Antoine Marie Garin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Antoine Marie Garin

Description de l'image  Antoine Garin.jpg.
Naissance 23 juillet 1810
Saint-Rambert-en-Bugey, France
Décès 14 avril 1889 (à 79 ans)
Nelson, Nouvelle-Zélande
Nationalité Drapeau de la France France
Pays de résidence Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande
Profession Prêtre catholique
Activité principale Missionnaire, pédagogue

Compléments

  • Le père Garin est le premier prêtre à avoir résidé dans la région du Nelson. Il a contribué à l'établissement de la paroisse de Nelson[Carte 1] et au développement de l'éducation dans la région

Antoine Marie Garin, né le 23 juillet 1810 à Saint-Rambert-en-Bugey et mort le 14 avril 1889 en Nouvelle-Zélande, est un missionnaire français.

La jeunesse[modifier | modifier le code]

Saint-Rambert-en-Bugey

Sa famille[modifier | modifier le code]

Antoine Marie Garin est né en 1810 dans le département de l'Ain de Joseph Marie Garin, notaire, et de son épouse, Françoise Margueritte Augerd[1].

Il est le fils cadet de la famille; son frère, Numa Raymond Garin est son aîné de deux ans. Antoine est très attaché à sa famille qui l’élève dans l'affection et la foi religieuse.


La famille Garin est une famille aisée. Son grand-père paternel, Raphaël, notaire royal et procureur fiscal, fait partie des administrateurs de la ville en tant que conseiller municipal jusqu’à sa mort en 1801.

Antoine Marie Garin aime les arts et surtout la musique, qu’il exécute en famille avec son frère Numa et son père[2].

L’éducation[modifier | modifier le code]

En l’absence d’école publique, il est formé par des précepteurs privés: dès 8 ans, il apprend la grammaire et le latin avec M. Rocheray, jeune séminariste hébergé par la famille Garin, puis de 1823 à 1826 sous la direction de M. Dufour, "l’ancien précepteur du fils du Comte d’Arloz"[3].

Antoine poursuit son éducation secondaire au collège de Belley, un établissement ecclésiastique, dirigé par des prêtre. Il y retrouve son frère et achève ses études en classe de philosophie, en 1831, après avoir fait humanités et rhétorique.

La vocation[modifier | modifier le code]

La vocation du jeune Antoine s'est sans doute révélé au collège de Belley. Il intègre alors le séminaire ecclésiastique de Brou où il va se consacrer aux études théologiques trois années durant. C’est au Monastère royal de Brou, lieu sacré qui inspire la religiosité, que va mûrir et s' approfondir la foi de Garin.

Le religieux[modifier | modifier le code]

  • Garin est ordonné prêtre extra-temporel à Belley, le 19 octobre 1834 par Monseigneur Devie, évêque de Belley.
  • Il est nommé vicaire des paroisses de Salavre et de Chalamont, deux villages de l’Ain, où il officiera de novembre 1834 à 1837.
  • Son désir de devenir missionnaire le pousse à rejoindre à Lyon, en 1837, la société de Marie (Ordre des Maristes), une congrégation missionnaire à laquelle a été confiée l’évangélisation du Pacifique.
  • À partir du 6 octobre 1838, et durant la durée de son noviciat, Garin occupe les fonctions de professeur de français et de musique au petit séminaire de Meximieux.
  • Accepté dans la société en 1840, il est immédiatement affecté en Nouvelle-Zélande.
  • Le 21 novembre 1840, Garin prononce ses vœux. Le lendemain, il embarque pour Londres, à destination du Pacifique.
  • Le 7 décembre 1840, il embarque à Gravesend sur le Mary Gray. Il ne reverra plus l'Europe.

Le missionnaire[modifier | modifier le code]

L'histoire du Catholicisme commence officiellement en Nouvelle-Zélande en janvier 1838 avec l'arrivée dans Hokianga du premier évêque du pays, Jean-Baptiste Francoise Pompallier (1801-1871). Toutefois, des européens catholiques, pour la plupart français, anglais ou irlandais s'était établis en Nouvelle-Zélande dès 1820 et avait apporté avec eux leur croyance religieuse. Des missions Anglicane (en 1814) et Méthodiste (en 1822) étaient installées dans le pays[4]. La population māori comptait environ 115 000 personnes en 1840. En 1841, les Missionnaires avaient réussi à convertir à peu près 30 000 Māoris[5].

Le voyage[modifier | modifier le code]

Kororareka, Bay of Islands, en 1845.

