António Guterres

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António Guterres
António Guterres, en 2012.
António Guterres, en 2012.
Fonctions
10e Haut commissaire des Nations unies
pour les Réfugiés
En fonction depuis le 15 juin 2005
Prédécesseur Ruud Lubbers
Président de l'Internationale socialiste
10 novembre 199915 juin 2005
Prédécesseur Pierre Mauroy
Successeur Geórgios Papandréou
14e Premier ministre portugais
(116e chef du gouvernement)
28 octobre 19956 avril 2002
(&&&&&&&&&&&023526 ans, 5 mois et 8 jours)
Président Mário Soares
Jorge Sampaio
Gouvernement XIIIe et XIVe constitutionnel
Législature 7e et 8e
Coalition PS
Prédécesseur Aníbal Cavaco Silva
Successeur José Manuel Durão Barroso
Secrétaire général du Parti socialiste
23 février 199220 janvier 2002
Président António de Almeida Santos
Prédécesseur Jorge Sampaio
Successeur Eduardo Ferro Rodrigues
Biographie
Nom de naissance António Manuel
de Brito Guterres
Date de naissance 30 avril 1949 (65 ans)
Lieu de naissance Lisbonne (Portugal)
Parti politique Parti socialiste
Diplômé de Institut supérieur technique
Profession Professeur

António Guterres
Chefs du gouvernement portugais

António Manuel de Brito Guterres, né le 30 avril 1949 à Santos-o-Velho, à Lisbonne, est un homme d'État portugais membre du Parti socialiste (PS). Il est Haut commissaire des Nations unies pour les Réfugiés depuis 2005.

Élu député entre 1976 et 1983 puis à partir de 1985, il devient en 1988 président du groupe parlementaire socialiste à l'Assemblée de la République. En 1992, il défait Jorge Sampaio et se fait désigner secrétaire général du PS.

Il recentre le parti et, profitant de l'usure du centre-droit, remporte une forte majorité relative aux élections législatives d'octobre 1995. Il est alors nommé Premier ministre. Sous son premier mandat, le Portugal rejoint l'euro, organise l'exposition universelle et assure la création de la CPLP, tout en relançant sa croissance et luttant contre la pauvreté.

Ce bon bilan, terni par l'échec des référendums sur l'IVG et la régionalisation, lui permet d'obtenir un second mandat aux élections législatives d'octobre 1999 avec une majorité moindre qu'attendue. Cette deuxième phase du pouvoir montre un Premier ministre affaibli dans un pays en proie aux difficultés économiques.

La lourde défaite aux élections locales de décembre 2001 l'amène à démissionner de toutes ses fonctions et se retirer de la vie politique, à l'issue des élections de mars 2002 perdues par le PS.

Pressenti en 2004 comme candidat à la présidentielle de 2006, il met fin à toute ambition nationale en 2005 lorsque Kofi Annan le nomme Haut commissaire des Nations unies pour les Réfugiés (HCNUR).

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation et débuts en politique[modifier | modifier le code]

Après avoir reçu en 1965 le prix national des lycées, il s'inscrit à l'Institut supérieur technique (IST). Durant son cursus, il milite à la Jeunesse universitaire catholique (JUC) et évite de s'engager dans l'opposition à l'État nouveau.

Il obtient une licence de génie électronique en 1971 et commence alors à travailler comme professeur assistant à l'IST, enseignant la théorie des systèmes et les signaux de télécommunications.

En 1973, il adhère au Parti socialiste.

Ascension[modifier | modifier le code]

Il devient en mai 1974 chef de cabinet de José Torres Campos, secrétaire d'État chargé de l'Industrie et de l'Énergie. Âgé de seulement 25 ans, il quitte ce poste dix mois plus tard, en mars 1975. Lors des élections législatives du 25 avril 1976, il est élu député du district de Castelo Branco à l'Assemblée de la République.

Porté à la présidence de la commission parlementaire de l'Économie et des Finances en 1977, il est réélu député lors du scrutin intercalaire du 2 décembre 1979. À la suite des élections locales qui se tienne deux semaines plus tard, il devient président de l'assemblée municipale de Fundão, au nord de Castelo Branco. Il conserve son mandat parlementaire aux élections du 5 octobre 1980. À cette occasion, il est tête de liste du Front républicain et socialiste (FRS) dans sa circonscription.

