne et des activités rurales dans deux cantons d'Ille-et-Vilaine au XIXe siècle à partir des inventaires après décès (cantons d'Antrain et de Plélan 1810-1880), Rennes, 1984, 331 p., (Archives d'I&V - Mémoire 2 J 404).