Les journées à bord sont occupées à la formation des novices et à apprendre l’anglais. Garin dessine une carte pour ses parents, qui suit l’itinéraire du navire. Il y indique jour après jour les latitudes et longitudes exactes ainsi que les incidents du voyage. Les continents sont formés de sa correspondance. Esprit curieux par nature, il occupe également ce long voyage à des observations météorologiques et zoologiques et trouve le voyage plutôt agréable.

Antoine Marie Garin débarque le 14 juin 1841, avec une dizaine de membres de sa congrégation, à Kororareka, sous la conduite de l'évêque Jean-Baptiste Pompallier[4]. Ils amènent avec eux une presse d'imprimerie achetée à Paris, des cloches et du matériel pour la mission.

Les terres du nord[modifier | modifier le code]

La presse Gaveaux

Kororareka[modifier | modifier le code]

Hormis l’évangélisation des indigènes de Nouvelle-Zélande, le groupe, composé des cinq pères, six frères, et trois laïques, (un imprimeur, un architecte et son assistant) a pour mission la construction de bâtiment devant accueillir la presse d'imprimerie de marque «Gaveaux». Ces travaux seront longs et fastidieux en l’absence de fonds suffisants. Lors de ses années à Kororareka, Garin assistera à la construction de l'imprimerie («Pompalier House») et la publication, en 1842, des premières traductions Maoris de livres d’instructions et de textes religieux. En attendant le démarrage de l'imprimerie, des brochures sont copiées à la main. Le père Garin va passer sept années dans ces terres du nord. Il officie à Kororareka jusqu'au 6 septembre 1843.

Mangakahia[modifier | modifier le code]

Garin a trente-trois ans quand il prend en charge sa première station de mission auprès des Maoris de Mangakahia, dans la région de Northland. (14 septembre 1843 - décembre(?) 1847). Il est le témoin privilégié des guerre maorieLa rébellion de Hone Heke»), guerre entre tribus rivales et forces coloniales britanniques qui se déroule aux alentours de Bay of Islands entre le 11 mars 1845 et le 11 janvier 1846[5].

« Penehamini veut mettre dans mon boat du plomb pour faire des balles, plus un fusil, le tout doit servir pour une guerre à Waimate au sujet d’un cheval volé. Je lui dis que je ne peux pas transporter cela dans mon boat, ni dans mon waka, car c’est pour la guerre, si c’était un fusil «e haere noa»(traduction:« pour l’usage quotidien », hors tabou), je le permettrais, mais non pour ce qui doit servir à se battre. »

— Journal du Père Antoine Marie Garin, Lire en ligne

Danse de guerre maorie, 1850

« Je vois Karawai nu jusqu’à la ceinture s’avancer avec un bâton dans ses mains, il vient rapidement, se frappe la cuisse de la main, tire une langue affreuse avec des mouvements semblables à ceux d’une langue de vipère ; jamais je n’ai vu des yeux semblables à ceux qu’il ouvre, ils sont ronds et larges comme de grosses boucles de rideaux... »

— Journal du Père Antoine Marie Garin, Lire en ligne

Garin effectue en 1845 trois voyages à Kororareka. Il s’y trouve le 10 janvier, le lendemain de la mise à bas du drapeau, le 13 février, le jour de l’arrivée des troupes d’Auckland venues pour le rétablir et le protéger, et enfin après la mise à sac de la ville, alors que les prêtres catholiques de la mission du nord y sont réunis[Note 2]. À son départ de Mangakahia, la mission est consolidée, dotée d’un presbytère, probablement d’une chapelle, et d’un jardin. La station a également à son actif plusieurs missions annexes établies à Whangarei, Ngunguru et Kaipara, sous l'autorité de chefs maoris.

En dépit de l'hostilité de Pompallier, en conflit avec les Maristes[6] , sa candidature est proposée plusieurs fois au Vatican pour une nomination à la fonction d' évêque[7].

Howick[modifier | modifier le code]

Le 2 janvier 1848, après plusieurs années de labeur, Antoine Marie Garin laisse les îles pour Howick (Auckland[Carte 1] ) où il vient d’être nommé aumônier auprès des membres, la plupart des Irlandais[8], de la nouvelle «colonie militaire» qui s'installe et s'agrandie.
En effet, en 1846, suite à la guerre du Nord contre Hone Heke, le «Royal New Zealand Fencible Corps» a été créé en Angleterre. Ce corps de peuplement, aux trois-quarts formée de soldats retraités transformés en colons militaires avait pour tâche de protéger la frontière sud de la colonie d'Auckland, en échange d'une maisonnette de 2 chambres et d'un acre de terrain. Ces vétérans et leurs famille, étaient établis principalement à Onehunga, Otahuhu, Panmure et Howick[9],[Note 3].

