Antoinette Gabrielle Danton

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Buste de Antoinette Gabrielle Danton par Claude André Deseine.

Antoinette Gabrielle Danton, née Antoinette Gabrielle Charpentier le 6 janvier 1760 à Paris et morte le 10 février 1793 à Paris, est une personnalité de la Révolution française. Elle est la première épouse de Georges Jacques Danton (1759-1794).

Biographie[modifier | modifier le code]

Antoinette Gabrielle Charpentier est la fille de Jérôme François Charpentier, limonadier, propriétaire du Café Parnasse ou Café de l'École qui se trouvait à l'emplacement de l'actuel magasin de La Samaritaine, à Paris, depuis 1773. Elle épouse Georges Jacques Danton le 14 juin 1787 en l'église Saint-Germain-l'Auxerrois à Paris[1]. De cette union, naissent[2] :

  1. François Danton, né en mai 1788 à Paris, mort le 24 avril 1789 à Arcis-sur-Aube (Aube) à l'âge de 11 mois ;
  2. Antoine Danton, né le 18 juin 1790 cour du commerce à Paris et baptisé le même jour en l'église Saint-Sulpice de Paris[3], mort le 14 juin 1858 à Arcis-sur-Aube (Aube)[4], épouse Sophie Rivière (1803-1848). Le couple a une fille, Sophie Octavie Danton (1828-1897) qui épousera Louis Menuel, et descendance par leur fils Georges-André Menuel (1852-1906)[5] ;
  3. François-Georges Danton, né le 2 février 1792 cour du commerce, rue des Cordeliers à Paris et baptisé le même jour en l'église Saint-André-des-Arts de Paris[6], mort sans postérité le 18 juin 1848 à Arcis-sur-Aube (Aube)[7] ;
  4. N (garçon) Danton, mort-né en 1793, et dont la naissance entraîne le décès de sa mère le 10 février 1793.

François-Georges Danton et son exact contemporain Horace Camille Desmoulins (1792-1825) seront élevés par une nourrice de L'Isle-Adam[8].

Le 10 février 1793, alors que Danton est en mission en Belgique, Antoinette Gabrielle Danton meurt à Paris en mettant au monde son quatrième fils, qui ne vit pas. De retour à Paris le 17 février 1793, Georges Danton trouve un artiste du faubourg Saint-Marceau, le sculpteur Claude André Deseine, sourd et muet, il l'entraîne avec lui, en échange d'une liasse d'assignats, au cimetière Sainte-Catherine où est inhumée sa femme. En pleine nuit, avec l'aide du gardien du cimetière, Georges Danton fait déterrer son épouse, Antoinette Gabrielle, ouvre le cercueil, la couvre de baisers en l'implorant de lui pardonner pour ses nombreuses frivolités sexuelles et pratique un moulage du visage de la morte[9]. Le buste mortuaire de Antoinette Gabrielle Danton, exposé l'année même de sa mort au prix d'un scandale rapidement étouffé, est aujourd'hui présenté au musée de Troyes dans l'Aube[2].

Georges Jacques Danton se remarie dès le 1er juillet 1793[2] à Louise Gély (1776-1856)[10], amie du couple qui s'occupait de leurs enfants[2].

Sources[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Danton, Frédéric Bluche

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Un extrait du registre paroissial de l'église Saint-Germain-l'Auxerrois est consultable ici
  2. a, b, c et d Delphine Gaston, La République sur le cul ! 69 histoires de fesses des puissants qui nous gouvernent, Editions de l'Opportun,‎ 2011, 182 p.
  3. Son acte de baptême est consultable ici
  4. Son acte de décès est consultable ici
  5. voir base de Roglo, au patronyme Danton.
  6. Son acte de baptême est consultable ici
  7. Son acte de décès est consultable ici
  8. http://acteursrevolution.unblog.fr/desmoulins/
  9. Franck Ferrand, « Danton », émission Au cœur de l'histoire sur Europe 1, 3 janvier 2012
  10. Elle se remariera avec Claude-François-Étienne, baron Dupin (1767-1828), et postérité.