Antoine Bonnier d'Alco

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Antoine Bonnier d'Alco

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Naissance 29 septembre 1750
Montpellier
Décès 28 avril 1799 (à 48 ans)
Rastadt (Bade)
Nationalité Drapeau de la France France
Profession
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Ange Elisabeth Louis Antoine Bonnier d'Alco, né le 29 septembre 1750 à Montpellier et mort assassiné le 28 avril 1799 à Rastadt, était un homme politique et un diplomate français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Président de la Cour des aides de Montpellier[modifier | modifier le code]

Né au sein d'une famille appartenant à la noblesse de robe, Bonnier d'Alco est le fils d'un président à la Cour des aides de Montpellier. Il suit les traces de son père et prend sa succession en 1770, à vingt ans, avec dispense d'âge.

Remarqué par son brillant travail, il acquiert une certaine notoriété et se lie avec les futurs révolutionnaires Cambacérès et Cambon. En 1788 il rédige les remontrances au roi contre les réformes proposées par Lamoignon de Malesherbes.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Président du district de Montpellier[modifier | modifier le code]

Partisan des idées nouvelles, Bonnier est élu le 24 janvier 1790 au Conseil général de la commune de Montpellier. Puis il prend la présidence de l'administration de l'important district de Montpellier.

Député à la Législative[modifier | modifier le code]

Le 6 septembre 1791 député de l'Hérault à la Législative, avec 251 voix sur 453 votants. Il y siège sans faire de bruit avec la gauche dans le sillage de son ami Cambon. On l'a parfois considéré un peu abusivement comme un Brissotin.

A la Convention nationale[modifier | modifier le code]

Le 4 septembre 1792 il est réélu à la Convention avec 400 voix sur 487. Il refuse de prendre nettement parti et s'installe sur les bancs de la Plaine avec Cambacérès. Au procès de Louis XVI il vote contre l'appel au peuple, pour la mort et contre le sursis. En 1793 il est envoyé en mission dans le Gard, l'Aude et l'Hérault avec Voulland afin d'accélérer la levée en masse. Avec son compagnon il parvient à réprimer des troubles contre-révolutionnaires survenus à Beaucaire.

Revenu à Paris, il entre au Comité de législation et s'y lie avec Merlin de Douai. Il ne fait guère parler de lui jusqu'à la fin de la session, même s'il défend Cambon contre Robespierre le 9 thermidor.

Carrière diplomatique[modifier | modifier le code]

Chef du Bureau diplomatique[modifier | modifier le code]

En 1795, Bonnier d'Alco quitte son mandat législatif et entre grâce à l'appui du directeur Rewbell au Bureau diplomatique du Directoire. En février 1796 il devient le chef de cet organisme et communique souvent directement avec Rewbell, en court-circuitant allègrement le ministre des Affaires étrangères Delacroix. Dans sa correspondance Bonnier d'Alco fournit la plupart du temps au directeur des éléments à insérer dans la presse.

En septembre 1797 il fait partie avec Treilhard de la délégation chargée d'entamer des négociations à Lille avec le diplomate anglais Lord Malmesbury.

Le congrès de Rastadt[modifier | modifier le code]

Le 17 octobre 1797 Bonnier est envoyé au congrès de Rastadt en compagnie de Treilhard, Claude Roberjot et bientôt Jean Debry. Leur objectif est de parvenir à un accord avec les princes allemands tout en contrecarrant les ambitions autrichiennes. Pendant toute la durée du congrès Bonnier sert d'informateur direct à Rewbell. En mai 1798, Treilhard ayant été élu au Directoire, il prend la présidence de la délégation française. En parallèle il est réélu député au Conseil des Anciens par l'Hérault, élection que le Conseil des Cinq-Cents tente d'invalider du fait de son statut de ministre plénipotentiaire.

Assassinat[modifier | modifier le code]

Assassinat des Plénipotentiaires Français à Rastadt (28 avril 1799). Typogravure originale de Boussod et Valadon d'après C. Monet, 1893.

En 1799 le congrès tourne à l'échec avec l'entrée de l'Autriche dans la Deuxième coalition. Sommés de quitter le congrès, les ambassadeurs français partent de Rastadt dans la nuit du 28 avril. Ils sont alors assaillis par des hussards autrichiens qui cherchent probablement à s'emparer de leurs documents. Bonnier d'Alco et Roberjot sont tués, tandis que Debry est grièvement blessé.

Bonnier d'Alco est inhumé à Rastadt. Sa mort et celle de Roberjot scandalisent les députés français qui leur votent toute une série d'honneurs posthumes. Son éloge est prononcée devant le Conseil des Anciens par Curée.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Recherches historiques et politiques sur Malte (1798)

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]