N'ayant pas été candidat aux élections anticipées du 25 avril 1983, il est de nouveau tête de liste dans le district de Castelo Branco à l'occasion des élections législatives anticipées du 6 octobre 1985. À l'ouverture de la législature, il est désigné président de la commission de l'Administration du territoire, des Collectivités locales et de l'Environnement. Après les élections du 19 juillet 1987, il est reconduit à la tête de sa commission, puis porté en 1988 à la présidence du groupe parlementaire socialiste, alors dans l'opposition.

Secrétaire général du PS[modifier | modifier le code]

Lors du scrutin du 6 octobre 1991, le PS subit sa troisième déroute consécutive. Jamais depuis la révolution des Œillets le parti n'avait enchainé trois échecs électoraux. António Guterres obtient que le parti annule sa convention stratégique et convoque, pour février 1992, un congrès extraordinaire, annonçant du même coup sa candidature au poste de secrétaire général[1].

Au vote des militants, il obtient plus de 60 % des délégués et peut donc se faire élire par 1 122 voix contre 190 au social-libéral Álvaro Beleza le 23 février 1992[2]. Sept mois plus tard, il devient vice-président de l'Internationale socialiste (IS). Il obtient un important succès à l'occasion des élections locales de décembre 1993, qui voient les socialistes s'imposer au niveau national et remporter près de 60 % des voix à Lisbonne avec Jorge Sampaio et à Porto avec Fernando Gomes[3].

Le 11 octobre 1994, il lance officiellement les « États généraux pour une Nouvelle majorité » destinés à faire l'inventaire des dix ans de pouvoir du Premier ministre libéral Aníbal Cavaco Silva, approuver le projet socialiste et donner plus de crédibilité à Guterres, mal perçu par son électorat et moins apprécié que le chef du gouvernement sortant[4]. À la clôture des États généraux, le 11 mars 1995, il présente un contrat de législature de 125 pages élaboré par une vingt-cinq personnalités issues du PS, de la société civile et ayant appartenu aux autres partis politiques du pays[5].

Premier ministre du Portugal[modifier | modifier le code]

Un premier mandat de succès[modifier | modifier le code]

Aux élections législatives du 1er octobre 1995, le Parti socialiste remporte plus de 2 583 000 voix, ce qui lui accorde 43,76 % des suffrages exprimés et 112 députés sur 230 à l'Assemblée de la République. Il s'agit alors du meilleur score du parti depuis 1975. Réagissant à ce résultat, le secrétaire général du PS affirme vouloir placer le dialogue au centre de son action, et de faire particulièrement attention aux abus de pouvoir et au clientélisme[6].

António Guterres prend officiellement ses fonctions de Premier ministre le 28 octobre. Il met ainsi fin à dix années de pouvoir du Parti social-démocrate et devient le premier socialiste autre que Mário Soares à exercer la direction de l'exécutif. Son gouvernement, présenté en début de mois, comprend des proches, comme le ministre de la Présidence et ministre de la Défense António Vitorino, des cadres du PS, tel le ministre des Affaires étrangères Jaime Gama, et des centristes indépendants, à l'instar du ministre des Finances António Sousa Franco[7].

À l'élection présidentielle du 14 janvier 1996, le candidat socialiste et maire de Lisbonne Jorge Sampaio s'impose face au candidat social-démocrate Aníbal Cavaco Silva avec un score assez confortable de 53,9 % des voix. À l'occasion des élections régionales du 14 octobre suivant, le PS de Carlos César parvient à prendre le pouvoir aux Açores, grâce à un score de 45 % des voix et l'appui du Parti populaire (CDS-PP), alors que les sociaux-démocrates d'Alberto João Jardim se maintiennent sans difficulté à Madère[8].

Lors d'un sommet organisé à Lisbonne en juillet 1996, le Portugal, le Brésil, l'Angola, le Cap-Vert, le Mozambique, la Guinée-Bissau et Sao Tomé-et-Principe signent l'accord actant la création de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP), vieux projet de la diplomatie portugaise. À cette occasion, le Premier ministre affirme que la communauté renforcera l'identité, le poids des pays lusophones sur la scène internationale et annonce qu'il proposera « une réforme de l'Organisation des Nations unies pour avancer vers plus de démocratie et d'efficacité de la communauté internationale, qui doit intensifier ses efforts pour veiller aux droits humains et à la paix »[9].

