Antony-Samuel Adam-Salomon
Samuel-Adam Salomon, dit Antony-Samuel Adam-Salomon (autre pseudonyme : Adama), né à La Ferté-sous-Jouarre le 9 janvier 1818 et mort à Paris le 28 avril 1881, est un sculpteur et photographe français du XIXe siècle.
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Biographie [modifier]
Fils de Nathan-Herschel Salomon, un marchand israélite, Samuel-Adam passa son enfance à Fontainebleau. Vers 1838, après avoir été l'élève du sculpteur Vercelli, il entra comme modeleur dans la manufacture de porcelaine de Jacob Petit [1]. Quelques années plus tard (avant 1840[2]), il fut remarqué pour avoir sculpté un portrait très ressemblant du poète Béranger[1].
Installé à Paris pour y parfaire son étude de la sculpture en tant que pensionnaire du département de Seine-et-Marne, Salomon effectua également des voyages artistiques en Suisse et en Angleterre[1]. Il s'illustra aussi bien dans l'art du portrait (bustes, médaillons) que dans la statuaire funéraire et monumentale.
Son épouse, née Georgine-Cornélie Coutellier, apprit la sculpture auprès de lui et exposa plusieurs médaillons au Salon de 1853. Le couple Salomon était très lié à Lamartine et au milieu républicain modéré parisien, fréquentant les salons de Marie d'Agoult et de Juliette Adam.
À partir de 1859, sous l'influence de Franz Hanfstaengl, Adam-Salomon exposa des portraits photographiques des célébrités de l'époque. À ce titre, il réalisa à la demande de Mme d'Agoult un Album des amis de Daniel Stern contenant notamment les portraits de Jules Grévy, Littré, Carnot, Girardin, Renan, Nefftzer, Dupont-White, Édouard Grenier, Scherer, Alfred Mézières, Tribert, de Ronchaud, Guéroult, du prince Napoléon, de Vacherot, Mme Coignet, Challemel-Lacour, Clémence Royer, et de Mme Ackermann.
Galerie de portraits photographiques [modifier]
Liste non exhaustive d’œuvres sculptées [modifier]
- Béranger, bas-relief, avant 1840[2]
- Bossuet, buste, acquis avant 1843 par la ville de Meaux[2]
- Copernic, médaillon[1], avant 1843[2]
- Jacques Amyot, médaillon[1], acquis avant 1843 par la ville de Melun[2]
- Béranger, buste, installé avant 1843 à la bibliothèque de Fontainebleau[2]
- Hermann (violoniste), buste en marbre, entre 1847 et 1859[1]
- Miss Georgine, buste en marbre, entre 1847 et 1859[1]
- Hector de Laborde, buste en marbre, entre 1847 et 1859[1]
- Mme de Girardin, buste en marbre, entre 1847 et 1859[1]
- Louis Ratisbonne, buste en marbre, entre 1847 et 1859[1]
- Miss Emilia-Julia, buste en marbre, entre 1847 et 1859[1]
- Alphonse de Lamartine, buste[1]
- Rossini, buste[1]
- Le Docteur Amussat, buste pour l'Académie de médecine[1]
- Léopold Robert, buste pour les galeries du Louvre[1]
- Marie-Antoinette, buste, pour Mme de Rothschild[1]
- Charlotte Corday, bas-relief[1]
- Adolphe Crémieux, médaillon, 1844, reproduit et vendu au profit des réfugiés israélites polonais[3]
- James de Rothschild, buste pour l'hôpital israélite fondé par ce dernier en 1852
- Portrait de l'amiral de Rigny, buste en marbre[1], exposé au Salon de 1853
- Monument funéraire du duc de Padoue, aux Invalides[1]
- Léon Faucher, buste en marbre, 1861[1]
- Eugène Scribe, médaillon pour le monument funéraire du cimetière du Père-Lachaise, vers 1861
- Alexis de Tocqueville, buste en marbre, 1863[1]
- Monument funéraire de Mme de Lamartine, Saint-Point, 1864
- Jean-Baptiste-Adolphe Charras sur son lit de mort, bas-relief pour la tombe du colonel, Bâle (aujourd'hui Thann), 1865[4]
- Le Génie de la musique, L’Étude, statues pour le Louvre[1]
- Juliette Adam, buste moulé sur le vif
Références [modifier]
- Vapereau (cf. bibliographie).
- « M. Adam Salomon, statuaire », S. Cahen (dir.), Archives israélites de France, année 1843, t. IV, Paris, 1843, p. 310-311.
- « Médaillon de M. Crémieux, par M. Adam-Salomon », S. Cahen (dir.), Archives israélites de France, année 1844, t. V, Paris, 1844, p. 288.
- « Nouvelles », La Chronique des arts et de la curiosité, no 129, Paris, 21 janvier 1866, p. 20.
Bibliographie [modifier]
- Gustave Vapereau (dir.), Dictionnaire universel des contemporains, Paris, Hachette, 1865, 3e éd., p. 14
- Juliette Adam, Mes premières armes littéraires et politiques, Paris, Alphonse Lemerre, 1904, p. 109-155