Antoine Berjon

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Autoportrait

Antoine Berjon (17 mai 1754 - 25 octobre 1843), originaire de Lyon, quartier de Vaise et contemporain de Pierre-Joseph Redouté a été formé pour la « fabrique » lyonnaise, c'est-à-dire l'ensemble des activités du tissage, décor inclus.

Ses compositions étaient utilisées par les dessinateurs des fabriques de soieries et tissus. À Lyon, capitale du tissu façonné, il suit l'enseignement du sculpteur Michel Perrache et d'un agronome renommé, l'abbé Rozier.

La Révolution l'oblige à quitter Lyon pour Paris où il acquiert des talents de portraitiste et de miniaturiste sous l'influence du peintre Jean-Baptiste Augustin.

Vers 1810, sous l'Empire, il regagne Lyon où il devient professeur de dessin d'une classe de fleur destinée à former les dessinateurs d'une nouvelle fabrique de tissage mise au point par l'ingénieur mécanicien Jacquard (Métier Jacquard).

Buste d'Antoine Berjon par Clément Jayet.

Outre ses activités en tant que professeur à l'École de Beaux-Arts de Lyon, il est également portraitiste de la société lyonnaise, portraits qu'il réalise à l'huile ou à la sépia. Il pratiqua aussi la miniature et la gravure.

Victime d'une cabale ultraroyaliste fomentée par son collègue, le peintre Pierre Révoil, Berjon est chassé de son poste. Il continue pendant une vingtaine d'années à dessiner et à peindre en solitaire, laissant un œuvre abondant qui rompt avec les conventions hollandisantes[à définir] et se distingue par son inspiration poétique.

Œuvres dans les musées[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Joannès Gaubin, « Antoine Berjon, peintre de fleurs », Revue du Lyonnais, 1856, p. 159-176.

Galerie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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