Au début du mois de novembre 1997, il parvient à un « pacte de régime » avec le Parti social-démocrate qui lui permet de faire voter le budget de l'État, non sans avoir durement attaqué le bilan des dernières années de pouvoir de Cavaco Silva, marquées par la récession, et vanté les succès obtenus par son gouvernement en seulement deux années de pouvoir[10]. Environ trois semaines plus tard, le 22 novembre, António Guterres fait face à sa première grande crise politique avec la démission de son numéro deux et Vice-Premier ministre officieux António Vitorino, à la suite d'allégations de fraude fiscale commise en 1989[11].

Il procède alors à un important remaniement ministériel qui promeut ses proches au sein du PS. Ainsi le ministre adjoint Jorge Coelho cumule son poste avec le ministère de l'Administration interne ; son secrétaire d'État adjoint Joaquim Pina Moura devient ministre de l'Économie ; le secrétaire d'État José Sócrates est nommé ministre adjoint du Premier ministre avec autorité sur la jeunesse, les sports et la toxicomanie ; tandis que le ministre de la Sécurité sociale Eduardo Ferro Rodrigues prend la tête d'un grand ministère du Travail et de la Solidarité[12]. À cette occasion, il reconnaît que ces changements étaient prévus mais après les municipales du 14 décembre suivant[13]. Ce scrutin marque une nouvelle victoire du PS, João Soares conservant Lisbonne et Fernando Gomes étant réélu à Porto.

Opposant à titre personnel à la libéralisation de l'interruption volontaire de grossesse (IVG) au nom de ses valeurs[14], il accepte en février 1998 la tenue d'un référendum sur le sujet, une semaine après le vote par le Parlement d'une loi allant dans ce sens et proposée par une partie du PS[15]. Du fait de ce positionnement, ni le PS ni le gouvernement ne mènent campagne pour le référendum, le premier de l'histoire démocratique, convoqué le 28 juin, ce qui suscite de violentes critiques de la part des Jeunesses socialistes (JS)[16]. Du fait d'une abstention de 68 %, le résultat négatif à 51,9 % n'est pas contraignant pour l'Assemblée de la République mais le groupe socialiste décide de ne pas pousser plus avant le débat parlementaire, ce résultat provoquant des reproches sévères de Manuel Alegre, opposant interne de Guterres au Parti socialiste[17].

À peine cinq mois plus tard, le 9 novembre, il connaît son premier échec électoral depuis son arrivée au pouvoir avec le rejet par référendum du projet de décentralisation administrative qui devait aboutir à la création de huit Régions, en plus des Régions autonomes des Açores et de Madère. À l'annonce du résultat – 63,9 % de votes négatifs – il déclare que « la responsabilité du Parti socialiste est totalement et entièrement assumée par moi » ; malgré cet échec du parti au pouvoir, le président du PPD/PSD Marcelo Rebelo de Sousa exprime sa volonté que le gouvernement aille au terme de son mandat « car le pays a avant tout besoin de stabilité »[18].

À seulement quatre mois des législatives se tiennent les élection européennes du 13 juin 1999. Il choisit l'ancien chef de l'État Mário Soares, fondateur et premier secrétaire général du parti, pour mener la liste socialiste[19]. Avec seulement 40 % de participation, le PS obtient 43 % des suffrages et 12 députés sur 25 au Parlement européen, une victoire que Guterres qualifie « d'historique »[20].

Un second mandat difficile[modifier | modifier le code]

Populaire et jouissant d'un grand prestige grâce à l'amélioration de la situation économique, l'instauration du revenu minimum garanti et l'impact de l'exposition universelle de Lisbonne en 1998, il mène la campagne des élections législatives du 10 octobre 1999 avec l'objectif de remporter la majorité absolue des sièges à l'Assemblée de la République[21]. Le jour du scrutin, le Parti socialiste arrive encore largement en tête en recueillant plus de 2 385 000 voix, ce qui correspond à 44,06 % des voix et 115 sièges sur 230 au Parlement, soit un siège de moins que la majorité absolue. Deux jours après ce scrutin, le Portugal obtient d'être le pays organisateur du Championnat d'Europe de football 2004[22].

Il forme son second gouvernement le 25 octobre suivant, organisé autour de quatre personnes-clés : le ministre d'État et ministre des Affaires étrangères Jaime Gama, coordinateur de la politique extérieure et numéro deux de l'exécutif ; le ministre de la Présidence et ministre de l'Équipement social Jorge Coelho, coordinateur de la politique intérieure ; le ministre de l'Économie et ministre des Finances Joaquim Pina Moura, coordinateur de la politique économique ; le ministre du Travail et de la Solidarité Eduardo Ferro Rodrigues, coordinateur de la politique sociale[23]. Lors de la présentation de son programme aux députés dix jours plus tard, il appelle à une grande réforme du système politique, qui limiterait les dépenses électorales, assurerait un meilleur contrôle du financement des partis et changerait le mode de scrutin, passant de la proportionnel à l'uninominal[24].

