Antoni Grabowski

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Antoni Grabowski

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Antoni Grabowski

Activités poète, Ingénieur chimiste, traducteur
Naissance 1857, Nowe Dobre
Décès 1921
Varsovie

Œuvres principales

Antoni Grabowski (1857 - 1921), polonais, ingénieur chimiste. Surnommé le père de la poésie en espéranto. Il a commencé à s'intéresser à l'espéranto dès la publication de la première méthode d'apprentissage (Langue Internationale) et a été le premier à parler en espéranto avec Zamenhof. Il a longtemps présidé la Société Polonaise d'espéranto et dirigé la section Grammaire de l'Académie d'espéranto à partir de 1908.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né le à Nowe Dobre (Poméranie), mort le 4 juillet 1921 à Varsovie. Il obtint son diplôme d'ingénieur chimiste à Breslau. Après quelques années passées à travailler dans différentes villes de Pologne, il s'installa définitivement à Varsovie. Passionné par son travail, il fit paraître une traduction des ouvrages sur la chimie de l'anglais I. Remsen et un dictionnaire technique polonais.

Il fit connaissance avec l'espéranto en 1887. La première fois que l'espéranto fut utilisé oralement fut lors d'une conversation qu'il eut avec Zamenhof. Il parlait également parfaitement le volapük et avait déjà rendu visite à son créateur, Johann Martin Schleyer (on raconte que cette visite fut pour lui l'occasion de constater que l'auteur même du volapük ne maîtrisait pas parfaitement cette langue difficile).

Grand polyglotte, il connaissait une trentaine de langues. Durant quelques années il fut un des chefs du mouvement réformiste, recherchant la cause de la diffusion lente de l'espéranto dans ses imperfections. Mais après le vote décisif de 1894, il reconnut qu'il était plus important d'accepter la langue telle qu'elle était plutôt que de discuter sans fin des perfectionnements toujours possibles. Il disait : « Une table doit être nommée tablo non pas à la suite d'un quelconque raisonnement logique ou autre, mais simplement parce que c'est ainsi que l'a voulu Zamenhof. S'il avait voulu la nommer tiŝo nous aurions tous accepté ce mot. » Dès lors il resta fidèle au Fundamento jusqu'à la fin de sa vie.

Grabowski participa activement au mouvement espérantophone : à partir de 1904, il fut président de la Varsovia Esperanto (Varsovia ES), que, grâce à son autorité et sa diplomatie, il sauva plusieurs fois de la disparition due à des divergences d'opinion de ses membres. En 1908 il occupa la présidence de la Pola Esperanto-Asocio fondée à cette époque et resta à ce poste durant toute sa vie, poste délicat et gênant en partie à cause des circonstances politiques, en partie à cause des divergences internes promptes à en provoquer la ruine.

Pendant la guerre, il dut quitter Varsovie. Revenu pendant l'occupation allemande, il trouva sa maison vide : les membres de sa famille avaient émigré en Russie. Dans sa maison déserte, il finit alors la traduction de Monsieur Tadeusz, ce travail étant sa seule consolation, en dehors des longues visites à Zamenhof. Après la mort de Zamenhof, il devint très solitaire. Son mal de cœur le préoccupait, d'autant qu'il ne pouvait se soigner correctement en raison d'une situation financière difficile. Quand sa famille revint, il était physiquement épuisé. Il continua cependant de travailler sans relâche pour l'espéranto jusqu'à sa mort brutale (il mourut d'une crise cardiaque devant la vitrine d'une librairie espérantophone).

C'est en tant que linguiste que Grabowski présida la section grammaire de l'Académie d'espéranto. Il accomplit cette tâche avec beaucoup de talent. On lui doit la rédaction du Grand Dictionnaire Polonais-Espéranto et Espéranto-Polonais.

Le plus important est cependant son travail littéraire et principalement ses traductions d'œuvres poétiques. Ses traductions de prose sont relativement peu nombreuses.

Son travail de traduction est beaucoup plus important dans le domaine de la poésie. Son œuvre majeure est l'anthologie de la poésie internationale Parnaso de Popoloj et plus spécialement Sinjoro Tadeo, poème épique de Miczkiewscz, dont il a fait une traduction très fidèle. Cette dernière est une des œuvres les plus prenantes de la littérature traduite en espéranto, qui a fait de Grabowski le père de la poésie espérantophone. Par ce livre, Grabowski est celui qui fit évoluer la langue poétique. Très tôt il sût reconnaître qu'une langue qui prétend avoir de la poésie ne peut pas être une langue pauvre en mots, et il ne craignait donc pas l'introduction de mots nouveaux. Son aptitude à trouver des mots nouveaux eut des résultats souvent heureux : des 209 néologismes de Sinjoro Tadeo, plus de la moitié entrèrent dans le Plena Vortaro de Esperanto (Dictionnaire complet d'espéranto) de SAT et 25 devinrent des mots officiellement reconnus.

Quelques-unes de ses inventions ont été utilisés par les poètes espérantophones (par exemple l'utilisation de ĉi à la place de ĉi tiu, la transformation directe de noms ou d'adjectifs en verbes, l'utilisation de la terminaison -e pour utiliser les noms comme adverbes, etc.) . Il savait trouver les rimes avec aisance et maîtrisait parfaitement la technique de la versification. (C'est de lui que vient le mot adasismo, qui caractérise des rimes faciles basées sur un même suffixe).

Peut-être pourrait-on dire qu'il était plus un artiste de la langue qu'un poète, mais même la critique la plus sévère ne peut qu'admirer certains passages de Sinjoro Tadeo (La tempête, La chasse, Le concert de Jankjel, la Forêt vierge lituanienne, etc.) qui feront toujours partie des plus belles pages de la poésie traduite en espéranto.

Ses œuvres écrites directement en espéranto sont peu nombreuses. On peut cependant mentionner « Tagiĝo », qui est quasiment un deuxième hymne espérantophone, et le touchant « Reveno de l'filo » (Le retour du fils).

Poèmes écrits en espéranto :

  • Tagiĝo
  • Reveno de l'filo'
  • Sur unu kordo
  • El Parnaso de Popoloj - recueil de poèmes

Traductions :

Liens externes[modifier | modifier le code]

  1. El Parnaso de Popoloj
  2. Poèmes originaux de Grabowski