Antonio Barichievich

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Anton Baričević

alt=Description de l'image defaut.svg.
Nom de naissance Antonio Barichievich
Alias
Grand Antonio
Naissance 25 octobre 1925
Zagreb, Flag of the Kingdom of Yugoslavia.svgYougoslavie
Décès 7 septembre 2003 (à 77 ans)
Montréal, Québec
Nationalité Québécois Croate
Pays de résidence Drapeau du Canada Canada

Compléments

Personne excentrique

Antonio Barichievich dit le Grand Antonio (10 ou 25 octobre 1925 à Zagreb, Yougoslavie - 7 septembre 2003 à Montréal) est un homme fort et ancien lutteur professionnel (catcheur) canadien (québécois).

Biographie[modifier | modifier le code]

Anton Baričević naît le 10 ou 25 octobre 1925 à Zagreb en Yougoslavie. Il immigre au Canada en 1946, après la Seconde Guerre mondiale. Arrivé au pays, il choisit de s'appeler « Antonio Barichievich ».

Au Québec, il fait sa renommée en tirant avec ses cheveux des autobus bondés de gens, ou encore plusieurs autobus attachés les uns aux autres. Ensuite, Barichievich stupéfie l'Amérique des années 1960 et 1970, luttant partout au Canada et aux États-Unis et affrontant notamment des ours dans l'arène. Mesurant 1,93 m (6 4) et pesant près de 225 kg (495 lb), il affronte de grands champions nippons tels Rikidōzan et Antonio Inoki. Il est alors renommé au Japon pour ses faits d'armes.

Il est cité en 1952 dans le Livre Guinness des records pour avoir tiré un train de 433 tonnes sur 19,8 mètres. L'homme devient internationalement connu grâce, entre autres, à ses rôles dans les films La Guerre du feu et L'Abominable Homme des neiges. Il apparaît à des émissions populaires comme The Ed Sullivan Show, The Tonight Show et Real People.

Au cours des années 1980 et 1990, Barichievich devient une figure connue des Montréalais, car emblématique du milieu des itinérants de la ville. Parfois, il offre spontanément au conducteur d'un autobus de tirer l'engin sur quelques mètres. Durant les dernières années de sa vie, il occupe un petit appartement sur la rue Beaubien, à Montréal, au coin de la 10e avenue, et est régulièrement aperçu dans les stations de métro du centre-ville, vendant pour quelques dollars des photographies de ses exploits passés.

C'est dans l'indifférence, sans famille ni amis connus, qu'il s'éteint le 7 septembre 2003 sur un banc dans un marché d'alimentation à Montréal. Jusqu'à la fin de sa vie, il porte une épaisse barbe et une longue chevelure qui traîne jusqu'à terre. Les médias et le public québécois, qui ont oublié son existence, font grand état de son décès. Un mouvement de sympathie permet à Antonio Barichievi d'être inhumé décemment.

Des projets de monuments à sa mémoire ont été proposés, sans succès. Le 7 septembre 2006, Sylvain Laquerre, ami et photographe de Barichievich, publie Antonio le Grand, une biographie. En 2008, le groupe Mes Aïeux enregistre une chanson hommage sur son album La Ligne orange, ainsi qu'une chanson chantée par ce dernier. En 2014, Élise Gravel publie aux éditions La Pastèque un album pour enfants intitulé Le Grand Antonio, relatant ses exploits.

Sources[modifier | modifier le code]