Antoine Marie Garin restera à Howick jusqu'à avril 1850[7].

Nelson[modifier | modifier le code]

Le détroit de Cook

Le 9 mai 1850, le missionnaire est affecté à Nelson. Fondé en 1841, Nelson est la ville la plus ancienne du sud de la Nouvelle-Zélande. Garin est le curé responsable de 200-300 catholiques dispersés au-dessus de la superficie énorme du Nelson[Carte 1] , du Buller[Carte 1] , du Marlborough[Carte 1] et de la partie nord de la région qui est devenue Westland. Le père Garin est le premier prêtre à résider dans la région du Nelson: précédemment le prêtre devait traverser le détroit de Cook à la rame pour administrer les catholiques locaux. Ceux ci, peu nombreux (4 % de la population), mais déterminés ont déjà construit une chapelle[4].

Antoine Garin voyage constamment pour rendre visite à ses «paroissiens», à pied ou à cheval, en s' infligeant de grandes privations.

« Nous faisons la prière des voyageurs et nous remontons encore la rivière pendant 3 quarts d’heure non loin du kainga de Tirarau, là nous descendons à terre, nous déjeunons et nous nous mettons en route. Nous mettons 3 h. 1/2 pour passer le désert, 2 h. 1/2 pour la grande forêt, 2 h. 1/2 pour le désert qui vient après, 4 h. pour les forêts qui viennent ensuite, et 1 ou 2 h. depuis la rivière jusque chez Ruku. Nous mangeons un morceau de pain et de porc au commencement de la grande forêt... »

— Journal du Père Antoine Marie Garin, Lire en ligne

« J’ai soif et notre eau est consumée, Karora s’est enfoncé hier soir vers les 9 ou 10 heures dans le bas de la forêt pour trouver de l’eau mais inutilement. Je me mets à imiter l’abeille et je vais de feuille en feuille sucer quelques gouttes d’eau de pluie. Mais ceci est peu pour un gosier desséché depuis la veille, cependant je bénis encore la providence de ce peu. »

— Journal du Père Antoine Marie Garin, Lire en ligne

En 1862, il est vraisemblablement tellement près de la mort qu'un journal de Nelson édite réellement sa nécrologie[7] Pendant les 40 années passé dans la région du Nelson, le père Garin a fait construire cinq lieux de culte, certaines avec les donations généreuses des chercheurs d'or de la région. Il s'agit des église de:

Le Père Garin a également fondé des orphelinats (1872), principalement pour les orphelins catholiques, en recourant avec succès de la charité publique et en obtenant du gouvernement une aide financière pour chaque orphelin recueilli. Il a également montré une grande foi dans l'enseignement pour adultes en fondant une bibliothèque.

Le pédagogue[modifier | modifier le code]

Nelson

C'est en tant qu'éducateur dans la zone de Nelson que Garin a montré des qualifications tout à fait exceptionnelles. Avec très peu de ressources, il fonde une école des garçons séparés de l'école existante. Avec l'arrivée de son prêtre auxiliaire, le père Delphine Moreau, en 1851, il dispense à ses pupilles, dont plus de la moitié ne sont pas catholiques, un enseignement supérieur: français, latin, algèbre.

C'est la première école secondaire de Nouvelle-Zélande.

Garin ne pouvant accepter les règlements de la Loi d'éducation pour ce qui concerne l'éducation religieuse, ses établissements ne reçoivent aucune aide du conseil d'éducation du Nelson. Cependant, ses écoles primaires sont d'une telle réputation qu'elles attirent beaucoup de pupilles, dont de nombreux non-catholiques. Le père Garin fait campagne contre cette loi, pour permettre aux écoles d'inclure l'instruction religieuse limitée[4]. En 1867 la loi est effectivement modifiée et l'aide financière de gouvernement aux écoles de Garin peut débuté jusqu'en 1877, date où la concession de gouvernement cesse avec une nouvelle législation, sur fond de conflits avec les protestants.

Malgré sa mauvaise santé, le Père Garin continuera à travailler jusqu'à la fin de sa vie.
Il se refuse une visite en France parce qu'il veut donner un exemple aux jeunes missionnaires.