Il devient président de l'Internationale socialiste (IS) le 10 novembre suivant, en remplacement de l'ancien Premier ministre français Pierre Mauroy.

Ce second mandat, marqué par la présidence de l'Union européenne pendant le premier semestre de 2000, voit également un retournement défavorable de la conjoncture économique[25]. En décembre 2000, il voit deux ministres, dont son ami et fidèle en politique Armando Vara, démissionner pour des soupçons de corruption, une affaire qui révèle en outre les conflits internes au Parti socialiste[26]. Après la chute d'un pont à Castelo de Paiva qui cause plusieurs dizaines de mort, Jorge Coelho doit quitter immédiatement le gouvernement tandis que l'exécutif fait l'objet de nombreuses critiques car le mauvais état des infrastructures dans cette partie du pays était connue et avait même donné lieu à une manifestation deux mois plus tôt[27].

Les élections régionales du 15 octobre 2000 donnent à chaque grand parti une Région autonome. Le PS conserve en effet le pouvoir aux Açores avec un score de 49 % des suffrages et 30 élus sur 52, tandis qu'à Madère le PPD/PSD remporte 55,9 % des voix, soit 41 sièges sur 61. Par ailleurs, lors de l'élection présidentielle du 14 janvier 2001, le président de la République Jorge Sampaio est réélu dès le premier tour face à quatre candidats, dont trois de gauche, avec un score de 55 % des voix dans un contexte de forte abstention.

Retrait de la vie politique[modifier | modifier le code]

Ces succès électoraux ne se reproduisent cependant pas lors des élections locales du 16 décembre 2001. Au cours de ce scrutin effectivement, les sociaux-démocrates reprennent les mairies de Lisbonne et Porto aux socialistes et se placent en tête au niveau national, une première depuis les élections législatives de 1991. Affirmant vouloir assumer le résultat, éviter un « bourbier politique » et clarifier la situation, António Guterres annonce sa démission le soir même du scrutin, quelques instants avant l'annonce officielle de la défaite du PS dans la capitale portugaise[28].

Il dépose officiellement sa démission le lendemain du scrutin et le 18 décembre, il renonce à diriger le Parti socialiste lors d'une réunion extraordinaire de ses instances dirigeantes[29].

Après la candidature avortée de Jaime Gama, c'est Eduardo Ferro Rodrigues qui est choisi par la direction du parti pour lui succéder et mener les socialistes aux élections législatives anticipées du 17 mars 2002, auxquelles Guterres ne sera d'ailleurs pas candidat[30].

Haut commissaire aux Réfugiés[modifier | modifier le code]

En 2004, à l'occasion du congrès extraordinaire du PS organisé après la démission de Ferro Rodrigues, ce dernier appelle à son ancien Premier ministre à être candidat à l'élection présidentielle de janvier 2006, lançant au nouveau secrétaire général José Sócrates : « Nous avons servi ensemble le pays dans les gouvernements d'António Guterres. J'espère que d'ici un an nous serons aussi ensemble dans un grand combat pour une grande victoire aux présidentielles »[31].

Cependant, il s'éloigne de la vie politique portugaise en 2005. Le 24 mai, le secrétaire général des Nations unies Kofi Annan le propose en effet comme nouveau Haut commissaire des Nations unies pour les Réfugiés (HCNUR) en remplacement de Ruud Lubbers, mettant en avant son engagement dans la cause des réfugiés et sa longue carrière politique[32]. Le successeur d'Annan, Ban Ki-moon, annonce le 21 avril 2010 qu'il est reconduit dans ses fonctions pour un mandat de cinq ans[33].

Sa candidature à l'élection présidentielle de janvier 2016 est de nouveau évoquée en mai 2014. À l'occasion de la présentation de la biographie de Jorge Coelho, il déclare « Je ne suis pas candidat, mais il y a une probabilité, même infime, que cela arrive », expliquant se refuser à faire « des promesses pour l'éternité » ; cette intervention est favorablement accueillie par le parti, son ancien ministre de l'Agriculture Luís Capoulas Santos parlant même de « candidat difficilement battable »[34].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Le 1er janvier 1972, il épouse à Lisbonne Luísa Amélia Guimarães e Melo, née en 1946. Deux enfants naissent de cette union : Pedro en 1977 et Mariana en 1985. Sa femme décède d'un cancer le 28 septembre 1998 à Londres.

