Antoine Galland (imprimeur)

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Antoine Galland (Saint-Pardoux, 1763 - 1851), est un imprimeur, historien et pamphlétaire français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le nom d'Antoine Galland est surtout connu parce qu'il a fait partie de la campagne d’Égypte aux côtés de Bonaparte.

Antoine arrive à Paris en 1790 ; il dira plus tard dans ses mémoires qu'il était « du côté du Roi »[1]. En octobre 1795, il fut arrêté pour avoir écrit des libelles tendant à avilir la Convention nationale et écroué. Libéré, il se lie d'amitié avec Louis-Gabriel Michaud qui lui restera fidèle. Il exerce ensuite le métier d'imprimeur-éditeur à Paris sous le Directoire et sous le Consulat. On lui connaît quelques ouvrages fabriqués sous la marque Imprimerie de Conort & Galland dont le quotidien La Chauve-souris (septembre à décembre 1797) qu'il réalisa en collaboration avec le libraire Levacher et un certain Conort, lequel exerçait rue de la Harpe[2]. Il publie anonymement quelques petits contes érotiques comme Antonio ou Les tourmens de l'amour (1797).

Son rôle en Égypte[modifier | modifier le code]

Le 16 mars 1798, Antoine Galland intègre la Commission des sciences et arts d’Égypte en tant qu'imprimeur. Il est au Caire quand la pierre de Rosette est ramenée dans la ville. Avec deux experts, Jean-Joseph Marcel et Nicolas-Jacques Conté, il fut réquisitionné pour exécuter une copie lithographique de la pierre. Ses copies furent expédiées en Europe afin d'être étudiées, elles servirent à Silvestre de Sacy et Johan David Åkerblad dans leurs premières tentatives de déchiffrer les hiéroglyphes et les caractères démotique. Il est également associé aux visites de travail des différents monuments, dont les Pyramides. Après son retour, il publie en 1802 un mémoire en deux volumes sur l'expédition.

Par la suite, il fut nommé vérificateur des mémoires de l'Imprimerie nationale.

Antoine Galland est au moins le père de cinq enfants ; après 1815, il écrivit avoir perdu sous l'Empire les trois-quart de sa fortune[3].

Essai[modifier | modifier le code]

  • Tableau de l’Égypte pendant le séjour de l’armée française avec la position et la distance réciproque des principaux lieux de l'Égypte, un coup d'œil sur l'économie politique de ce pays, quelques détails sur ses antiquités, et la procédure exacte de Soleyman, assassin du général Kléber, volume I et II, Paris, Cérioux, 1802

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Après 1814, il commence à flatter Louis XVIII. Mais durant l'été 1830, il chante les louanges de Napoléon tout en criant vive le Roi !.
  2. Almanach du commerce de Paris, pour l'an sept de la République française..., Paris [1798].
  3. Extrait de mes opinions politiques pendant la Révolution, impr. de L.-G. Michaud, 1815