Le 19 octobre 1884 il célèbre son jubilé d'or de sacerdoce. Les trois évêques catholiques de Nouvelle-Zélande sont de service, mené par l'évêque Francis Redwood de Wellington dont la vocation avait été encouragé par le Père.
Celui-ci, un ancien élève de son internat de Nelson, remarquera qu'il n'existe pas un coin de la colonie où il n'y ait des pupilles de l'école du père Garin.

L' Héritage[modifier | modifier le code]

Pompallier House[modifier | modifier le code]

Pompallier House

De nos jours, ce bâtiment est le seul témoin de la présence de la mission catholique au dix-neuvième siècle sur le site de Kororareka. «Pompallier House» est le bâtiment catholique le plus ancien de la Nouvelle-Zélande, ainsi que le plus ancien bâtiment industriel et bâtiment en dur. Le bâtiment a également logé une tannerie, pour la reliure. Pour le bâtir, les missionnaires, dirigés par l'architecte Louis Perret, ont employé la technique du pisé, technique commune dans leur région natale. La terre a été prise sur place et complétée avec le sable et les roches des plages avoisinantes. La chaux a été faite en brûlant des coquilles. Le plancher supérieur a été construit avec la terre soutenue par des armatures de bois de construction[10].

La Chapelle de Garin[modifier | modifier le code]

Décédé le 14 avril 1889, le père Garin est enterré dans la chapelle catholique du cimetière de Wakapuaka, à Nelson, où beaucoup de catholiques dévots croient toujours que son corps demeure intact.
La chapelle(«Chapelle de la rue Michael» ou «Chapelle de Garin» ) est actuellement un monument protégé(«Category 1 historic place»)[11].


Le monument est un petit bâtiment de brique, situé sur le pente ouest du cimetière, entourés par les croix et les pierres tombales du cimetière historique, qui comporte une crypte de béton où repose les sarcophages de trois prêtres catholiques. Outre le cercueil du père Antoine Marie Garin, placé dans la crypte en novembre 1890, la crypte accueille depuis 1922 celui du révérend John Bowden, et depuis 1999, celui du père James Mc Donnell.

La Chapelle mémoriale Garin et le cimetière de Wakapuaka

La chapelle commémorative de Garin, construite en 1890 dans la section catholique du cimetière de Wakapuaka prouve la grande estime dans laquelle le père Antoine Marie Garin (1810-1889) a été tenu au sein de la communauté locale et par les catholiques de Nouvelle-Zélande. Garin avait exprimé le souhait d'être enterrer en son église de Sainte Mary (Nelson). Ce vœux n'ayant pas été autorisé, il a été décidé de l'inhumer au cimetière de Wakapuaka. Quelques mois après sa mort, avec l'appui de l'évêque, un appel a été fait au public pour des donations en vue de la construction d'une chapelle, appel qui a eu un succès considérable.

La chapelle continue à être employée pour des événements spéciaux et son entretien assuré par la communauté catholique locale.

Garin College[modifier | modifier le code]

« Garin College (en) » est une école secondaire située à Richmond, Nelson. L'université est la première université catholique du Nelson. Elle a été fondée en 2002 pour servir à la communauté catholique, particulièrement ceux de Nelson, Golden Bay (Nouvelle-Zélande) et Marlborough[12].

Journal et correspondances[modifier | modifier le code]

Depuis son arrivée à Nelson jusqu'à juste avant sa mort, le père Garin ne cessera jamais d’écrire. Il a tenu son journal pendant toute la durée de sa vie de mission et à entretenu de nombreuses correspondances

  • Document utilisé pour la rédaction de l’article Hélène Serabian, Le journal du Père Antoine Garin, 1844-1846 : Une édition critique présentée avec commentaire, transcription et annotations, Université de Canterbury,‎ 2005 ([PDF] lire en ligne)
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article Charles Girard, Lettres reçues d'Océanie, t. 9 : 1853-1854, Éditions Karthala (lire en ligne), « Lettre d'Antoine Garin à Numa Garin »
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article Charles Girard, Lettres reçues d'Océanie, t. 8 : 1851-1852, Éditions Karthala (lire en ligne), « Lettre d'Antoine Garin à Numa Garin »
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article Charles Girard, Lettres des missionnaires maristes en Océanie: : 1836 - 1854, Éditions Karthala (lire en ligne), « «La marche de la civilisation». «Le premier navire à vapeur». »