Il se remarie trois ans plus tard, le 9 avril 2001 avec Catarina de Almeida Vaz Pinto, de onze ans sa cadette. Au titre de ce mariage, il est le beau-père de Francisco Vaz Pinto de Costa Ramos, venu au monde en 1998.

António Guterres est de confession catholique romaine.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (es) « El PS portugués convoca un congreso para analizar su fracaso electoral », El País, le 19 novembre 1991
  2. (es) « Guterres, nuevo secretarío general de los socialistas portugueses », El País, le 24 février 1992
  3. (es) « Los socialistas vencen por mayoría en los grandes ayuntamientos de Portugal », El País, le 13 décembre 1993
  4. (es) « El PS portugués se prepara para reconquistar el poder en 1995 », El País, le 12 octobre 1994
  5. (es) « El PS portugués abre su campaña proclamando el fin de mayoría de Cavaco », El País, le 11 mars 1995
  6. (es) « Rotunda victoria socialista en Portugal », El País, le 2 octobre 1995
  7. (es) « Guterres opta por la moralización en el Gobierno portugués », El País, le 6 octobre 1995
  8. (es) « Los socialistas logran una ajustada victoria en las islas Azores », El País, le 15 octobre 1996
  9. (es) « Portugal y 6 ex colonias se unen para reforzar su peso internacional », El País, le 18 juillet 1996
  10. (es) « El euro fuerza un pacto político en Portugal para aprobar los presupuestos », El País, le 1er octobre 1997
  11. (es) « Guterres acepta la dimisión del viceprimer ministro portugués », El País, le 23 novembre 1997
  12. (es) « El primer ministro portugués remodela en profundidad su equipo de gobierno », El País, le 24 novembre 1997
  13. (es) « Antonio Guterres pone a los socialistas en los puestos clave del Gobierno portugués », El País, le 25 novembre 1997
  14. (es) « El primer ministro socialista de Portugal, contrario a ampliar el aborto », El País, le 18 février 1997
  15. (es) « La convocatoria de un referéndum la ley del aborto en Portugal », El País, le 12 février 1998
  16. (es) « Portugal decide hoy si despenaliza el aborto en el primer referéndum de la democracia », El País, le 28 juin 1998
  17. (es) « Los socialistas lusos renuncian a tramitar su ley del aborto en esta legislatura », El País, le 30 juin 1998
  18. (es) « Portugal rechaza en referéndum la creación de un nuevo Estado dividido en regiones », El País, le 9 novembre 1998
  19. (es) « Soares encabezará la candidatura de los socialistas en las elecciones europeas », El País, le 16 février 1999
  20. « Los socialistas portugueses arrasan con Soares, que se acerca a la mayoría absoluta », El País, le 15 juin 1999
  21. (es) « Guterres pugna por la mayoría absoluta », El País, le 10 octobre 1999
  22. (es) « Portugal arrebata a España la organización de la Eurocopa del año 2004 », El País, le 13 octobre 1999
  23. (es) « Guterres deja fuera del Gobierno al ministro que se opuso al BSCH », El País, le 22 octobre 1999
  24. (es) « Guterres propone una gran reforma del sistema político portugués », El País, le 4 novembre 1999
  25. (es) « Portugal mira hacia el mercado español para reactivar su economía », El País, le 29 avril 2001
  26. (es) « Dimiten dos miembros del Gobierno portugués por presunta corrupción », El País, le 16 décembre 2000
  27. (es) « Más de 70 muertos en Portugal al caer un puente sobre el Duero », El País, le 6 mars 2001
  28. (es) « Guterres anuncia su dimisión tras la derrota socialista en las municipales de Portugal », El País, le 17 décembre 2001
  29. (es) « El socialista Guterres abandona también la dirección del partido tras la derrota electoral », El País, le 18 décembre 2001
  30. (es) « El PS portugués lanza a Eduardo Ferro como sucesor de Guterres », El País, le 23 décembre 2001
  31. (pt) « Ferro atira Guterres para as presidenciais  », Jornal de Noticias, le 2 octobre 2004
  32. (es) « Annan propone al portugués António Guterres para dirigir el ACNUR », El País, le 25 mai 2005
  33. (pt) « Guterres vai manter-se no ACNUR », Diário de Notícias, le 21 avril 2010
  34. (pt) « Presidenciais. Socialistas incentivam António Guterres a candidatar-se », Journal I, le 14 mai 2014

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]