Antoine Bohier

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Antoine Bohier
Image illustrative de l'article Antoine Bohier
Tableau d'Antoine Bohier au Palais Bénédictine.
Biographie
Naissance vers 1462
Issoire
Pavillon royal de la France.svg Royaume de France
Décès 27 novembre 1519
Blois
Pavillon royal de la France.svg Royaume de France
Cardinal de l’Église catholique
Créé
cardinal
1er avril 1517 par le
pape Léon X
Titre cardinalice Cardinal-prêtre de Santa Anastasia
Évêque de l’Église catholique
Archevêque de Bourges
15 février 151427 novembre 1519
Précédent André Forman François de Bueil Suivant

Blason
« Virtuti omnia parent »[1],[2].
« Tout cède à la vertu »[3].
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Antoine Bohier, dit Du Prat, né vers 1462 à Issoire en Auvergne, et mort le 27 novembre 1519 à Blois, est un cardinal français du XVIe siècle.

Repères biographiques[modifier | modifier le code]

Ayant embrassé la carrière ecclésiastique, il est moine bénédictin à Fécamp, et grâce à l'influence de son frère aîné Thomas, est nommé abbé de Saint-Ouen de Rouen en 1495[4].

Il est reçu conseiller clerc au parlement de Normandie le 1er octobre 1499[2].

En 1505, il est nommé à l'abbaye de la Trinité de Fécamp[4], puis il est abbé à Issoire.

Nommé 92e archevêque de Bourges, il fait son entrée dans la cathédrale le dimanche 15 février 1514[5].

Le pape Léon X le créé cardinal lors du consistoire du 1er avril 1517, et il est cardinal-prêtre au titre de Sainte-Anastasie le 25 mai, puis de Sainte-Sabine à la recommandation de François Ier, et par le crédit du chancelier de France Antoine Duprat[6], son cousin.

Décès[modifier | modifier le code]

Le 27 novembre 1519, il décède à Blois, où se trouvait la Cour[6], et son corps est transporté à Bourges dans son église cathédrale, où il est enterré dans la nef proche de la chaire du prédicateur avec une inscription autour de sa tombe[5].

Famille[modifier | modifier le code]

Son manoir de Colmont, bâti en 1497.

Troisième enfant d'Austremoine Bohier et d'Anne Duprat, il a pour frères et sœurs[7] :

Son demi-frère, issu du premier mariage de son père avec Béraude Bayard[7] :

Il est cousin germain avec Antoine Duprat.

Armes : « d’or, au lion d’azur, au chef de gueules ».

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire des devises historiques et héraldiques Par Alphonse Chassant et Henri Tausin, vol. 2, 1878. (Bohier de Saint-Cyergue, p. 743)
  2. a et b Généalogie historique, anecdotique et critique de la maison Du Prat Par Antoine-Théodore Du Prat, 1857. (p. 25)
  3. Rudimens de la traduction, ou l'art de traduire le latin en français Par Giovanni Ferri, 1808. (p. 80)
  4. a et b Histoire de Chenonceau Par Casimir Chevalier, 1868. (p. 132)
  5. a et b Histoire de Berry Par Gaspard Thaumas de La Thaumassière, 1689. (p. 328 et p. 345)
  6. a et b Le grand dictionnaire historique Par Louis Moréri, vol. 2, 1725. (p. 331)
  7. a et b Histoire généalogique des conseillers au Parlement de Paris jusqu'en 1712 - 05 - Bohier Registres en ligne - GeneaNet

Voir aussi[modifier | modifier le code]