Antoine Delfosse

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Antoine Delfosse, né à Opprebais le 25 juin 1895 et mort à Liège le 5 juin 1980 , est un homme politique belge catholique de tendance démocrate-chrétienne et un militant wallon.

Il est docteur en droit de l'Université de Liège en 1920. Il est Conseiller provincial de la Province de Liège de 1929 à 1939 puis député de 1939 à 1945. Il est ministre du Travail d'avril à septembre 1939 dans le Gouvernement d'Hubert Pierlot, ministre du Ravitaillement ensuite (jusqu'au 5 janvier 1940), enfin ministre des Communications, PTT et INR jusqu'à l'invasion allemande du 10 mai.

Dans les années 1930, le débat sur la démocratie bat son plein et c'est dans ce contexte qu'Antoine Delfosse publie en 1934 dans La Terre Wallonne un article où il analyse le régime corporatiste de Salazar, déplorant seulement ou surtout l'existence d'un syndicat unique. La revue a l'habitude de laisser une grande liberté à ses collaborateurs mais place en note une phrase où elle se désolidarise de ces idées.

Malgré ces sympathies pour certains aspects des régimes autoritaires, il s'engage dans la Résistance au sein du réseau Clarence. Fin 1940, il assure le commandement national de l'Armée de la Libération (A.L.) jusqu'à l'été 1942, où, suite à l'arrestation de camarades de la Résistance, il regagne Londres où on lui confie le poste de la Justice dans le gouvernement belge en exil (1942-1944). Il est remplacé par Pierre Clerdent à la tête de l'A.L[1].

Il démissionne du Parti Catholique en 1945 et passe à l'Union démocratique belge qu'il va présider. Il a encore l'occasion d'exprimer à la Chambre son opposition au retour de Léopold III le 25 juillet 1945.

Il participera au Congrès national wallon de 1945, à celui de 1946, mais membre de Rénovation wallonne il y exprime ses réserves vis-à-vis du fédéralisme trop avancé que prône le Congrès à ce moment. Il milite encore pour les Fourons, préside un congrès de Rénovation wallonne en 1962, participe aux tentatives de rapprochement entre ce mouvement et le Mouvement populaire wallon dans l'optique du Rassemblement des progressistes, qui n'auront pas de suites.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Paul Aron, José Gotovitch, Dictionnaire de la Seconde Guerre mondiale en Belgique, éditions André Versaille, Bruxelles, 2008, (ISBN 9782874950018)