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Hone Heke et sa femme Hariata, vers 1845
  1. Les compagnons missionnaires de Garin au départ de Gravesend étaient:
    • le père Michel Borjon
    • le père Antoine Séon, de Lyon
    • le père Louis Rozet, prêtre de paroisse
    • Joseph-François Roulleaux-Dubignon, acolyte-novice, ordonné prêtre à Kororareka le 2 juillet 1841
    • le frère Emery (né Pierre Roudet)
    • le frère Colomb (né Pierre Poncet)
    • le frère Basile (né Michel Monchanin)
    • le frère Euloge (né Antoine Chabany)
    • le frère Justin (né Etienne Perret)
    • le frère Pierre-Marie (né Pierre Pérénon)
    • Benjamin Dausse, laïc (retourne du Cap en France, malade)
    • Jean-François Yvert, laïc, imprimeur.
    • Louis Perret, laïc, architecte(membre des frères tertiaires de Marie)
  2. Il faut noter que le chef Hone Heke était devenu chrétien et que la plupart des Māoris n'avaient rien contre l'église chrétienne. Ni l'église anglicane, ni l'église catholique de Kororareka ne furent détruites par les Māoris lors de la prise de Kororareka
  3. La durée du service de cette «force de défense» était de sept ans. Les hommes devaient être âgés de moins de 48 ans (plus tard de moins de 41 ans avec l'augmentation des demandes d'enrôlement ), avec un minimum de 15 ans de service militaire, être « de bon caractère», «industrieux», robuste et reconnu médicalement aptes. Les vétérans retenus recevaient le libre passage en Nouvelle-Zélande pour eux-mêmes, leurs femmes et leurs familles et une maisonnette de 2 chambres et un acre de terrain à l'arrivée. Ces troupes, entrainés et disciplinés, incluaient de nombreux vétérans des guerres de Chine, d'Afghanistan et des grandes batailles de l'Inde, ainsi que de la Légion britannique enrôlé pour la guerre carliste en Espagne en 1836. Chaque homme était tenu d'assister à des exercices militaires 12 jours par an et à la «church parade» chaque dimanche. Après 7 ans de service, la maison et le terrain devenait propriété absolue du pensionné. La plupart de ces vétérans sont devenus résidents permanents. (en) James Cowan, The New Zealand Wars: A History of the Maori Campaigns and the Pioneering Period: : 1845–1864, vol. 1, Wellington,‎ 1955 (lire en ligne)

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Acte de naissance d' Antoine Marie Garin », sur archives-numerisees.ain.fr.
  2. Notes sur l’enfance et la jeunesse de l’abbé Garin, APM, Rome, dossier Garin. (Document probablement créé par la Société de Marie vers la fin des années 1880)
  3. Hélène Serabian, Le journal du Père Antoine Garin, 1844-1846 : Une édition critique présentée avec commentaire, transcription et annotations, Université de Canterbury,‎ 2005 ([PDF] lire en ligne)
  4. a, b, c et d (en) Andrew Hill, « The people of the Top of the South: 'Father Antoine Marie Garin', », sur www.historic.org.nz (consulté le 1er juillet 2013)
  5. a et b Robbie Whitmore, « La Nouvelle-Zélande à travers l'histoire - la découverte, la colonisation et les guerres néo-zélandaises. », sur history-nz.org (consulté le 1er juillet 2013).
  6. Yannick Essertel, L'aventure missionnaire lyonnaise. : 1815-1962 ; de Pauline Jaricot à Jules Monchanin, Editions du CERF,‎ 2001, 427 p. (lire en ligne), p. 129
  7. a, b et c (en) John V. Broadbent, « 'Garin, Antoine Marie - Biography' , from the Dictionary of New Zealand Biography. Te Ara - the Encyclopedia of New Zealand », sur www.teara.govt.nz (consulté le 1er juillet 2013).
  8. (en) « Father Antoine Marie Garin (1810-1889) », sur www.theprow.org.nz (consulté le 1er juillet 2013)[]
  9. (en) [James Cowan|James Cowan], The New Zealand Wars: A History of the Maori Campaigns and the Pioneering Period: : 1845–1864, vol. 1, Wellington, R. E. Owen,‎ 1955 (lire en ligne), chap. 28, The Royal New Zealand Fencibles
  10. (en) « Pompallier House », sur en.wikipedia.org (consulté le 1er juillet 2013).
  11. (en) « Historic Places Trust: Garin Memorial Chapel (Catholic) » (consulté le 1er juillet 2013)[]
  12. (en) « Our School », sur garincollege.ac.nz.

Carte[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Voir la carte →
    Régions de Nouvelle.Zélande

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :